Qui est Luisa Piccarreta (mystique)? Extrait Biographie*


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NAISSANCE

Luisa Piccarreta est née dans une famille pauvre à Corato près de Bari dans le Sud de l’Italie, le 23 avril 1865, soit le Dimanche après Pâques.

À l’occasion de la canonisation de Soeur Faustine Kowalska, le 30 avril 2000, le Pape Jean-Paul II a nommé officiellement en Église, ce Dimanche après Pâques, « le dimanche de la Miséricorde », selon les désirs de Jésus exprimés à Soeur Faustine. Jésus voulait ainsi souligner que Luisa était celle choisie par Dieu de toute éternité pour nous apporter ce Don de la Divine Volonté, fruit par excellence de sa Divine Miséricorde.

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SA FAMILLE

Les deux parents de Luisa étaient de Corato. La famille comptait cinq filles et ils vivaient de l’agriculture. Tous les deux, son père et sa mère sont décédés en mars 1907, à dix jours d’intervalle. Luisa était alors âgée de 42 ans.

Luisa décrit ses parents comme étant des anges de pureté; ils faisaient bien attention à ne pas laisser leurs enfants entendre n’importe quoi. Le mensonge, l’hypocrisie, la fausseté n’avaient pas de place en leur foyer. Les parents étaient vigilants envers leurs enfants et ne les présentaient jamais à qui que ce soit, gardant toujours la famille ensemble.

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AMOUR JALOUX POUR JÉSUS

Jésus, dans son amour jaloux, expliqua par la suite à Luisa, qu’Il l’avait dotée d’une grande timidité et l’avait gardée à l’écart d’autrui, ne voulant que rien ne la touche, ni les choses, ni les personnes. Jésus la voulait étrangère à tout et à tous et n’ayant de plaisir qu’en Lui-même.

 

BAPTÊME

Luisa fut baptisée l’après-midi même de sa naissance.

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PREMIÈRE COMMUNION- CONFIRMATION

À l’âge de neuf ans, Luisa fait sa première Communion ainsi que sa Confirmation le Dimanche après Pâques, soit le Dimanche de la Miséricorde.

Dès son jeune âge, elle nourrit un grand amour pour l’Eucharistie et passe des heures à l’église, agenouillée et immobile, toute absorbée, en contemplation devant le Très Saint Sacrement.

 

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VOIX INTÉRIEURE DE JÉSUS

Peu après sa première Communion, Luisa commence à entendre la voix de Jésus à l’intérieur de son âme. Jésus lui enseignait des méditations sur la Croix, l’obéissance, Sa Vie cachée à Nazareth, les vertus et plusieurs autres sujets, la dirigeant et la corrigeant quand il le jugeait nécessaire.

 

DÉTACHEMENT TOTAL

Graduellement, Jésus l’amena à un détachement d’elle-même et de tout. Dès son plus jeune âge Jésus lui enseigna l’immense valeur de la souffrance acceptée volontairement et celle de la prière d’intercession pour autrui.

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LUISA CONSOLE JÉSUS

Luisa aimait vénérer les Plaies de Jésus et désirait souffrir pour Lui. Il lui arrivait de baiser les Saintes Plaies de Ses pieds, de Ses mains, de Son Côté et alors les Plaies disparaissaient; de cette manière Jésus lui faisait part du soulagement et du réconfort qu’elle pouvait lui procurer face à Ses souffrances.

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FILLE DE MARIE

Durant son enfance, Luisa était plutôt gênée et peureuse, mais aussi vive et joyeuse. A l’âge de onze ans, elle est reçue « Enfant de Marie ». Plus tard, Luisa demeurera petite de taille et toujours sereine avec de grands yeux pénétrants et animés.

 

PREMIÈRE VISION

Un jour, à peine âgée de treize ans, Luisa travaillait chez elle tout en méditant intérieurement sur la Passion de Jésus. Soudainement, elle devint oppressée et sortit sur le balcon au deuxième étage de la maison pour prendre un peu d’air. C’est alors qu’elle eut une première vision en regardant en bas dans la rue; elle vit une foule immense et, au milieu de la foule, Jésus transportant péniblement Sa Croix. La foule le poussait et le maltraitait de tous côtés.

Jésus aussi cherchait son souffle, Il avait le visage tout couvert de sang, dans une attitude qui faisait pitié à voir.

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« ÂME, AIDE-MOI »

Soudainement, Jésus la regarda et lui dit: « Âme, aide-Moi ».

C’est alors que l’âme de Luisa fut remplie de compassion pour Jésus. Elle revint à sa chambre et pleura abondamment.

Elle dit alors à Jésus qu’elle voulait souffrir Ses peines afin de Le soulager parce que ce n’était pas juste que Jésus souffrit autant par amour pour elle, pauvre pécheresse et qu’elle ne souffre rien pour l’amour de Lui.

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BATAILLE FÉROCE CONTRE LES DÉMONS

Alors commencèrent ses premières souffrances physiques de la Passion de Jésus, quoique cachées. De treize ans à seize ans, Luisa livra une bataille féroce contre les démons, luttant contre leurs suggestions infernales, leurs railleries, leurs tentations… Luisa résista vaillamment à leurs attaques. Malgré leurs bruits effrayants, elle réussit à ignorer toutes ses peurs en gardant son regard fixé sur Jésus comme la Vierge Marie le lui avait appris.

 

L’ASSAUT FINAL DES DÉMONS

De santé fragile, Luisa passait ses étés à la ferme familiale nommée«Desperate Tower» à quelques vingt sept kilomètres de Corato.

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DEUXIÈME VISION

C’est là que Luisa souffrit l’assaut final des démons à l’âge de seize ans. L’attaque fut si violente qu’elle en perdit connaissance. C’est alors qu’elle eut une seconde vision de Jésus souffrant qui lui dit: « Viens avec Moi et offre-toi à Moi.

Viens devant la Justice Divine comme « victime de réparation » pour les nombreux péchés commis contre Elle, en sorte que Mon Père puisse être apaisé et qu’Il puisse accorder la conversion aux pécheurs ».

 

UN CHOIX

Et Jésus ajouta ceci: « Deux choix s’offrent à toi: Des souffrances sévères ou des souffrances plus légères. Si tu refuses la forme sévère, tu ne pourras participer aux grâces pour lesquelles tu as combattu si bravement.

Mais, si tu acceptes, Je ne te laisserai jamais seule et Je viendrai vivre en toi pour souffrir tous les outrages commis contre Moi par les hommes. Ceci est une grâce très particulière qui n’est donnée qu’à quelques personnes parce que la majeure partie n’est pas préparée à entrer dans le champ de la souffrance. Deuxièmement, Je te permets de t’élever à autant de gloire que de souffrances communiquées à toi, à travers Moi. Et enfin, Je te donnerai l’assistance, le soutien et le réconfort de ma Très Sainte Mère, à qui fut accordé le privilège de te prodiguer toutes les grâces nécessaires selon ta docilité et ta réciprocité.

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VICTIME DE RÉPARATION

Alors Luisa s’offrit généreusement à Jésus et à Notre-Dame des Douleurs, prête à se soumettre à tout ce qu’Ils voudraient d’elle.

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COURONNE D’ÉPINES

Quelques jours plus tard, Luisa reçu de Jésus la couronne d’épines qui lui causa des spasmes douloureux, l’empêchant de prendre et d’avaler toute nourriture.

 

ABSTINENCE DE NOURRITURE

Dès lors, Luisa vécut dans une abstinence presque totale de nourriture jusqu’à sa mort, ne se nourrissant que de l’Eucharistie et de la Volonté Divine.

 

PERSÉCUTIONS

Luisa dut subir beaucoup d’incompréhension et de persécutions de la part de sa famille et de nombreux prêtres.

 

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MORT APPARENTE

À cause des souffrances de plus en plus fortes de la Passion de Jésus, Luisa perdait souvent conscience. Son corps devenait rigide, quelquefois durant plusieurs jours jusqu’à ce qu’un prêtre la ramène de son état de mort apparente.

 

LA SAINTE OBÉISSANCE

Par la bénédiction du prêtre et au nom de la Sainte Obéissance, Luisa revenait à elle.

 

TERTIAIRE DOMINICAINE

À l’âge de dix-huit ans, Luisa devint Tertiaire Dominicaine et prit le nom de Soeur Madeleine.

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SOUFFRANCES CONTINUELLES

À vingt-deux ans, Jésus lui dit: « Bien-aimée de Mon Coeur, si tu acceptes de souffrir, non plus par intervalles comme dans le passé, mais continuellement, J’épargnerai l’humanité . Je te placerai entre Ma Justice et l’iniquité des humains. Quand J’exercerai, Ma Justice, en envoyant une multitude de catastrophes sur eux, te trouvant au milieu, c’est toi qui seras touchée et eux seront épargnés. Autrement, Je ne pourrai pas retenir le bras e la Justice de Dieu plus longtemps ».

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CLOUÉE AU LIT PENDANT PLUS DE 64 ANS

Luisa accepta et c’est ainsi qu’elle fut alitée pour le reste de sa vie, soit plus de soixante-quatre ans. C’est sa soeur cadette Angela demeurée célibataire, qui prit soin de Luisa durant toute sa vie.

 

VOMISSEMENTS RÉPÉTÉS

À cette époque, Luisa prenait encore un peu de nourriture qu’elle vomissait aussitôt. Mais, chose extraordinaire, la nourriture réapparaissait toute entière dans l’assiette et plus belle qu’auparavant.

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DOULEURS SPIRITUELLES INDESCRIPTIBLES

Luisa souffrit également des douleurs spirituelles indescriptibles, surtout l’absence de Jésus qu’elle ressentait péniblement.

 

AUCUNE ESCARRE DURANT 64 ANS

Son cinquième et dernier confesseur, Don Benedetto Calvi certifie un autre phénomène extraordinaire: « Durant les soixante-quatre ans qu’elle fut alitée, jamais elle n’eut d’escarre ».

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MARIAGE MYSTIQUE

Luisa ne s’est jamais mariée. A vingt-trois ans, elle reçut la grâce du Mariage Mystique le 16 octobre 1888. Épouse crucifiée, Luisa ne devint jamais religieuse comme elle le désirait, mais Jésus lui dit qu’elle était « la vraie religieuse de Son Coeur ».

 

DON DE LA DIVINE VOLONTÉ

Le 8 septembre 1889, onze mois plus tard, ce Mariage fut renouvelé au Ciel en présence de la Très Sainte Trinité. C’est à cette occasion que Luisa reçut pour la première fois le Don de la Divine Volonté.

 

MARIAGE DE LA CROIX

Peu de temps après avoir rencontré Luisa, le Bienheureux Annibale Di Francia, son confesseur extraordinaire et censeur de ses travaux, écrivit à son sujet: « Même si elle ne possède aucune science humaine, (Luisa savait à peine lire et écrire) elle est dotée de beaucoup de sagesse entièrement céleste, et de la science des Saints. Sa façon de parler irradie la lumière et console; ingénieuse de nature, les études formelles qu’elle a effectuées dans sa jeunesse se limitent à une première année ».

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SEULE, CACHÉE, INCONNUE

Parmi ses traits de caractère, il faut noter que Luisa aimait la discrétion et l’effacement et possédait une grande prédisposition à l’obéissance.

Le Bienheureux Annibale Di Francia ajoute: « Elle veut être seule, cachée, inconnue. Pour rien au monde Luisa n’aurait voulu que son intimité et ses communications avec le Seigneur Jésus soient révélées publiquement, surtout de son vivant. Si Jésus Lui-même ne l’avait exigé. Elle a toujours fait preuve de la plus grande obéissance, d’abord à Jésus et ensuite à l’égard de ses confesseurs que Jésus Lui-même lui assignaient. »

Cette disposition lui fit traverser des périodes pénibles au cours desquelles elle sentait cruellement le conflit entre son inclination naturelle et les exigences de sa mission, telle que voulue par Jésus.

On peut dire que pendant quarante ans, elle s’est fait violence sur ce point, tout en partageant les souffrances de Jésus pour sauver des âmes, faisant preuve d’une générosité exceptionnelle, presqu’inhumaine, à tout le moins incompréhensible. Il est difficile de concevoir un oubli de soi poussé plus loin que celui de Luisa.

 

CINQ CONFESSEURS

Dès son adolescence et tout au long de sa vie, Luisa se vit assigner cinq confesseurs nommés par différents Archevêques de son diocèse et qui se succédèrent auprès d’elle jusqu’à sa mort.

Don Gennaro Di Gennaro, Curé de la paroisse Saint Joseph fut son troisième confesseur de l898 à l922. C’est lui qui lui ordonna, par obéissance d’écrire au fil des jours, tout ce qui se passait entre Jésus et elle.

Chaque jour, la Messe était célébrée dans la chambre de Luisa, ce qui était vraiment exceptionnel à cette époque. C’est le Pape Pie X qui lui octroya cette permission. Les rideaux restaient fermés autour de son lit durant plus de deux heures après la communion, alors qu’elle accomplissait son Action de grâces.

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MORT DE LUISA

Luisa rentra à la Maison du Père à l’âge de 81 ans, le 4 mars 1947, suite à une pneumonie qui dura quinze jours. Ce fut la seule maladie dont elle souffrit durant sa longue vie.

Sa mort fut marquée de phénomènes extraordinaires. A cause des si nombreuses expériences de sorties hors-corps de son âme durant toute sa vie, les médecins mirent quatre jours avant de la déclarer réellement décédée.

Comme à l’ordinaire Luisa était assise droite dans son lit avec quatre oreillers derrière elle. Luisa ne s’appuyait jamais sur ceux-ci parce qu’elle n’avait pas besoin de sommeil. Il fut impossible de l’allonger même avec l’aide de plusieurs personnes; seule sa colonne vertébrale était rigide. Il fallut donc construire une tombe spéciale en forme de « L ».

Contrairement à la rigidité habituelle de son corps lorsqu’elle voyageait la nuit avec Jésus à travers le monde et les siècles, voilà que maintenant son corps était flexible. Les médecins pouvaient bouger sa tête dans toutes les directions sans aucun effort, lever ses bras, plier ses poignets et ses doigts demeurés souples. Ils levaient ses paupières et constataient que ses yeux étaient toujours brillants et non voilés. Luisa semblait encore en vie ou simplement endormie. Après de nombreux examens, les médecins finirent par constater son décès.

Elle demeura ainsi durant quatre jours sur son lit de mort sans aucun signe de décomposition bien qu’elle n’ait été aucunement embaumée.

Nous pourrions ajouter beaucoup d’autres faits extraordinaires qui ont caractérisé la vie de Luisa Piccarreta et qui confirment d’une façon éloquente les nombreuses grâces spéciales qu’elle a reçue pour accomplir sa mission unique et exceptionnelle, dépassant l’entendement humain.

F I A T !

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Autres éléments biographiques

 

Luisa Piccarreta est née à Corato (Bari) en Italie, le dimanche 23 avril 1865 et fut baptisée le jour même.

Sa famille était l’une de ces familles patriarcales que l’on trouve encore aujourd’hui dans les Pouilles. Des gens qui aiment vivre à l’air des champs. Ses parents, Vito Nicola et Rosa Tarantino, eurent cinq filles : Maria, Rachele, Filomena, Luisa et Angela. Les trois aînées se marièrent. Angela, que l’on appelait « la petite Angela » resta célibataire et vécut aux côtés de sa sœur, Luisa, jusqu’à sa mort.

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Nicola Piccarreta travaillait comme métayer dans une ferme du village des Murge, dans Torre Disperata, à 27 kilomètres de Corato. Cette ferme appartenait à la famille Mastrorilli. Cette ferme se trouvait Ceux qui connaissent l’endroit peuvent apprécier la solennité du silence qui règne sur ces collines ensoleillées, dépouillées et pierreuses. Luisa y passa toute son enfance et son adolescence. C’est dans ce lieu solitaire et ensoleillé que commença pour Luisa cette grande aventure divine qui la conduira sur les sentiers de la souffrance et de la sainteté.

C’est d’ailleurs là qu’elle subira les assauts du démon ; des souffrances indicibles dont son corps ne saura être épargnées. Pour se libérer de ses peines, Luisa se réfugiait sans cesse dans la prière, s’adressant en particulier à la Très Sainte Vierge dont la seule présence constituait pour elle une grande consolation.

Un jour, en effet, le Seigneur lui dit: «  J’ai remué la terre entière, regardant une par une toutes les créatures. Je voulais choisir la plus petite d’entre elles, et c’est toi que j’ai trouvée, toi, la plus petite d’entre toutes.

Tu me plaisais alors je t’ai choisie; puis je t’ai placée sous la protection de mes anges, non pas pour qu’ils te fassent grandir, mais pour qu’ils veillent sur toi, toi si petite ; ma volonté était faite et je pouvais poursuivre mon oeuvre. Ceci n’est pas pour que tu te sentes plus grande, bien au contraire ; ma volonté te fera encore plus petite et tu resteras la petite fille de la Volonté Divine.

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À l’âge de neuf ans, Luisa reçut l’Eucharistie pour la première fois, puis sa Confirmation. Dès lors, elle apprit à rester en prière des heures entières au pied du Saint Sacrement. À onze ans, elle fut Enfant de Marie – alors en pleine floraison – à l’église Saint-Joseph, puis Tertiaire Dominicaine, sous le nom de Sœur Madeleine. Sa dévotion pour la Mère de Dieu développera en elle une profonde spiritualité mariale, prélude de ce qu’un jour elle aurait écrit sur la Vierge Marie.

La voix de Jésus accompagnait Luisa dans son cheminement : elle se détacha d’elle-même, de tout et de tous les autres. Vers l’âge de dix-huit ans, du balcon de chez elle, via Nazario Sauro, elle eut une vision: Jésus, souffrant sous le poids de sa croix était là, sous ses yeux. Il la regardait et lui disait :  » Âme! Aide-moi ! ». Cette apparition suscita en elle le désir insatiable de souffrir pour Jésus et pour le salut des âmes. Commencèrent alors pour elle ces souffrances physiques qui, ajoutées aux souffrances spirituelles et morales, allèrent jusqu’à l’héroïsme.

Sa famille, voyant tous ces phénomènes, la crut malade et fit appel à la science médicale. Mais tous les médecins interpellés à son chevet ne surent résoudre son cas, un cas aussi unique que singulier. À leur grande stupeur, Luisa, pourtant bien vivante, souffrait de rigidité cadavérique, et aucune cure au monde n’arrivait à la soulager de ses terribles souffrances. Ayant tout essayé sur le plan médical, il ne restait plus qu’un seul espoir: les prêtres. Ainsi fit-on appel à un prêtre augustin, le P. Cosma Loiodice, de retour chez lui après la condamnation des fameuses «lois siccardiennes» ; et, à la stupeur générale, il suffit d’un signe de croix du père sur le pauvre corps de l’infirme pour que cette dernière retrouvât tous ses moyens.

 

Du coup Luisa fut convaincue que tous les prêtres étaient des saints. Or, un jour, le Seigneur lui dit: « non pas parce que ce sont des saints, mais parce qu’ils sont la continuité de mon sacerdoce dans le monde, tu dois te soumettre à leur autorité sacerdotale ; ne les contrarie jamais, bons ou mauvais qu’ils soient ».

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Luisa se soumettra à eux toute sa vie. Et elle en souffrira. Ce besoin quotidien d’avoir recours à eux pour redevenir normale était source de grande mortification pour elle. Au début, c’est d’ailleurs des prêtres eux-mêmes qu’elle subira toutes les incompréhensions et toutes les souffrances les plus humiliantes. Pour eux, Luisa était une jeune fille exaltée, une pauvre folle qui voulait attirer l’attention des autres sur elle. Il leur arrivait parfois de la laisser dans cet état pendant plus de vingt jours.

Puis Luisa finit par accepter son rôle de victime et sa vie prit un nouveau tournant : le matin, elle se réveillait le corps raide et immobile. Recroquevillée au fond de son lit, personne n’arrivait à l’allonger. Impossible de relever ses bras, ni de bouger sa tête ou ses jambes. Comme nous le disions, il lui fallait la présence d’un prêtre qui, en la bénissant d’un signe de croix, aurait éliminé la rigidité de son corps. Sans cela elle ne pouvait retourner à ses occupations (travail de dentelle).

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Cas unique : Ses confesseurs n’étaient pas ses directeurs spirituels. Une tâche que Notre Seigneur gardait pour Lui. Jésus préférait s’adresser à elle directement. Il l’éduquait, corrigeait ses fautes, et s’il le fallait, n’hésitait pas à lui faire des reproches, la portant peu à peu au plus haut sommet de la perfection. Luisa, sagement, fut instruite et préparée, pendant de longues années, à recevoir le don de la Volonté Divine.

Après avoir su ce qui se passait à Corato, l’Archevêque de l’époque, Mgr Giuseppe Bianchi Dottula (22 décembre 1848 – 22 septembre 1892), consulta plusieurs prêtres et décida de prendre sur lui la responsabilité de cette affaire. Il délégua un confesseur personnel en la personne de Don Michele De Benedictis, un excellent prêtre auquel la jeune fille ouvrira son âme en profondeur. Don Michele, un homme avisé, imposa des limites à ses souffrances.

Luisa ne devait rien faire sans son consentement. Il lui ordonna de manger au moins une fois par jour, tout en sachant parfaitement qu’elle aurait immédiatement tout rejeté. Luisa ne devait vivre que du Divin Vouloir. Dès lors elle reçut l’autorisation de garder son lit pour toujours, victime d’expiation. Nous sommes en 1888.

Luisa restera clouée sur son lit de souffrance jusqu’à sa mort, survenue cinquante-neuf ans plus tard. Si Luisa acceptait jusqu’ici son état de victime, elle ne pouvait cependant garder son lit toute la journée. Il lui fallait obéir aux règles de l’obéissance. À partir du 1er janvier 1899, Luisa ne quittera plus son lit.

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En 1898, le nouvel Archevêque du lieu, Mgr Tommaso De Stefano (24 mars 1898 – 13 mai 1906) décida de nommer un nouveau confesseur en la personne de Don Gennaro Di Gennaro. Celui-ci restera vingt-quatre ans à son service. Le nouveau confesseur, percevant les merveilles que produisait le Seigneur sur cette âme, ordonna à Luisa de mettre par écrit tout ce que la Grâce de Dieu opérait en elle. Toutes les raisons avancées par la Servante du Seigneur pour échapper à de telles obligations furent vaines : même ses capacités littéraires, très modestes, ne suffirent pas à la dispenser de faire ce qu’on lui demandait.

 

Don Gennaro Di Gennaro, qui avait les idées claires, ne céda pas. Il était pourtant parfaitement au courant que la pauvre fille n’avait fréquenté que l’école primaire. Ainsi, le 28 février 1899, Luisa commença son journal, un énorme recueil de trente-six volumes ! Le dernier chapitre fut achevé le 28 décembre 1939, date à laquelle elle reçut l’ordre de ne plus écrire.

À la mort de son confesseur, le 10 septembre 1922, arriva un chanoine, Don Francesco De Benedictis, qui mourut le 30 janvier 1926, au bout de quatre ans de service. L’Archevêque, Monseigneur Giuseppe Leo (17 janvier 1920 – 20 janvier 1939) délégua un autre confesseur, Don Benedetto Calvi, un jeune prêtre ordinaire qui assista Luisa jusqu’à sa mort. Il partagea avec elle toutes les souffrances et toutes les incompréhensions qui l’affligèrent durant les dernières années de sa vie.

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Au début du siècle passé, la visite du Bienheureux Annibale Maria Di Francia dans les Pouilles fut une bénédiction pour nos populations. Venu chercher à Trani une nouvelle maison pour les hommes et les femmes de sa toute jeune Congrégation, il avait entendu parler de Luisa Piccarreta et avait décidé d’aller lui rendre visite. Les deux grandes âmes devinrent inséparables. Mais il ne fut pas le seul à la fréquenter.

D’autres prêtres venaient la voir: le Père Gennaro Braccali, Jésuite, le Père Eustachio Montemurro, mort en odeur de sainteté, et Don Ferdinando Cento, Nonce Apostolique et Cardinal de Notre Sainte Mère l’Église. Le Bienheureux Annibale devint son confesseur extraordinaire et le réviseur officiel de ses écrits, examinés et soumis au fur et à mesure à l’approbation des autorités ecclésiastiques.

Vers 1926, le Bienheureux Annibale ordonna à Luisa d’écrire un cahier de mémoires sur son enfance et son adolescence. Lui-même publia divers écrits de Luisa, dont le célèbre ouvrage L’Horloge de la Passion qui connut quatre éditions. Le 7 octobre 1928, à Corato, le couvent des sœurs de la Congrégation du Divin Zèle était achevé et Luisa, pour répondre au vœu du Bienheureux Annibale, y fut transférée.

 

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Le Bienheureux Annibale était déjà mort en odeur de sainteté à Messine.

En 1938, la vie de Luisa Piccarreta subit un bouleversement total: Rome la désavouait publiquement et ses écrits furent mis à l’index. À la publication de la condamnation du Saint-Office, Luisa se soumit à l’autorité de l’Église.

De Rome, les autorités ecclésiastiques envoyèrent un prêtre lui réclamer tous ses écrits. Elle les lui remit immédiatement, et très gentiment. Ses écrits finirent dans les Archives secrètes du Saint-Office.

Le 7 octobre 1938, sur ordre de ses supérieurs, Luisa dut quitter le couvent et se trouver un nouveau logis. Elle passa les neuf dernières années de sa vie dans un appartement de la via Maddalena, bien connu des personnes âgées de Corato qui assistèrent à la sortie de sa dépouille, le 8 mars 1947.


Luisa connut une existence modeste. Elle occupait un appartement en location avec sa sœur Angelina et plusieurs autres femmes pieuses. Mais ce qu’elle possédait ne suffisait pas à payer son loyer. Alors elle faisait de la dentelle. Et ce qu’elle gagnait, en travaillant avec acharnement, lui permettait de subvenir aux besoins de sa sœur, dans la mesure où elle-même n’avait besoin ni de vêtements ni de chaussures.

Sa nourriture se limitait à quelques grammes d’aliments que lui servait son assistante, Rosaria Bucci. Luisa ne demandait jamais rien. Elle ne désirait jamais rien, d’autant que son estomac rejetait immédiatement tout ce qu’elle mangeait. Mais son aspect n’était pas celui d’une mourante. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’elle respirait la santé. Mais elle n’était jamais inerte. Ses forces s’épuisaient dans la souffrance, le travail ; et pour ceux qui la connaissaient, sa vie était considérée comme un miracle permanent.

Son détachement de tout ce qu’elle aurait pu gagner en dehors de son travail était admirable. Elle refusait l’argent et les offrandes que les autres voulaient lui donner. Au moment de la publication de ses ouvrages, alors que le Bienheureux Annibale était venu un jour lui remettre l’argent relatif à ses droits d’auteur, elle répondit: « Je n’y ai pas droit, car ce qui est écrit là n’est pas à moi ». Lorsqu’une âme charitable s’avisait de lui envoyer de l’argent, elle le lui renvoyait immédiatement.

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L’appartement de Luisa ressemblait à un monastère. Sa porte était fermée au regard des curieux. Seules quelques personnes, animées de la même spiritualité, et les jeunes filles venant prendre des cours de dentelle, l’entouraient. De ce cénacle sortirent de nombreuses vocations religieuses. Mais cette œuvre de formation n’était pas uniquement réservée aux filles. Il y avait aussi des garçons qui entrèrent dans les ordres et furent orientés vers le sacerdoce.


Sa journée commençait vers cinq heures, l’heure à laquelle arrivait le prêtre pour la bénir et célébrer la messe, celle-ci était présidée par son confesseur ou par un de ses délégués : un privilège accordé par Léon XIII et confirmé par Saint Pie X en 1907.

Après la messe, Luisa restait deux heures en prière. Vers huit heures, elle commençait son travail qui durait jusqu’à midi ; à l’issue d’un repas frugal, elle se retirait dans sa chambre pour se recueillir. Dans l’après-midi – au bout de quelques heures de travail – elle récitait son chapelet.

Le soir, vers 20 h., Luisa prenait son journal et se mettait à écrire jusqu’à minuit. Elle se réveillait au petit matin, le corps immobile, bloqué, toute recroquevillée dans son lit, la tête penchée vers la droite. Et il fallait attendre l’intervention du prêtre pour pouvoir l’asseoir dans son lit et qu’elle puisse reprendre sa routine.

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Luisa mourut en odeur de sainteté à l’âge de 81 ans, le 4 mars 1947, au bout de quinze jours de maladie, la seule et unique maladie que l’on ait réussi à diagnostiquer: une pneumonie. Elle mourut au petit matin, à l’heure même où le prêtre, en la bénissant, l’aurait libéré de son état. L’Archevêque du lieu était alors Mgr Francesco Petronelli (25 mai 1939 – 16 juin 1947). Luisa garda sa position assise. L’allonger était absolument impossible et – phénomène extraordinaire – son corps ne souffrait plus de rigidité.


À l’annonce de sa mort, toute la population, tel un torrent en pleine crue, se déversa chez elle et il fallut faire appel aux forces de l’ordre pour contenir la foule qui, jour et nuit, venait la voir.

Luisa était chère à leurs cœurs. « Luisa la sainte est morte ! » s’écriait-on. Et tout le monde se précipitait. Ainsi, les autorités publiques et sanitaires acceptèrent d’exposer sa dépouille pendant quatre jours de suite, sans qu’il n’y ait aucun signe de corruption du corps. Luisa n’avait pas l’air morte. Elle était assise dans son lit, vêtue de blanc ; on aurait dit qu’elle dormait car, comme nous le disions, son corps avait perdu toute rigidité. En effet, bouger sa tête, lever ses bras, plier ses mains et tous ses doigts, ne demandait aucun effort.

On pouvait même soulever ses paupières et observer ses yeux ; des yeux tout à fait brillants, absolument pas voilés. Pour tout le monde, Luisa était encore vivante, plongée dans un sommeil profond. Un conseil de médecins, convoqué pour la circonstance, prit le temps de bien examiner sa dépouille avant d’en conclure que Luisa était vraiment morte et qu’il ne s’agissait pas d’une mort apparente comme tout le monde croyait.

Luisa disait toujours qu’elle était « née à l’envers« , il est donc juste que sa mort fut « à l’envers » par rapport aux autres. Elle restera donc assise, sa position habituelle, position qu’elle gardera jusqu’au cimetière. Installée dans un cercueil aux parois de verre construit spécialement pour elle, tout le monde pouvait la voir, telle une reine assise sur son trône, toute de blanc vêtue, le Fiat posé sur sa poitrine.

Plus de quarante prêtres, le Chapitre et le Clergé local, participèrent au cortège funèbre ; les sœurs, à tour de rôle, la portaient sur leurs épaules, se créant un passage dans la foule immense: les rues étaient bondées. C’était incroyable. Il y avait des gens partout, sur les toits, aux balcons, et le cortège avait du mal à passer.

Les obsèques de la petite fille de la Divine Volonté furent célébrées par le Chapitre au grand complet en l’Église Mère. Toute la population de Corato accompagna le corps jusqu’au cimetière. Tous voulaient ramener chez eux un petit souvenir, des fleurs. Au bout de quelques années, sa dépouille fut transférée en l’église Sainte-Marie-la-Grecque.

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En 1994, jour de la fête du Christ-Roi, Son excellence Monseigneur Carmelo Cassati, en présence d’une foule nombreuse de fidèles et de personnalités étrangères réunies en l’Église Mère, ouvrit officiellement le procès de béatification de la Servante de Dieu Luisa Piccarreta.

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