Saint Bernard de Clairvaux *Extrait du Traité de l’Amour de Dieu*COMMENT IL FAUT AIMER DIEU ?

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D’abord reconnais ceci :
Dieu mérite notre amour sans mesure.
Je résume donc ce que j’ai déjà dit : c’est lui qui nous a aimés le premier

(1 Jean 4, 10). Lui qui est si grand, il nous a aimés d’un amour très grand, tout à fait gratuit, nous qui sommes si petits !
Et il nous a aimés tels que nous sommes.
C’est pourquoi je me souviens d’avoir dit au début: la mesure pour aimer Dieu, c’est de l’aimer sans mesure.
Or, l’amour qui tend vers Dieu tend vers celui qui est immense et sans limite. Alors, je vous le demande, est-ce que notre amour pour lui peut avoir une mesure et une limite ?
Non ! Il faut encore dire ceci : notre amour pour Dieu n’est pas gratuit, nous payons une dette.
Dieu est immense, et il nous aime.
Dieu a la vie pour toujours, et il nous aime. Dieu est l’amour qui dépasse tout ce qu’on peut connaître (Éphésiens 3, 19), et il nous aime. La grandeur de Dieu est sans limite (Psaume 144, 3), sa sagesse est sans mesure (Psaume 146, 5), sa paix dépasse tout ce que nous pouvons comprendre (Philippiens 4, 7). Et nous, est-ce que nous allons mesurer notre amour pour Dieu ? « Seigneur, je t’aimerai. Tu es ma force, je m’appuie sur toi. C’est toi qui me protèges et me délivres » (Psaume 17, 2-3), toi qui es pour moi tout ce que je peux désirer, tout ce que je peux aimer.

PAIN DE VIE

Toi, mon Dieu, toi, mon secours, je t’aimerai selon le don que tu m’as fait et selon ma mesure. Ma mesure ne peut atteindre ce que tu mérites, mais du moins je ferai tout ce que je peux. Non, je ne suis pas capable de t’aimer comme je le dois, je ne peux dépasser mes limites. Plus tard, quand tu voudras bien me donner davantage, je t’aimerai davantage, mais jamais je ne t’aimerai comme tu le mérites. Tu vois combien je suis imparfait.

 
Pourtant, tu inscris dans le livre de la vie » (Psaume 138, 16) ceux qui font ce qu’ils peuvent, même s’ils ne peuvent pas faire tout ce qu’ils doivent.
On voit donc clairement, je crois, comment il faut aimer Dieu, et pourquoi il mérite notre amour. Oui, je dis bien : pourquoi il mérite notre amour. Mais qui peut dire jusqu’à quel point il faut l’aimer ? Qui, je vous le demande, peut le dire ? Qui peut même le comprendre ?…

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-L’AMOUR EST UNE DETTE-

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Celui qui n’a pas la foi connaît Dieu moins bien que nous, et il montre moins d’amour. Pourtant, il sait fort bien ceci : Dieu lui a donné tout ce qu’il est et tout ce qu’il possède, et il doit se donner tout entier à Dieu.
Mais moi, j’ai la foi. Qu’est-ce que je dois donc faire ?
Dieu m’a donné la vie gratuitement. Il me donne généreusement tout ce qui m’est nécessaire. Quand je suis dans la peine, il me console avec bonté. Il prend soin de moi et me guide attentivement.
De plus, dans le Christ qui est le Sauveur, Dieu m’a totalement libéré. Il garde ma vie pour toujours et la remplit de bienfaits et de gloire. On lit dans les Livres Saints : « Dieu nous a totalement libérés » … (Psaume 129, 7). Et encore: « Le Christ est entré une fois pour toutes dans le Lieu saint, près de Dieu. Ainsi, il nous a libérés pour toujours » (Hébreux 9, 12).
Et, au sujet de notre vie avec Dieu, on lit: « Il n’abandonnera pas ses amis, il les gardera pour toujours » (Psaume 36, 28). Au sujet des bienfaits qu’il nous donne, on lit encore. « Vous pouvez tendre le bord de votre vêtement, et on versera dedans beaucoup de grains. Les grains seront bien secoués, serrés, ils déborderont ! » (Luc 6, 38).

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Les Livres Saints disent aussi « Il y a des choses que les yeux ne voient pas. Les oreilles ne les entendent pas. Le cœur humain n’y a jamais pensé. Eh bien, ces choses-là, Dieu les a préparées pour ceux qui ont de l’amour pour lui » (Ésaïe 64, 4 ; 1 Corinthiens 2, 9).
Et au sujet de la gloire que nous allons recevoir, on lit: « Nous attendons comme Sauveur, le Seigneur, le Christ Jésus.

 

C’est lui qui changera notre faible corps pour le rendre semblable à son corps glorieux » (Philippiens 3, 20-21). Et encore : « On ne peut comparer les souffrances d’aujourd’hui avec la gloire que Dieu nous montrera clairement plus tard » (Rra 8, 18). Et aussi : « Oui, nos souffrances actuelles sont légères et durent peu de temps. Mais elles nous préparent une gloire extraordinaire. Cette gloire durera toujours et elle est beaucoup plus grande que nos souffrances. C’est pourquoi nous ne regardons pas vers les choses qu’on voit, mais vers les choses qu’on ne voit pas » (2 Corinthiens 4, 17-18). Que rendrai-je au Seigneur pour tout cela ? (Psaume 115,12).

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Je dois me donner tout entier à Dieu, parce qu’il m’a donné tout ce que je suis. Et je dois l’aimer de tout mon être. Cela est juste et raisonnable. La foi me fait comprendre ceci plus j’estime Dieu au-dessus de moi, plus je dois l’aimer. En effet, ce que je suis, il me l’a donné. Mais de plus, il s’est donné lui-même à moi. Nous avons reçu le commandement d’aimer le Seigneur notre Dieu de tout notre cœur, de toutes nos forces et par toute notre vie (Deut. 6, 5). Cela veut dire : avec tout ce que nous sommes, avec tout ce que nous savons, avec tout ce que nous pouvons faire. Ce commandement, nous l’avons reçu quand le « temps de la foi » n’était pas encore venu. Dieu n’était pas encore venu parmi nous comme un homme, il n’était pas mort sur la croix, il n’était pas sorti de la tombe, il n’était pas retourné près du Père. Ainsi, Dieu est juste en réclamant notre reconnaissance pour les dons qu’il nous a faits…
Et si je dois me donner tout entier à Dieu parce qu’il m’a créé, ma dette est beaucoup plus grande parce qu’il m’a recréé d’une façon plus merveilleuse encore. Oui, pour Dieu, cela a été moins facile de me recréer que de me créer. Pour me créer, et pour créer tout ce qui existe, les Livres Saints disent : « Dieu a dit une seule parole, et tout a été fait » (Psaume 148, 5).

 
Mais celui qui m’a créé par une seule parole a dû faire beaucoup plus pour me recréer. Il a dû faire des choses merveilleuses. Il a dû supporter des choses dures, et non seulement dures, mais des souffrances qui ne sont pas dignes de Dieu. « Que rendrai-je au Seigneur pour tous les biens qu’il m’a donnés ? » (Psaume 115, 12). Au début, quand Dieu m’a créé, il m’a donné la vie à moi-même.

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Puis, quand Dieu m’a recréé, il s’est donné lui-même à moi. Et en se donnant lui-même, il m’a rendu la vie. C’est donc une double dette que j’ai envers lui. Ainsi, il m’a donné une première fois à moi-même, puis il m’a rendu une seconde fois à moi-même. Mais que rendrai-je à Dieu qui se donne à moi ? Même si je pouvais me donner mille fois, est-ce que je suis quelque chose, moi, à côté de Dieu ?

 

LE QUATRIÈME ÉCHELON DE L’AMOUR,

C’EST S’AIMER SOI -MÊME UNIQUEMENT POUR DIEU

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 Il est heureux, celui qui a pu arriver jusqu’au quatrième échelon de l’amour. Alors il s’aime lui-même uniquement pour Dieu.
Ta fidélité, mon Dieu, ressemble aux montagnes les plus hautes » (Psaume 35, 7).
Cet amour est une montagne, c’est la haute montagne de Dieu, « riche et fertile » (Psaume 67, 16). Mais, « qui montera sur la montagne du Seigneur ? » (Psaume 23, 3)
« Qui me donnera les ailes de la colombe pour que je m’envole et me repose là-haut ? « (Psaume 54, 7)
Le lieu où Dieu habite, c’est la paix, cette habitation se trouve à Sion ! (Psaume 75, 3). « Hélas, je suis loin de mon pays, et je trouve le temps long » (Psaume 119, 5).
Est-ce que, un jour, je pourrai comprendre cela ?
Je suis fragile comme un plat en terre.
Est-ce que, un jour, je pourrai connaître un tel amour et faire l’expérience d’avoir le cœur ivre de Dieu ? Si oui, je ne penserai plus à moi-même et je me regarderai comme un plat sans valeur. Je m’en irai entièrement vers Dieu, je m’unirai à Dieu, et n’aurai plus qu’un seul cœur avec lui (1 Corinthiens 6, 17). Je dirai alors : « Mon cœur et tout mon être s’épuisent à te désirer.
Dieu, tu es le Dieu de mon cœur, mon bien pour toujours » (Psaume 72, 26). A mon avis, si Dieu donne à quelqu’un de faire une expérience semblable pendant sa vie sur terre, celui-là est heureux et c’est un grand ami de Dieu. Oui, il est heureux, même si cette expérience est rare, si elle arrive une seule fois, subitement, juste le temps d’un éclair. Si cela t’arrive, tu te perds d’une certaine façon, comme si tu n’existais plus.
Tu ne sens plus la vie en toi. Tu deviens vide de toi-même et tu n’es presque plus rien. Ce n’est pas un simple bonheur humain. Non, c’est déjà la vie du ciel… Mais les Livres Saints disent : Dieu a fait toutes choses pour lui-même (Proverbes 16, 4).

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C’est pourquoi, un jour, tout ce qui a été fait sera en accord avec le Créateur.
Alors, nous devons déjà, au moins de temps en temps, essayer de nous préparer à ce jour. Dieu a voulu que toutes choses existent pour lui. Nous devons donc être en accord avec lui existé uniquement pour lui, faire que toutes choses soient pour lui, pour sa seule volonté et non pour notre plaisir. Ainsi, notre joie, ce ne sera pas de satisfaire nos besoins égoïstes, ni même d’être heureux. Ce sera de voir la volonté de Dieu s’accomplir en nous et par nous.
C’est ce que nous demandons chaque jour dans la prière : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Matthieu 6, 10). Cet amour-là est vraiment saint et pur. Oui, c’est une douce et tendre affection pour Dieu. C’est un désir très pur de la volonté qui ne cherche plus son intérêt. Ce désir est pur, débarrassé de tout intérêt pour soi, parce qu’il n’y a plus rien d’égoïste en lui.
Et il est plus doux et plus tendre, parce que tout ce qu’on ressent alors vient de Dieu.
Sentir en soi un tel amour pour Dieu, c’est devenir comme Dieu lui-même.
Prenons des comparaisons : – Une goutte d’eau mélangée à beaucoup de vin semble disparaître: elle prend la couleur et le goût du vin.

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Le fer, tout rouge dans le feu, devient semblable au feu, il perd la forme qu’il avait avant. L’air répandu dans la lumière du soleil se transforme en cette lumière, il ne semble pas éclairé par la lumière, mais être lui-même lumière.
Voilà ce qui arrive aux vrais amis de Dieu.
Nous ne pouvons expliquer comment, mais toute la force de leur amour devra être totalement en accord avec la volonté de Dieu. Sinon, est-ce que Dieu pourra être tout en tous (1 Corinthiens 15, 28), s’il reste encore en toi quelque chose d’égoïste ?
Sans doute quelque chose de toi restera, mais sous une autre forme, avec une autre gloire et une autre puissance (1 Corinthiens 15, 39-41).

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Quand cela arrivera-t-il ? Qui le verra ? Qui en fera l’expérience ?
« Mon Dieu, je viendrai devant toi, je serai devant ton visage, mais quand ? »
(Psaume 41, 3). Seigneur mon Dieu, « mon cœur t’a parlé, mon visage t’a cherché c’est ton visage, Seigneur que je chercherai » (Psaume 26, 8).

Penses-tu qu’un jour je verrai ta maison ? (Psaume 26, 4).


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Qui est Luisa Piccarreta (mystique)? Extrait Biographie*

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NAISSANCE

Luisa Piccarreta est née dans une famille pauvre à Corato près de Bari dans le Sud de l’Italie, le 23 avril 1865, soit le Dimanche après Pâques.

À l’occasion de la canonisation de Soeur Faustine Kowalska, le 30 avril 2000, le Pape Jean-Paul II a nommé officiellement en Église, ce Dimanche après Pâques, « le dimanche de la Miséricorde », selon les désirs de Jésus exprimés à Soeur Faustine. Jésus voulait ainsi souligner que Luisa était celle choisie par Dieu de toute éternité pour nous apporter ce Don de la Divine Volonté, fruit par excellence de sa Divine Miséricorde.

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SA FAMILLE

Les deux parents de Luisa étaient de Corato. La famille comptait cinq filles et ils vivaient de l’agriculture. Tous les deux, son père et sa mère sont décédés en mars 1907, à dix jours d’intervalle. Luisa était alors âgée de 42 ans.

Luisa décrit ses parents comme étant des anges de pureté; ils faisaient bien attention à ne pas laisser leurs enfants entendre n’importe quoi. Le mensonge, l’hypocrisie, la fausseté n’avaient pas de place en leur foyer. Les parents étaient vigilants envers leurs enfants et ne les présentaient jamais à qui que ce soit, gardant toujours la famille ensemble.

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AMOUR JALOUX POUR JÉSUS

Jésus, dans son amour jaloux, expliqua par la suite à Luisa, qu’Il l’avait dotée d’une grande timidité et l’avait gardée à l’écart d’autrui, ne voulant que rien ne la touche, ni les choses, ni les personnes. Jésus la voulait étrangère à tout et à tous et n’ayant de plaisir qu’en Lui-même.

 

BAPTÊME

Luisa fut baptisée l’après-midi même de sa naissance.

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PREMIÈRE COMMUNION- CONFIRMATION

À l’âge de neuf ans, Luisa fait sa première Communion ainsi que sa Confirmation le Dimanche après Pâques, soit le Dimanche de la Miséricorde.

Dès son jeune âge, elle nourrit un grand amour pour l’Eucharistie et passe des heures à l’église, agenouillée et immobile, toute absorbée, en contemplation devant le Très Saint Sacrement.

 

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VOIX INTÉRIEURE DE JÉSUS

Peu après sa première Communion, Luisa commence à entendre la voix de Jésus à l’intérieur de son âme. Jésus lui enseignait des méditations sur la Croix, l’obéissance, Sa Vie cachée à Nazareth, les vertus et plusieurs autres sujets, la dirigeant et la corrigeant quand il le jugeait nécessaire.

 

DÉTACHEMENT TOTAL

Graduellement, Jésus l’amena à un détachement d’elle-même et de tout. Dès son plus jeune âge Jésus lui enseigna l’immense valeur de la souffrance acceptée volontairement et celle de la prière d’intercession pour autrui.

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LUISA CONSOLE JÉSUS

Luisa aimait vénérer les Plaies de Jésus et désirait souffrir pour Lui. Il lui arrivait de baiser les Saintes Plaies de Ses pieds, de Ses mains, de Son Côté et alors les Plaies disparaissaient; de cette manière Jésus lui faisait part du soulagement et du réconfort qu’elle pouvait lui procurer face à Ses souffrances.

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FILLE DE MARIE

Durant son enfance, Luisa était plutôt gênée et peureuse, mais aussi vive et joyeuse. A l’âge de onze ans, elle est reçue « Enfant de Marie ». Plus tard, Luisa demeurera petite de taille et toujours sereine avec de grands yeux pénétrants et animés.

 

PREMIÈRE VISION

Un jour, à peine âgée de treize ans, Luisa travaillait chez elle tout en méditant intérieurement sur la Passion de Jésus. Soudainement, elle devint oppressée et sortit sur le balcon au deuxième étage de la maison pour prendre un peu d’air. C’est alors qu’elle eut une première vision en regardant en bas dans la rue; elle vit une foule immense et, au milieu de la foule, Jésus transportant péniblement Sa Croix. La foule le poussait et le maltraitait de tous côtés.

Jésus aussi cherchait son souffle, Il avait le visage tout couvert de sang, dans une attitude qui faisait pitié à voir.

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« ÂME, AIDE-MOI »

Soudainement, Jésus la regarda et lui dit: « Âme, aide-Moi ».

C’est alors que l’âme de Luisa fut remplie de compassion pour Jésus. Elle revint à sa chambre et pleura abondamment.

Elle dit alors à Jésus qu’elle voulait souffrir Ses peines afin de Le soulager parce que ce n’était pas juste que Jésus souffrit autant par amour pour elle, pauvre pécheresse et qu’elle ne souffre rien pour l’amour de Lui.

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BATAILLE FÉROCE CONTRE LES DÉMONS

Alors commencèrent ses premières souffrances physiques de la Passion de Jésus, quoique cachées. De treize ans à seize ans, Luisa livra une bataille féroce contre les démons, luttant contre leurs suggestions infernales, leurs railleries, leurs tentations… Luisa résista vaillamment à leurs attaques. Malgré leurs bruits effrayants, elle réussit à ignorer toutes ses peurs en gardant son regard fixé sur Jésus comme la Vierge Marie le lui avait appris.

 

L’ASSAUT FINAL DES DÉMONS

De santé fragile, Luisa passait ses étés à la ferme familiale nommée«Desperate Tower» à quelques vingt sept kilomètres de Corato.

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DEUXIÈME VISION

C’est là que Luisa souffrit l’assaut final des démons à l’âge de seize ans. L’attaque fut si violente qu’elle en perdit connaissance. C’est alors qu’elle eut une seconde vision de Jésus souffrant qui lui dit: « Viens avec Moi et offre-toi à Moi.

Viens devant la Justice Divine comme « victime de réparation » pour les nombreux péchés commis contre Elle, en sorte que Mon Père puisse être apaisé et qu’Il puisse accorder la conversion aux pécheurs ».

 

UN CHOIX

Et Jésus ajouta ceci: « Deux choix s’offrent à toi: Des souffrances sévères ou des souffrances plus légères. Si tu refuses la forme sévère, tu ne pourras participer aux grâces pour lesquelles tu as combattu si bravement.

Mais, si tu acceptes, Je ne te laisserai jamais seule et Je viendrai vivre en toi pour souffrir tous les outrages commis contre Moi par les hommes. Ceci est une grâce très particulière qui n’est donnée qu’à quelques personnes parce que la majeure partie n’est pas préparée à entrer dans le champ de la souffrance. Deuxièmement, Je te permets de t’élever à autant de gloire que de souffrances communiquées à toi, à travers Moi. Et enfin, Je te donnerai l’assistance, le soutien et le réconfort de ma Très Sainte Mère, à qui fut accordé le privilège de te prodiguer toutes les grâces nécessaires selon ta docilité et ta réciprocité.

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VICTIME DE RÉPARATION

Alors Luisa s’offrit généreusement à Jésus et à Notre-Dame des Douleurs, prête à se soumettre à tout ce qu’Ils voudraient d’elle.

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COURONNE D’ÉPINES

Quelques jours plus tard, Luisa reçu de Jésus la couronne d’épines qui lui causa des spasmes douloureux, l’empêchant de prendre et d’avaler toute nourriture.

 

ABSTINENCE DE NOURRITURE

Dès lors, Luisa vécut dans une abstinence presque totale de nourriture jusqu’à sa mort, ne se nourrissant que de l’Eucharistie et de la Volonté Divine.

 

PERSÉCUTIONS

Luisa dut subir beaucoup d’incompréhension et de persécutions de la part de sa famille et de nombreux prêtres.

 

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MORT APPARENTE

À cause des souffrances de plus en plus fortes de la Passion de Jésus, Luisa perdait souvent conscience. Son corps devenait rigide, quelquefois durant plusieurs jours jusqu’à ce qu’un prêtre la ramène de son état de mort apparente.

 

LA SAINTE OBÉISSANCE

Par la bénédiction du prêtre et au nom de la Sainte Obéissance, Luisa revenait à elle.

 

TERTIAIRE DOMINICAINE

À l’âge de dix-huit ans, Luisa devint Tertiaire Dominicaine et prit le nom de Soeur Madeleine.

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SOUFFRANCES CONTINUELLES

À vingt-deux ans, Jésus lui dit: « Bien-aimée de Mon Coeur, si tu acceptes de souffrir, non plus par intervalles comme dans le passé, mais continuellement, J’épargnerai l’humanité . Je te placerai entre Ma Justice et l’iniquité des humains. Quand J’exercerai, Ma Justice, en envoyant une multitude de catastrophes sur eux, te trouvant au milieu, c’est toi qui seras touchée et eux seront épargnés. Autrement, Je ne pourrai pas retenir le bras e la Justice de Dieu plus longtemps ».

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CLOUÉE AU LIT PENDANT PLUS DE 64 ANS

Luisa accepta et c’est ainsi qu’elle fut alitée pour le reste de sa vie, soit plus de soixante-quatre ans. C’est sa soeur cadette Angela demeurée célibataire, qui prit soin de Luisa durant toute sa vie.

 

VOMISSEMENTS RÉPÉTÉS

À cette époque, Luisa prenait encore un peu de nourriture qu’elle vomissait aussitôt. Mais, chose extraordinaire, la nourriture réapparaissait toute entière dans l’assiette et plus belle qu’auparavant.

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DOULEURS SPIRITUELLES INDESCRIPTIBLES

Luisa souffrit également des douleurs spirituelles indescriptibles, surtout l’absence de Jésus qu’elle ressentait péniblement.

 

AUCUNE ESCARRE DURANT 64 ANS

Son cinquième et dernier confesseur, Don Benedetto Calvi certifie un autre phénomène extraordinaire: « Durant les soixante-quatre ans qu’elle fut alitée, jamais elle n’eut d’escarre ».

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MARIAGE MYSTIQUE

Luisa ne s’est jamais mariée. A vingt-trois ans, elle reçut la grâce du Mariage Mystique le 16 octobre 1888. Épouse crucifiée, Luisa ne devint jamais religieuse comme elle le désirait, mais Jésus lui dit qu’elle était « la vraie religieuse de Son Coeur ».

 

DON DE LA DIVINE VOLONTÉ

Le 8 septembre 1889, onze mois plus tard, ce Mariage fut renouvelé au Ciel en présence de la Très Sainte Trinité. C’est à cette occasion que Luisa reçut pour la première fois le Don de la Divine Volonté.

 

MARIAGE DE LA CROIX

Peu de temps après avoir rencontré Luisa, le Bienheureux Annibale Di Francia, son confesseur extraordinaire et censeur de ses travaux, écrivit à son sujet: « Même si elle ne possède aucune science humaine, (Luisa savait à peine lire et écrire) elle est dotée de beaucoup de sagesse entièrement céleste, et de la science des Saints. Sa façon de parler irradie la lumière et console; ingénieuse de nature, les études formelles qu’elle a effectuées dans sa jeunesse se limitent à une première année ».

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SEULE, CACHÉE, INCONNUE

Parmi ses traits de caractère, il faut noter que Luisa aimait la discrétion et l’effacement et possédait une grande prédisposition à l’obéissance.

Le Bienheureux Annibale Di Francia ajoute: « Elle veut être seule, cachée, inconnue. Pour rien au monde Luisa n’aurait voulu que son intimité et ses communications avec le Seigneur Jésus soient révélées publiquement, surtout de son vivant. Si Jésus Lui-même ne l’avait exigé. Elle a toujours fait preuve de la plus grande obéissance, d’abord à Jésus et ensuite à l’égard de ses confesseurs que Jésus Lui-même lui assignaient. »

Cette disposition lui fit traverser des périodes pénibles au cours desquelles elle sentait cruellement le conflit entre son inclination naturelle et les exigences de sa mission, telle que voulue par Jésus.

On peut dire que pendant quarante ans, elle s’est fait violence sur ce point, tout en partageant les souffrances de Jésus pour sauver des âmes, faisant preuve d’une générosité exceptionnelle, presqu’inhumaine, à tout le moins incompréhensible. Il est difficile de concevoir un oubli de soi poussé plus loin que celui de Luisa.

 

CINQ CONFESSEURS

Dès son adolescence et tout au long de sa vie, Luisa se vit assigner cinq confesseurs nommés par différents Archevêques de son diocèse et qui se succédèrent auprès d’elle jusqu’à sa mort.

Don Gennaro Di Gennaro, Curé de la paroisse Saint Joseph fut son troisième confesseur de l898 à l922. C’est lui qui lui ordonna, par obéissance d’écrire au fil des jours, tout ce qui se passait entre Jésus et elle.

Chaque jour, la Messe était célébrée dans la chambre de Luisa, ce qui était vraiment exceptionnel à cette époque. C’est le Pape Pie X qui lui octroya cette permission. Les rideaux restaient fermés autour de son lit durant plus de deux heures après la communion, alors qu’elle accomplissait son Action de grâces.

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MORT DE LUISA

Luisa rentra à la Maison du Père à l’âge de 81 ans, le 4 mars 1947, suite à une pneumonie qui dura quinze jours. Ce fut la seule maladie dont elle souffrit durant sa longue vie.

Sa mort fut marquée de phénomènes extraordinaires. A cause des si nombreuses expériences de sorties hors-corps de son âme durant toute sa vie, les médecins mirent quatre jours avant de la déclarer réellement décédée.

Comme à l’ordinaire Luisa était assise droite dans son lit avec quatre oreillers derrière elle. Luisa ne s’appuyait jamais sur ceux-ci parce qu’elle n’avait pas besoin de sommeil. Il fut impossible de l’allonger même avec l’aide de plusieurs personnes; seule sa colonne vertébrale était rigide. Il fallut donc construire une tombe spéciale en forme de « L ».

Contrairement à la rigidité habituelle de son corps lorsqu’elle voyageait la nuit avec Jésus à travers le monde et les siècles, voilà que maintenant son corps était flexible. Les médecins pouvaient bouger sa tête dans toutes les directions sans aucun effort, lever ses bras, plier ses poignets et ses doigts demeurés souples. Ils levaient ses paupières et constataient que ses yeux étaient toujours brillants et non voilés. Luisa semblait encore en vie ou simplement endormie. Après de nombreux examens, les médecins finirent par constater son décès.

Elle demeura ainsi durant quatre jours sur son lit de mort sans aucun signe de décomposition bien qu’elle n’ait été aucunement embaumée.

Nous pourrions ajouter beaucoup d’autres faits extraordinaires qui ont caractérisé la vie de Luisa Piccarreta et qui confirment d’une façon éloquente les nombreuses grâces spéciales qu’elle a reçue pour accomplir sa mission unique et exceptionnelle, dépassant l’entendement humain.

F I A T !

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Autres éléments biographiques

 

Luisa Piccarreta est née à Corato (Bari) en Italie, le dimanche 23 avril 1865 et fut baptisée le jour même.

Sa famille était l’une de ces familles patriarcales que l’on trouve encore aujourd’hui dans les Pouilles. Des gens qui aiment vivre à l’air des champs. Ses parents, Vito Nicola et Rosa Tarantino, eurent cinq filles : Maria, Rachele, Filomena, Luisa et Angela. Les trois aînées se marièrent. Angela, que l’on appelait « la petite Angela » resta célibataire et vécut aux côtés de sa sœur, Luisa, jusqu’à sa mort.

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Nicola Piccarreta travaillait comme métayer dans une ferme du village des Murge, dans Torre Disperata, à 27 kilomètres de Corato. Cette ferme appartenait à la famille Mastrorilli. Cette ferme se trouvait Ceux qui connaissent l’endroit peuvent apprécier la solennité du silence qui règne sur ces collines ensoleillées, dépouillées et pierreuses. Luisa y passa toute son enfance et son adolescence. C’est dans ce lieu solitaire et ensoleillé que commença pour Luisa cette grande aventure divine qui la conduira sur les sentiers de la souffrance et de la sainteté.

C’est d’ailleurs là qu’elle subira les assauts du démon ; des souffrances indicibles dont son corps ne saura être épargnées. Pour se libérer de ses peines, Luisa se réfugiait sans cesse dans la prière, s’adressant en particulier à la Très Sainte Vierge dont la seule présence constituait pour elle une grande consolation.

Un jour, en effet, le Seigneur lui dit: «  J’ai remué la terre entière, regardant une par une toutes les créatures. Je voulais choisir la plus petite d’entre elles, et c’est toi que j’ai trouvée, toi, la plus petite d’entre toutes.

Tu me plaisais alors je t’ai choisie; puis je t’ai placée sous la protection de mes anges, non pas pour qu’ils te fassent grandir, mais pour qu’ils veillent sur toi, toi si petite ; ma volonté était faite et je pouvais poursuivre mon oeuvre. Ceci n’est pas pour que tu te sentes plus grande, bien au contraire ; ma volonté te fera encore plus petite et tu resteras la petite fille de la Volonté Divine.

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À l’âge de neuf ans, Luisa reçut l’Eucharistie pour la première fois, puis sa Confirmation. Dès lors, elle apprit à rester en prière des heures entières au pied du Saint Sacrement. À onze ans, elle fut Enfant de Marie – alors en pleine floraison – à l’église Saint-Joseph, puis Tertiaire Dominicaine, sous le nom de Sœur Madeleine. Sa dévotion pour la Mère de Dieu développera en elle une profonde spiritualité mariale, prélude de ce qu’un jour elle aurait écrit sur la Vierge Marie.

La voix de Jésus accompagnait Luisa dans son cheminement : elle se détacha d’elle-même, de tout et de tous les autres. Vers l’âge de dix-huit ans, du balcon de chez elle, via Nazario Sauro, elle eut une vision: Jésus, souffrant sous le poids de sa croix était là, sous ses yeux. Il la regardait et lui disait :  » Âme! Aide-moi ! ». Cette apparition suscita en elle le désir insatiable de souffrir pour Jésus et pour le salut des âmes. Commencèrent alors pour elle ces souffrances physiques qui, ajoutées aux souffrances spirituelles et morales, allèrent jusqu’à l’héroïsme.

Sa famille, voyant tous ces phénomènes, la crut malade et fit appel à la science médicale. Mais tous les médecins interpellés à son chevet ne surent résoudre son cas, un cas aussi unique que singulier. À leur grande stupeur, Luisa, pourtant bien vivante, souffrait de rigidité cadavérique, et aucune cure au monde n’arrivait à la soulager de ses terribles souffrances. Ayant tout essayé sur le plan médical, il ne restait plus qu’un seul espoir: les prêtres. Ainsi fit-on appel à un prêtre augustin, le P. Cosma Loiodice, de retour chez lui après la condamnation des fameuses «lois siccardiennes» ; et, à la stupeur générale, il suffit d’un signe de croix du père sur le pauvre corps de l’infirme pour que cette dernière retrouvât tous ses moyens.

 

Du coup Luisa fut convaincue que tous les prêtres étaient des saints. Or, un jour, le Seigneur lui dit: « non pas parce que ce sont des saints, mais parce qu’ils sont la continuité de mon sacerdoce dans le monde, tu dois te soumettre à leur autorité sacerdotale ; ne les contrarie jamais, bons ou mauvais qu’ils soient ».

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Luisa se soumettra à eux toute sa vie. Et elle en souffrira. Ce besoin quotidien d’avoir recours à eux pour redevenir normale était source de grande mortification pour elle. Au début, c’est d’ailleurs des prêtres eux-mêmes qu’elle subira toutes les incompréhensions et toutes les souffrances les plus humiliantes. Pour eux, Luisa était une jeune fille exaltée, une pauvre folle qui voulait attirer l’attention des autres sur elle. Il leur arrivait parfois de la laisser dans cet état pendant plus de vingt jours.

Puis Luisa finit par accepter son rôle de victime et sa vie prit un nouveau tournant : le matin, elle se réveillait le corps raide et immobile. Recroquevillée au fond de son lit, personne n’arrivait à l’allonger. Impossible de relever ses bras, ni de bouger sa tête ou ses jambes. Comme nous le disions, il lui fallait la présence d’un prêtre qui, en la bénissant d’un signe de croix, aurait éliminé la rigidité de son corps. Sans cela elle ne pouvait retourner à ses occupations (travail de dentelle).

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Cas unique : Ses confesseurs n’étaient pas ses directeurs spirituels. Une tâche que Notre Seigneur gardait pour Lui. Jésus préférait s’adresser à elle directement. Il l’éduquait, corrigeait ses fautes, et s’il le fallait, n’hésitait pas à lui faire des reproches, la portant peu à peu au plus haut sommet de la perfection. Luisa, sagement, fut instruite et préparée, pendant de longues années, à recevoir le don de la Volonté Divine.

Après avoir su ce qui se passait à Corato, l’Archevêque de l’époque, Mgr Giuseppe Bianchi Dottula (22 décembre 1848 – 22 septembre 1892), consulta plusieurs prêtres et décida de prendre sur lui la responsabilité de cette affaire. Il délégua un confesseur personnel en la personne de Don Michele De Benedictis, un excellent prêtre auquel la jeune fille ouvrira son âme en profondeur. Don Michele, un homme avisé, imposa des limites à ses souffrances.

Luisa ne devait rien faire sans son consentement. Il lui ordonna de manger au moins une fois par jour, tout en sachant parfaitement qu’elle aurait immédiatement tout rejeté. Luisa ne devait vivre que du Divin Vouloir. Dès lors elle reçut l’autorisation de garder son lit pour toujours, victime d’expiation. Nous sommes en 1888.

Luisa restera clouée sur son lit de souffrance jusqu’à sa mort, survenue cinquante-neuf ans plus tard. Si Luisa acceptait jusqu’ici son état de victime, elle ne pouvait cependant garder son lit toute la journée. Il lui fallait obéir aux règles de l’obéissance. À partir du 1er janvier 1899, Luisa ne quittera plus son lit.

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En 1898, le nouvel Archevêque du lieu, Mgr Tommaso De Stefano (24 mars 1898 – 13 mai 1906) décida de nommer un nouveau confesseur en la personne de Don Gennaro Di Gennaro. Celui-ci restera vingt-quatre ans à son service. Le nouveau confesseur, percevant les merveilles que produisait le Seigneur sur cette âme, ordonna à Luisa de mettre par écrit tout ce que la Grâce de Dieu opérait en elle. Toutes les raisons avancées par la Servante du Seigneur pour échapper à de telles obligations furent vaines : même ses capacités littéraires, très modestes, ne suffirent pas à la dispenser de faire ce qu’on lui demandait.

 

Don Gennaro Di Gennaro, qui avait les idées claires, ne céda pas. Il était pourtant parfaitement au courant que la pauvre fille n’avait fréquenté que l’école primaire. Ainsi, le 28 février 1899, Luisa commença son journal, un énorme recueil de trente-six volumes ! Le dernier chapitre fut achevé le 28 décembre 1939, date à laquelle elle reçut l’ordre de ne plus écrire.

À la mort de son confesseur, le 10 septembre 1922, arriva un chanoine, Don Francesco De Benedictis, qui mourut le 30 janvier 1926, au bout de quatre ans de service. L’Archevêque, Monseigneur Giuseppe Leo (17 janvier 1920 – 20 janvier 1939) délégua un autre confesseur, Don Benedetto Calvi, un jeune prêtre ordinaire qui assista Luisa jusqu’à sa mort. Il partagea avec elle toutes les souffrances et toutes les incompréhensions qui l’affligèrent durant les dernières années de sa vie.

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Au début du siècle passé, la visite du Bienheureux Annibale Maria Di Francia dans les Pouilles fut une bénédiction pour nos populations. Venu chercher à Trani une nouvelle maison pour les hommes et les femmes de sa toute jeune Congrégation, il avait entendu parler de Luisa Piccarreta et avait décidé d’aller lui rendre visite. Les deux grandes âmes devinrent inséparables. Mais il ne fut pas le seul à la fréquenter.

D’autres prêtres venaient la voir: le Père Gennaro Braccali, Jésuite, le Père Eustachio Montemurro, mort en odeur de sainteté, et Don Ferdinando Cento, Nonce Apostolique et Cardinal de Notre Sainte Mère l’Église. Le Bienheureux Annibale devint son confesseur extraordinaire et le réviseur officiel de ses écrits, examinés et soumis au fur et à mesure à l’approbation des autorités ecclésiastiques.

Vers 1926, le Bienheureux Annibale ordonna à Luisa d’écrire un cahier de mémoires sur son enfance et son adolescence. Lui-même publia divers écrits de Luisa, dont le célèbre ouvrage L’Horloge de la Passion qui connut quatre éditions. Le 7 octobre 1928, à Corato, le couvent des sœurs de la Congrégation du Divin Zèle était achevé et Luisa, pour répondre au vœu du Bienheureux Annibale, y fut transférée.

 

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Le Bienheureux Annibale était déjà mort en odeur de sainteté à Messine.

En 1938, la vie de Luisa Piccarreta subit un bouleversement total: Rome la désavouait publiquement et ses écrits furent mis à l’index. À la publication de la condamnation du Saint-Office, Luisa se soumit à l’autorité de l’Église.

De Rome, les autorités ecclésiastiques envoyèrent un prêtre lui réclamer tous ses écrits. Elle les lui remit immédiatement, et très gentiment. Ses écrits finirent dans les Archives secrètes du Saint-Office.

Le 7 octobre 1938, sur ordre de ses supérieurs, Luisa dut quitter le couvent et se trouver un nouveau logis. Elle passa les neuf dernières années de sa vie dans un appartement de la via Maddalena, bien connu des personnes âgées de Corato qui assistèrent à la sortie de sa dépouille, le 8 mars 1947.


Luisa connut une existence modeste. Elle occupait un appartement en location avec sa sœur Angelina et plusieurs autres femmes pieuses. Mais ce qu’elle possédait ne suffisait pas à payer son loyer. Alors elle faisait de la dentelle. Et ce qu’elle gagnait, en travaillant avec acharnement, lui permettait de subvenir aux besoins de sa sœur, dans la mesure où elle-même n’avait besoin ni de vêtements ni de chaussures.

Sa nourriture se limitait à quelques grammes d’aliments que lui servait son assistante, Rosaria Bucci. Luisa ne demandait jamais rien. Elle ne désirait jamais rien, d’autant que son estomac rejetait immédiatement tout ce qu’elle mangeait. Mais son aspect n’était pas celui d’une mourante. Ce qui ne veut pas dire non plus qu’elle respirait la santé. Mais elle n’était jamais inerte. Ses forces s’épuisaient dans la souffrance, le travail ; et pour ceux qui la connaissaient, sa vie était considérée comme un miracle permanent.

Son détachement de tout ce qu’elle aurait pu gagner en dehors de son travail était admirable. Elle refusait l’argent et les offrandes que les autres voulaient lui donner. Au moment de la publication de ses ouvrages, alors que le Bienheureux Annibale était venu un jour lui remettre l’argent relatif à ses droits d’auteur, elle répondit: « Je n’y ai pas droit, car ce qui est écrit là n’est pas à moi ». Lorsqu’une âme charitable s’avisait de lui envoyer de l’argent, elle le lui renvoyait immédiatement.

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L’appartement de Luisa ressemblait à un monastère. Sa porte était fermée au regard des curieux. Seules quelques personnes, animées de la même spiritualité, et les jeunes filles venant prendre des cours de dentelle, l’entouraient. De ce cénacle sortirent de nombreuses vocations religieuses. Mais cette œuvre de formation n’était pas uniquement réservée aux filles. Il y avait aussi des garçons qui entrèrent dans les ordres et furent orientés vers le sacerdoce.


Sa journée commençait vers cinq heures, l’heure à laquelle arrivait le prêtre pour la bénir et célébrer la messe, celle-ci était présidée par son confesseur ou par un de ses délégués : un privilège accordé par Léon XIII et confirmé par Saint Pie X en 1907.

Après la messe, Luisa restait deux heures en prière. Vers huit heures, elle commençait son travail qui durait jusqu’à midi ; à l’issue d’un repas frugal, elle se retirait dans sa chambre pour se recueillir. Dans l’après-midi – au bout de quelques heures de travail – elle récitait son chapelet.

Le soir, vers 20 h., Luisa prenait son journal et se mettait à écrire jusqu’à minuit. Elle se réveillait au petit matin, le corps immobile, bloqué, toute recroquevillée dans son lit, la tête penchée vers la droite. Et il fallait attendre l’intervention du prêtre pour pouvoir l’asseoir dans son lit et qu’elle puisse reprendre sa routine.

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Luisa mourut en odeur de sainteté à l’âge de 81 ans, le 4 mars 1947, au bout de quinze jours de maladie, la seule et unique maladie que l’on ait réussi à diagnostiquer: une pneumonie. Elle mourut au petit matin, à l’heure même où le prêtre, en la bénissant, l’aurait libéré de son état. L’Archevêque du lieu était alors Mgr Francesco Petronelli (25 mai 1939 – 16 juin 1947). Luisa garda sa position assise. L’allonger était absolument impossible et – phénomène extraordinaire – son corps ne souffrait plus de rigidité.


À l’annonce de sa mort, toute la population, tel un torrent en pleine crue, se déversa chez elle et il fallut faire appel aux forces de l’ordre pour contenir la foule qui, jour et nuit, venait la voir.

Luisa était chère à leurs cœurs. « Luisa la sainte est morte ! » s’écriait-on. Et tout le monde se précipitait. Ainsi, les autorités publiques et sanitaires acceptèrent d’exposer sa dépouille pendant quatre jours de suite, sans qu’il n’y ait aucun signe de corruption du corps. Luisa n’avait pas l’air morte. Elle était assise dans son lit, vêtue de blanc ; on aurait dit qu’elle dormait car, comme nous le disions, son corps avait perdu toute rigidité. En effet, bouger sa tête, lever ses bras, plier ses mains et tous ses doigts, ne demandait aucun effort.

On pouvait même soulever ses paupières et observer ses yeux ; des yeux tout à fait brillants, absolument pas voilés. Pour tout le monde, Luisa était encore vivante, plongée dans un sommeil profond. Un conseil de médecins, convoqué pour la circonstance, prit le temps de bien examiner sa dépouille avant d’en conclure que Luisa était vraiment morte et qu’il ne s’agissait pas d’une mort apparente comme tout le monde croyait.

Luisa disait toujours qu’elle était « née à l’envers« , il est donc juste que sa mort fut « à l’envers » par rapport aux autres. Elle restera donc assise, sa position habituelle, position qu’elle gardera jusqu’au cimetière. Installée dans un cercueil aux parois de verre construit spécialement pour elle, tout le monde pouvait la voir, telle une reine assise sur son trône, toute de blanc vêtue, le Fiat posé sur sa poitrine.

Plus de quarante prêtres, le Chapitre et le Clergé local, participèrent au cortège funèbre ; les sœurs, à tour de rôle, la portaient sur leurs épaules, se créant un passage dans la foule immense: les rues étaient bondées. C’était incroyable. Il y avait des gens partout, sur les toits, aux balcons, et le cortège avait du mal à passer.

Les obsèques de la petite fille de la Divine Volonté furent célébrées par le Chapitre au grand complet en l’Église Mère. Toute la population de Corato accompagna le corps jusqu’au cimetière. Tous voulaient ramener chez eux un petit souvenir, des fleurs. Au bout de quelques années, sa dépouille fut transférée en l’église Sainte-Marie-la-Grecque.

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En 1994, jour de la fête du Christ-Roi, Son excellence Monseigneur Carmelo Cassati, en présence d’une foule nombreuse de fidèles et de personnalités étrangères réunies en l’Église Mère, ouvrit officiellement le procès de béatification de la Servante de Dieu Luisa Piccarreta.

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http://www.rosamystica.fr/luisa-piccarreta-c27756584

 

 

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La mort héroïque de saint Maximilien Kolbe-*Notre degré de sainteté dépend de notre proximité avec l’Immaculée.

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Le 14 août 1941, veille de l’Assomption, saint Maximilien fut tué par une injection d’acide phénique au camp d’Auschwitz. Il y était emprisonné depuis le 17 février, enfermé là par les esclaves d’Hitler en raison du courage qu’il mettait à respecter les principes de la foi catholique contre les envahisseurs nationaux-socialistes.
Il avait été transféré à Auschwitz en mai, où il souffrait plus que les autres prisonniers parce qu’il était prêtre. Un jour, vers la fin du mois de juillet, l’un des prisonniers s’échappa. Comme punition, le commandant ordonna que dix autres prisonniers soient condamnés à une mort atroce – mourir de faim et de soif dans le sombre « donjon de la faim ».
Lorsque l’un d’entre eux commença à pleurer de désespoir : « Oh ma pauvre femme ! Mes pauvres enfants ! Qui prendra soin de vous ? », le père Kolbe s’avança vers le commandant et dit fermement : « Je demande à mourir à la place de ce père de famille ».
Le commandant resta stupéfait pendant un moment. Une requête de ce genre était impensable.
« Et pour quelle raison ? », demanda-t-il à Kolbe. « Parce que je suis vieux et faible et qu’il a une femme et des enfants ».
« Qui es-tu ? », demanda le commandant.
« Je suis un prêtre catholique. », fut la réponse.
Sa requête fut acceptée. Pendant les 10 jours passés dans le donjon il prépara tous les autres condamnés à mourir en paix avec Dieu et à entrer au paradis. Lorsqu’après tant de jours il fut le dernier à être conscient, l’ordre fut donné de le tuer.

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Désirant commémorer le 75ième anniversaire de sa mort héroïque, je veux vous écrire cette seconde lettre.

Le Père Maximilien s’est préparé à cette mort toute sa vie, poussé en cela par un évènement extraordinaire qui a eu lieu pendant son enfance et que nous connaissons grâce à sa mère. Inquiet de son propre caractère difficile qu’il avait du mal à dominer, le garçon de 10 ans commença à prier avec ferveur Notre-Dame pour Lui demander Son aide.


Un jour, la Mère céleste lui apparut avec deux couronnes dans les mains, une rouge et une blanche : la blanche, expliqua-t-Elle, est la couronne de pureté, la rouge, du martyre. Lui demandant laquelle choisira-t-il, il répondit qu’il prendra les deux ! Bien qu’il ne parla jamais de ce miracle à personne durant sa vie, il est aisé de comprendre que cette vision orienta toute sa vie, inspira toutes ses décisions, le guida dans toutes ses entreprises et le prépara finalement à l’acte qui couronna sa vie d’amour : sa mort héroïque !

C’est de cette vision que furent formés ses principes, règles de vie et conduite personnelle. Cette vision fut la première et principale invitation de la Reine du Ciel à devenir Son chevalier.

Quand il répondit généreusement et fut le premier à être enrôlé, par Elle-même, en tant que Chevalier de l’Immaculée, Elle lui promit les deux couronnes.
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Maintenant, à travers Ses instruments, ELLE vous a invité à devenir Son Chevalier. Et quand vous avez répondu généreusement et avez pris votre engagement au sérieux, avez-vous pensé qu’ELLE vous promettrait moins ? En vérité, cette vision se rapporte à chacun de nous ! Chaque chevalier devrait méditer profondément sur le « message » de cette vision afin de recevoir la même récompense : l’éternel couronne au paradis !
Examinons brièvement le message de la Reine à Son chevalier privilégié et à travers lui, à nous tous :
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1. LA COURONNE :

Alors que de nos jours presque tout le monde conçoit sa vie sur terre comme la chose la plus importante et souvent la seule digne d’importance, le message de la double couronne nous incline fortement vers l’éternité, et précisément vers la gloire éternelle et la victoire au paradis. Quiconque marche dans les traces de saint Maximilien se libérera de la pire de toutes les illusions, le maçonnique ou communiste « paradis sur terre ».

Chacun se tourne vers l’horizontal, est constamment occupé par sa ridicule petite personnalité, se détourne du vertical, se concentre sur la terre au lieu du ciel, sur le temps au lieu de l’éternité, sur l’exil au lieu de l’éternel patrie. Notre-Dame, à travers cette promesse, fait comprendre à Maximilien Kolbe et à tous Ses chevaliers le sens de notre courte vie dans cette vallée de larmes : il n’y aura d’attente à avoir dans ce monde autre que préparation, pèlerinage, longs et laborieux efforts.

Mais nos yeux, cœurs et âmes sont dirigés plus haut, en accord avec la promesse de Notre Seigneur : « Demeurez fidèles jusqu’à la fin, et vous gagnerez la couronne de vie ! » La promesse des deux couronnes correspond exactement aux magnifiques mots de Notre-Dame à Sainte Bernadette de Lourdes : « Je promets de vous rendre heureux, mais dans l’autre monde, pas dans celui-ci ! »
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2. Quelle est précisément cette récompense ?


C’est une double couronne, un double triomphe : blanc et rouge ! La couronne pour conserver l’héroïque pureté et pour donner son sang pour la gloire de Dieu et la salvation des âmes. Mais n’oubliez jamais qu’une couronne appartient par essence toujours au roi et à la reine. La couronne de gloire éternelle vous ne pouvez uniquement la trouver que sur la tête du Roi des Rois et/ou sur celle de Notre-Dame, reine du ciel et de la terre.


Si Notre-Dame offre à notre saint une telle couronne et même une double couronne, cela veut précisément dire qu’il est invité à participer à la gloire et au triomphe de Notre-Seigneur et de Notre-Dame, et plus précisément : au Sacré-Cœur et au Cœur Immaculée de Marie ! Cela signifie encore : ma récompense éternelle et ma joie sont les trésors contenus dans le Sacré-Cœur et dans le Cœur Immaculée de Marie.
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Ces cœurs unis sont l’objet de mes désirs, mes méditations, ma gloire, ma joie et mon réconfort : mon unique et mon tout ! En réalité, toute la vie du Père Kolbe était une méditation constante sur sa merveilleuse Mamusia (petite Mère) et Hetmanka (commandant en chef) et à travers elle sur la beauté du Sacré-Cœur !

Ces Cœurs très sacrés devraient aussi être « notre unique et notre tout ».

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3. En choisissant la fin, vous devez choisir les moyens.

Si je veux obtenir la couronne de gloire, ma vie sur terre sera un effort permanent tel que celui que le père Kolbe nomme « Notre Idéal » : la couronne blanche – L’Immaculée, et à travers Elle, la couronne rouge – le Sacré Cœur (voyez l’acte de consécration). Il résumera toujours toute la vie spirituelle en deux termes : la pureté et le sang, la sainteté à travers la souffrance, la prière et le sacrifice.

En d’autres termes la couronne blanche vous sera décernée si partout et toujours vous cherchez uniquement à réaliser la VOLONTÉ DE L’IMMACULÉE, qui n’est rien d’autre que la virginité de l’âme, l’essence de la Pureté. Ceci il l’écrivit très clairement dans sa « Règle de Vie » à la fin de sa retraite en 1920 : « Je dois devenir un saint !

Je dois devenir un grand saint ! » Bien des fois il expliqua l’essence de la transformation en saint : la totale conformité avec la volonté de Dieu. Et il insista sur le fait que seule l’Immaculée a reçu la grâce de nous former, Ses enfants, à devenir saints : « notre degré de sainteté dépend de notre proximité avec l’Immaculée.

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[…] Si vous voulez réellement vous sanctifier, rappelez-vous, la sanctification et la persévérance (dans la recherche de la sainteté) dépend de la dévotion à Notre-Dame »… « Permettez-Lui de vous guider, et vous serez vous-mêmes convaincus, que l’Immaculée est le plus court et le plus sûr chemin vers la sainteté. » La couronne blanche est la constante imitation de l’Immaculée jusqu’à ce que j’abandonne totalement ma propre volonté pour ne réaliser que ce qu’Elle désire ! ».

La couronne rouge sera obtenue si vous êtes prêt à aimer Dieu « jusqu’à la fin » : le martyre est par essence « l’amour de Dieu à travers la souffrance », le plus grand amour est « de donner votre vie pour vos frères ». Ainsi, il parle et écrit sur ces thèmes tous les jours : « La vie de l’homme est faite de trois phases : la préparation au travail, le travail et la souffrance. A travers ces trois phases…

Dieu nous amène à Lui. Plus une âme est fervemment dévouée à Dieu, plus tôt elle se prépare à cette troisième phase, afin de cimenter son amour pour l’Immaculée avec la souffrance née de l’amour. Car rien ne nous unit à l’Immaculée et ne nous renforce tant dans la charité que cet amour combiné à la souffrance pour l’amour. Précisément sur ce chemin de souffrance nous pouvons trouver si oui ou non nous Lui appartenons vraiment, sans réserve.

Dans cette troisième phase de nos vies nous devons montrer le plus grand amour pour Elle, l’amour d’un Chevalier ! L’amour pour Dieu est perfectionné dans la souffrance, comme l’or est purifié dans le feu. Il est important de mentionner ici l’extraordinaire dévotion du saint au Saint-Sacrement et à la sainte messe. La messe quotidienne et l’heure sainte (obligatoires pour tous les frères de Niepokalanów, en dépit de leur emploi du temps surchargé) étaient pour lui les moments les plus importants de la journée.

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Pourquoi ? Parce que pour gagner la couronne rouge nous devons constamment être unis avec le Précieux Sang de Notre-Seigneur, coulant de Sa tête couronnée de la couronne d’épines et de Son cœur percé… présents dans le calice de la sainte messe. Quel programme pour chaque Chevalier, exactement comme Saint Louis Marie Grignon de Montfort décrivit « les apôtres des temps derniers » :

Le crucifix dans la main droite, le Rosaire dans la main gauche ! Le crucifix est le sacrifice de Notre Seigneur sur la croix, présent lors de la sainte messe. Et celui qui vit la sainte messe en imitation constante et généreuse de Notre-Seigneur obtiendra la couronne rouge.

Le rosaire est le symbole de la dévotion à Notre-Dame, tel une chaîne qui lie l’enfant à sa mère, le chevalier à sa reine. Celui qui maintient la vraie dévotion à Marie et L’accepte totalement et entièrement comme Mère et Reine, obtiendra la couronne blanche : Il recevra d’ELLE tous les fruits merveilleux de la sagesse et de la pureté.
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4. Le quatrième message inclus dans cette vision : pour obtenir les couronnes, vous devez vous battre :
Et parce que les couronnes sont l’ultime récompense après la victoire finale, le combat durera tant que la vie elle-même et ce sera un combat héroïque ! Ainsi fut la vie de saint Maximilien : dès l’enfance il apprit qu’ELLE est « le commandant en chef » des armées chrétiennes, et où qu’ELLE apparaisse, le diable essaiera de La détruire de toutes ses forces, avec toute sa terrible colère.
De l’autre côté, où que Satan règne, ELLE arrive afin « d’écraser sa tête ». L’église sur terre est l’Église militante, et personne ne peut entrer dans le Royaume des cieux sans un combat permanent contre les ennemis internes (mauvais penchants, concupiscence) et externes (les armées innombrables du démon) jusqu’à la fin de sa vie. Ainsi, nous ne devrions ni imaginer ni désirer une vie douce et joyeuse sur terre sans les épreuves et batailles ; au contraire, se levant chaque jour, le Chevalier est prêt à une nouvelle journée de combat pour propager et conquérir le monde et les âmes pour « la Cité de Dieu ».
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5. Une dernière considération : comment se battre ?
A nouveau, voyez le très simple exemple de notre saint : vous devez penser aux couronnes (méditations), vous devez les demander (prières), vous devez prendre les moyens. Si vous voulez recevoir les couronnes, alors vous devez d’abord désirer et collaborer afin que tous puissent reconnaître et se soumettre au Roi des Rois à travers notre Reine du Ciel.
Vous devez travailler au triomphe du Sacré-Cœur de Jésus, du Cœur Immaculée de Marie dans tous et chacun des cœurs en particulier : en d’autres mots, être Son dévoué chevalier, instrument à travers laquelle la Médiatrice de toutes les grâces peut envoyer les rayons de grâce dans de nombreuses âmes pour leur conversion et sanctification. Et comment ferez-vous cela ?
Quelles sont les armes pour faire connaître et aimer Jésus et Marie ? Encore une fois : prières, sacrifices, volonté de l’Immaculée et tous les autres moyens à la portée de votre zèle et de votre générosité. Les mêmes moyens pour inviter d’autres âmes à obtenir les couronnes et aller au paradis sont les pratiques concrètes pour obtenir votre propre récompense : ce que vous faites pour les autres, vous le faites deux fois pour vous-mêmes !
A la fin juillet, saint Maximilien entra dans le donjon avec 9 autres condamnés ; marchant vers la plus terrible des morts, il mena tous ces principes et inspirations de la double couronne jusqu’à leur ultime réalisation : tel qu’il vécut, il mourut !
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Puissent son exemple et son intercession nous rendre toujours plus généreux, afin que nous puissions entendre un jour des lèvres de notre Sauveur : « Viens maintenant, bon et dévoué chevalier, reçois les couronnes que je t’ai promises quand tu décidas de devenir le soldat de Ma Mère, le CHEVALIER DE L’IMMACULÉE ! »

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Jour de la fête de Sainte Anne, le 26 juillet 2016
Avec ma bénédiction,croix jesus
Votre dévoué,
Abbé Karl Stehlin (1), prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
source: http://laportelatine.org/international/activiteint/confrer/militia_immaculatae/militia_immaculatae_lettre_02_160726.php

 

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RÉVEIL…*En communion d’esprit avec Saint François d’Assise*

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« Observez les lis des champs comme ils poussent : ils ne peinent ni ne filent. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux ».(Matthieu, chapitre 6).


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LA NATURE

Mon Dieu, en contemplant ta création qui s’éveille, ce matin, je me rends compte à quel point elle reçoit tout de toi.

Rien de ce qui lui est donné‚ ne lui vient d’un autre que toi.

Et je prends également conscience, en l’observant attentivement sortir de son sommeil, à quel point elle est docile entre tes mains.

Oui, Seigneur. Elle semble t’être totalement soumise.

Lorsque, par exemple, tu lui envoies du haut du Ciel ta rosée pour la rafraichir avant que le soleil ne darde ses premiers rayons, alors c’est elle tout entière qui reçoit cette rosée.

Il n’est pas une feuille, pas une fleur, pas même un brin d’herbe (fut-il minuscule !) qui n’en soit empreint.

 

De mémoire de brin d’herbe, Seigneur, on n’a jamais entendu l’un d’entre eux dire :

-« Aujourd’hui je ne souhaite pas que les gouttes de rosée perlent le long de mon corps ! Je veux rester sec ! »

Non, Seigneur, on ne l’a jamais entendu dire !

De la même façon, lorsque les premiers rayons de soleil percent à travers la brume matinale, alors ce sont bien toutes les fleurs du jardin qui, peu à peu, commencent à lui ouvrir leurs pétales. Oui, toutes !

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De mémoire de rose, Seigneur, on n’a jamais entendu l’une d’entre elles dire :

-« Ce matin, que le soleil ne vienne pas me réveiller ! Je souhaite rester fermée pour la journée ! »

Non, Seigneur, cela non plus, on ne l’a jamais entendu dire !

La fleur obéit au soleil de manière absolument parfaite et si, par le plus étrange des hasards, ce dernier en venait à s’arrêter au début de son arc et restait pour ainsi dire « figé dans le ciel« , alors la fleur cesserait immédiatement de s’ouvrir et elle attendrait qu’il reprenne sa course pour poursuivre ses longs étirements.

Oui, Seigneur, ta création est docile entre tes mains !

En tous points, elle t’est assujettie.

Ainsi, chaque matin, et ceci de manière invariable, Elle reçoit de toi tout ce dont elle a besoin pour se renouveler et CROITRE.

De jour en jour, lentement, sous l’action sans cesse répétée de l’eau et du soleil, elle se pare de couleurs plus vives et plus riches, d’atours plus somptueux…et, de cette façon, chaque élément qui la compose peut remplir progressivement la mission que tu lui as assignée et pour laquelle tu l’as créé.

Ainsi la vigne, arrivée à maturité, finira immanquablement par donner du raisin qui lui-même permettra d’obtenir le vin.

L’arbre fruitier, lui, produira inévitablement les fruits que tu lui as demandé de porter : des pommes, des cerises, des figues ou bien des noix…

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Les coquelicots, eux, finiront forcément par devenir rouges, et les bleuets bleus…chacun répandant dans l’air le parfum particulier qui est le sien.

Et rien (absolument rien ni personne) ne pourra entraver la venue et la progression de ce merveilleux processus dont tu es chaque jour le Grand Initiateur, Seigneur.

Oui, chaque élément accompli au sein de ta création la vocation qui lui est propre.De mémoire de cerisier, on n’a jamais entendu dire que l’un d’entre eux avait renoncé à être ce qu’il était et avait choisi de devenir, par exemple, de la broussaille ou du chiendent ! Là encore, non, Seigneur. On ne l’a jamais entendu dire.

 

Seigneur, avec toi la création est comme de l’argile dans les mains d’un potier ! Elle ne te résiste pas.

Et lorsque, à certains moments de la journée ou à certaines périodes de l’année, tu fais se lever le vent et que ce dernier commence à souffler sur elle, alors ce sont tous les éléments qui en font partie (sans aucune exception) qui suivent son mouvement.

 potier potterwheel

Le vent soufflera-t-il vers l’Ouest, tous les éléments s’inclineront vers l’Ouest. Soufflera-t-il vers l’Est, ils s’inclineront vers l’Est.

Soufflera-t-il faiblement, alors ils se contenteront de saluer de manière discrète ! Soufflera-t-il plus fort, voire violemment, alors tous les épis de blé et tous les éléments les plus souples tomberont la face contre terre !!

 

Le vent tourbillonnera-t-il, alors ta création tout entière se mettra soudain à danser une véritable farandole !!!

De mémoire d’arbre, Seigneur, on n’a jamais entendu dire que l’un d’entre eux avait un jour refusé d’agiter ses branches au passage du vent !

Non, Seigneur, cela non plus, on ne l’a jamais entendu dire !


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LES HOMMES

Seigneur, en regardant s’ouvrir un à un les volets des immeubles et des maisons où résident les hommes, au loin, je me rends compte à quel point nous, les êtres humains, nous avons besoin de toi nous aussi.

L’univers est tellement immense que l’on s’y sent petit et seul si tu n’es pas là ! Et je prends également conscience, en considérant comment nos journées se passent habituellement, à quel point nous sommes rebelles à tes appels.

Oui, Seigneur, nous sommes tous tellement rétifs !

Cela, tu le sais bien puisque c’est toi-même qui veille sur nous depuis ce fameux jour des origines où tu nous as tirés de la terre ! Il faut dire que tu as déposé en chaque être humain, Seigneur, une chose très particulière que la nature, elle, ne possède pas.

Il s’agit de la LIBERTÉ.

Et c’est là ce qui fait toute la différence !

Lorsque, par exemple, tu fais jaillir dans le monde des sources d’eau vive pour que les hommes puissent aller s’y rafraichir au cours de leur long et difficile pèlerinage terrestre, alors ils ont la possibilité de s’en détourner s’ils le souhaitent ! Ils peuvent même choisir de se rendre là où les points d’eau sont empoisonnés !

 

Tous tes enfants, Seigneur, ne vont pas systématiquement s’abreuver dans les Oasis que tu as préparées pour eux !

De mémoire d’homme, Seigneur, on a souvent entendu certains d’entre eux dire : « Choisissons ce qui est mauvais plutôt que ce qui est bon; ce qui est souillé plutôt que ce qui est pur; ce qui est dur plutôt que ce qui est doux ! »

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Ou bien : « Préférons les offenses aux mots d’amour; les coups aux caresses; les conflits à la paix ».

Oui, Seigneur, cela, on l’a souvent entendu dire !

 

De la même façon, lorsque tu envoies sur le genre humain ton ineffable lumière pour l’éclairer dans la longue nuit qu’il traverse ici-bas, alors il a toujours la possibilité de se voiler la face et de préférer les ténèbres à la place, si tel est son bon plaisir !

Qui pourrait l’en empêcher puisque tu l’as voulu libre, Seigneur ?

De mémoire d’homme, on a souvent entendu certains d’entre eux dire : « Choisissons la nuit plutôt que le jour; le mensonge plutôt que la vérité; le mal plutôt que le bien; l’erreur plutôt que ce qui est juste; la mort plutôt que la vie ».

 

Oui, Seigneur, cela aussi, on l’a très souvent entendu dire !

Contrairement à la nature, Seigneur, tes enfants les hommes n’obéissent pas à tes commandements de manière parfaite.

Et si, à certaines périodes de leur histoire, tu leur fais la grâce de déverser encore plus abondamment tes bienfaits sur la terre qu’ils habitent, alors il se peut très bien que la plupart d’entre eux ne s’en aperçoivent même pas et, de cette façon, ne connaissent pas le temps où tu les as visités!

Oui, Seigneur, les hommes sont très souvent fermés à ta Présence.

Ils ne te sont pas en tous points soumis.

C’est pourquoi, chaque jour, ils ne savent pas forcément reconnaître, désirer et accueillir les bons aliments dont ils ont besoin pour se régénérer et grandir peu à peu jusqu’à Toi.

Et faute d’avoir bu ton eau pure et mangé ta nourriture saine, ils ne s’épanouissent malheureusement pas toujours de manière harmonieuse.

Ainsi, du haut du Ciel, tu constates avec tristesse que telle personne qui était chère à ton coeur s’éloigne peu à peu de toi et ne dégage plus ta bonne odeur de sainteté.

Telle âme que tu avais comblée de dons extraordinaires ne produit plus rien et est semblable à un champ en friche.

Telle autre à laquelle tu avais donné mission de ramener les hommes vers toi…les en Détourne.

Non, vraiment : tous les hommes ne laissent pas sur cette terre la trace exacte du rêve d’amour que tu avais sur chacun d’eux au départ, Seigneur.

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De mémoire d’homme, on a souvent entendu dire que tel ou tel d’entre eux s’était fourvoyé dans de mauvaises voies, perdu dans des impasses, ou bien attaché à de mauvaises valeurs, ou encore voué à des causes contestables…

Oui, Seigneur, cela aussi, combien de fois l’a-t-on entendu dire ?!

Et la conséquence de tout cela est que le monde n’a pas toujours le visage que tu voudrais qu’il ait !

Tu le rêves idéal, Seigneur, mais il est en proie au chaos.

Tu le rêves en paix, mais il est pratiquement constamment en guerre.

Tu le rêves guéri, mais il est couvert d’une multitude de blessures qui le font souffrir et l’affaiblissent.

Les hommes te résistent, Seigneur.

Ils restent sourds à tes suggestions…et la face de la terre s’en trouve défigurée. Et lorsque, parfois, au sein de cet affreux désordre, tu fais jaillir un puissant Souffle de Pardon et d’Espérance et que tu l’envoies parcourir les rues des villes (ou quelque lieu où se trouvent des hommes), tes enfants ont là encore le pouvoir de rester enfermés chez eux, voire même de marcher à contre-courant de ce Souffle s’ils le souhaitent !

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Tu leur as donné cette liberté, Seigneur !

Qui pourrait les arrêter ?

Le bon sens leur suggèrera-t-il d’écouter telle parole de sagesse…ils pourront fort bien l’ignorer et en écouter une autre !

La prudence voudra-t-elle qu’ils renoncent à tel projet…qui pourra les empêcher de s’entêter et d’aller contre l’avis de la prudence ?

Les plus érudits parmi eux leur conseilleront-ils d’emprunter telle route…ils auront la possibilité de se moquer et de prendre un mauvais chemin !

Multiplieras-tu tes prophètes pour leur redire à nouveau toute l’importance de la conversion et la richesse de ta miséricorde…ils pourront les faire taire ou bien s’en débarrasser !

De mémoire d’homme, Seigneur, on a très souvent entendu dire que certains d’entre eux avaient tentés de faire tomber tes artisans de paix, et, ainsi, d’entraver la marche d’un peuple vers sa liberté ou sa Terre Promise.

Oui, Seigneur, cela également, on l’a très souvent entendu dire !


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UNE PRIÈRE

En ce matin où je contemple avec émerveillement ta création qui s’éveille, Seigneur, et où je vois également tes enfants les hommes s’apprêter à sortir de leur demeure pour aller vaquer à leurs activités, je voudrais te demander trois grâces pour que cette nouvelle journée qui commence soit vraiment profitable.

 

1-La première concerne la vie sacramentelle.

Je voudrais tout d’abord te demander, Seigneur, de faire qu’aujourd’hui je ne demeure pas insensible à cette EAU VIVE dans laquelle tu m’as baigné peu après ma naissance (un peu comme un cadeau de bienvenue dans le monde des hommes) et qui est celle de mon BAPTÊME.

Le baptême, en effet, m’a fait entrer dans la vie chrétienne, Seigneur. Et cela est extraordinaire !

Je n’aurai jamais assez de toute ma vie pour te remercier de m’avoir fait ce don !


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De plus, ce sacrement m’a aussi et surtout ouvert les portes de L’EUCHARISTIE qui est le plus grand des sept sacrements dont ton Église est la gardienne depuis 2000 ans, et ce parce que Ton Fils Jésus est réellement présent dans l’hostie consacrée.

Et c’est là une grâce absolument inestimable, car ton Fils EST Dieu.

Je te demande donc d’être fidèle aux promesses de mon baptême, Seigneur, c’est à dire de renoncer au mal et de vivre chaque jour en conformité avec les commandements que ton Fils Jésus nous a donné dans l’Évangile.

Pour cela, donne-moi de me fortifier en me nourrissant de Lui le plus souvent possible à la Messe.

Et si d’aventure j’en viens à faire des écarts au cours de cette journée, alors donne-moi, s’il te plaît, d’avoir recours au sacrement de RÉCONCILIATION le plus rapidement possible afin que ce lien précieux qui nous unit soit immédiatement restauré.

 

Et après avoir avoué mes fautes, Seigneur, donne-moi aussi et surtout de prendre la ferme résolution de changer mes mauvaises habitudes et de ne plus retomber dans mes anciens travers, afin que des progrès réels s’opèrent en cette vie où je marche vers toi.

Comment l’un de tes enfants pourrait-il supporter de demeurer une seule seconde loin de toi, Seigneur ?


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2-La deuxième grâce concerne la vie de prière.

Seigneur, je voudrais également te demander, en ce début de journée, de savoir rester ouvert à ta LUMIÈRE afin que je sois une terre bien préparée et qu’ainsi les sacrements aient une réelle incidence sur ma vie de tous les jours.

Les sacrements, en effet, ne peuvent pas porter du fruit malgré nous, de la même façon que la pluie (même en tombant quarante jours et quarante nuits) ne fera jamais germer et éclore de roses sur des rochers !

Donne-moi donc de me préparer à t’accueillir et à grandir en cultivant ce jardin intérieur qu’est mon âme, et ce en mettant la PRIÈRE à la première place dans ma vie.

La prière au lever, au coucher, mais aussi la prière avant et après chaque travail que j’effectue, et également la prière du ROSAIRE.

Prier, Seigneur, c’est tourner ses pensées vers toi.

C’est chercher sans cesse un échange d’amour avec toi.

Il ne saurait donc y avoir une activité plus noble pour l’homme sur cette terre.

Et afin que cette prière soit plus riche et plus belle de jour en jour, donne-moi également de ne pas omettre de la nourrir par la lecture régulière de ta PAROLE.

Fais que cette dernière m’inspire, me façonne et devienne jour après jour la Lumière de mes pas.


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3-La dernière grâce concerne la conversion.

Je voudrais enfin te demander, Seigneur, d’apprendre peu à peu à M’ABANDONNER à Toi; c’est à dire d’avoir progressivement les mêmes goûts que toi; d’aimer ce que tu aimes; de détester ce que tu détestes; d’aller là où tu vas; de fuir les lieux que tu as en abomination; un peu comme les épis de blé qui ne résistent pas au mouvement du vent.

 

Et afin de parvenir à redresser ce qui est tordu en moi et à défroisser tous les mauvais plis qui me font m’incliner du mauvais côté, apprends-moi à faire de petites mortifications chaque jour et à pratiquer régulièrement le JEÛNE ALIMENTAIRE qui habitue petit à petit l’âme et le corps à se départir de leurs mauvaises tendances.

Ainsi, devenant chaque jour plus conforme à ce que tu attends de moi, et étant moins rebelle à l’action de ton Esprit Saint, je serai plus à même de remplir la mission que tu m’as confiée sur cette terre.

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Oui, Seigneur, donne-moi de M’ASSAGIR et de laisser ta GRÂCE AGIR.

Alors, je cesserai peu à peu d’être cet homme sec et réfractaire que je suis devenu avec les années, et je retrouverai enfin la souplesse et la fraîcheur de mon enfance !

Je deviendrai un homme à l’image de celle que nous vénérons ici-bas comme le plus parfait des êtres créés, et qui est pour nous le plus beau modèle de docilité à ton Esprit qui puisse exister, Seigneur : la VIERGE MARIE.

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Elle qui t’a dit un jour les mots les plus doux que tu puisses rêver d’entendre :

« JE SUIS LA SERVANTE DU SEIGNEUR, QU’IL ME SOIT FAIT SELON TA PAROLE ».

 


Source : http://ekladata.com/sJPPk06rTk4DWhhz3rICh8gB2Yo/-CHERE-GOSPA-45-LE-JARDIN-DE-JESUS-2E-PARTIE-.pdf

 

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Extraits *PRÉPARATION À LA MORT*& Prières.. De Saint Alphonse de Liguori*

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Saint Antonin rapporte qu’à la mort d’Alexandre de Grand, un philosophe s’écria: « Le voilà donc cet homme! Hier, il foulait la terre en vainqueur; aujourd’hui elle pèse sur lui. Hier, le monde entier était petit pour lui; aujourd’hui, trois pieds de terre lui suffisent. Hier, il marchait à la tête des armées, aujourd’hui, quelques valets le portent dans la tombe! » (S. Antonin de Florence, Summa theologica, p IV, tit. 14, c. 8, t. 4, Vérone 1740, col. 824.

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 Le Père A. Tannoia, premier biographe de saint Alphonse, raconte que « pour montrer comment l’homme en lui-même n’est qu’un amalgame destiné à se décomposer, (le saint) dessina au charbon, dans notre maison de Ciorani, le cadavre d’Alexandre le Grand, tout défiguré, assailli par les rats, avec en dessous cette inscription:

Voilà où finit toute grandeur » (Della vita del ven. Servo di Dio Alfonso M. Liguori, lib. 1, c. 3, t. 1, Naples, 1798, 8)).

Mais écoutons plutôt la voix de Dieu: « Pourquoi tant d’orgueil pour qui est poussière et cendre? » (Ecclésiastique 10, 9). Oui, ô homme, voilà ce que tu es: un peu de terre, un peu de cendres. Pourquoi donc t’enorgueillir? Pourquoi torturer ton esprit et dépenser tes années à te grandir en ce monde? Viendra la mort; et alors que deviendront tes dignités et tes vastes desseins? « En ce jour-là, répond le Roi Prophète, s’évanouiront toutes leurs pensées » (Psaume 145, 4).

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                Quelle mort que celle de saint Paul, ermite, qui avait passé soixante années dans une grotte, et combien elle fut plus heureuse que celle d’un Néron qui vécut sur le trône impérial au sein des splendeurs de Rome! Quelle mort encore que celle de saint Félix, simple frère lai de l’ordre des Capucins (B. Zucchi, Vita di S. Felice Porri, Forli 1630, p. 102); et combien elle fut plus heureuse que celle de Henri VIII, expirant au faîte de toutes les grandeurs royales, mais dans l’inimitié de Dieu! (N. Sanders, De origine ac progressu schismatis anglicani, Rome, 1586, p. 244).

 

Pensons-y bien: pour se ménager une aussi belle mort, les saints ont tout abandonné; ils ont renoncé à leur patrie, aux plaisirs de la terre, aux espérances que le monde leur offrait, et ils ont embrassé une vie pauvre et humble, s’ensevelissant ainsi tout vivant, afin de n’être pas, après leur mort, ensevelis dans l’enfer. Au contraire, comment les partisans du monde peuvent-ils jamais espérer une heureuse mort, eux qui vivent dans les délices au milieu des occasions dangereuses et avec toutes sortes de péchés sur la conscience?

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Dieu fait aux pécheurs cette menace qu’à la mort ils chercheront, mais en vain: « Vous me chercherez et vous ne me trouverez point » (Jean 7, 35); il les prévient qu’alors ce sera le temps, non plus de la miséricorde, mais de la vengeance: « En ce temps-là, je leur rendrai ce qui leur sera dû » (Deutéronome 32, 35).

 

Au surplus, le simple bon sens nous tient le même langage. Voici un homme du monde sur le point de mourir. Il a l’esprit affaibli et enveloppé de ténèbres, le coeur endurci par les mauvaises habitudes; en même temps les tentations fondent sur lui plus violentes que jamais.

Comment résistera-t-il, lui habitué jusque-là, non pas à lutter contre l’enfer, mais à lui céder la victoire? Il faudrait qu’une grâce plus forte vint alors changer son coeur. Mais cette grâce, Dieu est-il tenu de l’accorder? Et ce pécheur, est-ce peut-être par sa vie de désordre qu’il l’a méritée? Cependant est-il possible qu’une âme ayant la foi, réfléchisse sur ces grandes vérités sans quitter tout pour se donner entièrement à ce Dieu qui doit nous juger selon nos oeuvres?

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 Brièveté de la vie 

 « Qu’est-ce que votre vie?
Une vapeur qui paraît pour peu de temps »

(Jacques 4, 15)

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Quelle folie de s’exposer, pour les misérables et fugitifs plaisirs de cette vie si courte, à faire une mauvaise mort, prélude d’une éternité malheureuse! Oh! Qu’il est important ce dernier moment, ce dernier soupir, cette dernière chute du rideau! Car une éternité entière en dépend; une éternité avec toutes les délices réunies, ou bien une éternité avec tous les tourments ensemble: une vie à jamais heureuse, ou bien à jamais malheureuse!

Pensons-y: c’est pour nous obtenir une bonne mort que Jésus Christ a voulu subir une mort si amère et si ignominieuse. Et maintenant encore, s’il nous adresse tant de menaces, c’est afin que nous prenions nos mesures de manière à terminer notre vie dans la grâce de Dieu.

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                On demandait à Antisthène quelle était la plus belle fortune qu’on pût faire en ce monde: « Une bonne mort, » répondit-il aussitôt, tout païen qu’il était (D. Erasme, Apophtegmata, lib. 7, n. 14, Lyon, 1556, p. 549). Que dira donc un chrétien, lui qui sait par la foi que du moment de la mort dépend l’éternité?

Alors, en effet, on saisit l’une des deux roues qui conduisent soit à l’éternel bonheur du ciel, soit aux souffrances éternelles de l’enfer. Voici une bourse qui renferme deux billets: sur l’un des deux on lit: Enfer, et sur l’autre: Paradis.

Si vous aviez à tirer au sort l’un des deux billets, que ne feriez-vous pas pour vous assurer le bonheur d’amener le second? Les malheureux qui sont réduits à risquer leur vie sur une table de jeu, grand Dieu! Comme ils tremblent en étendant la main pour jeter leurs dés et amener le coup qui décidera de leur vie ou de leur mort!

 

Et vous, quelle ne sera pas votre épouvante, quand vous vous trouverez au moment suprême et que vous vous direz: De l’instant auquel je touche, dépend ma vie ou ma mort pour l’éternité? Maintenant il va se décider si je serai heureux à jamais ou condamné pour toujours au désespoir?

Saint Bernardin de Sienne raconte d’un prince sur le point de mourir qu’on l’entendait s’écrier dans son épouvante: « Je possède en ce monde tant de terres et de palais; mais, si je meurs cette nuit, je ne sais pas où je pourrai trouver un abri » (S. Bernardin de Sienne, Quadragesimale de christiana religione, semo 14, art. 2, c. 1, Opera, t. 1, Quaracchi, 1950, p. 161).

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                Mon frère, si vous croyez qu’il faut mourir, qu’il y a une éternité et qu’on meurt une fois seulement, en sorte que se tromper alors c’est se tromper pour toujours, sans espérance de pouvoir jamais revenir sur ses pas, comment ne vous décidez-vous point, dans ce moment même où vous lisez ces lignes, à faire tout ce qu’il est possible pour vous assurer une bonne mort?

 

Un saint André Avelin se demandait en tremblant: « Quel sort m’est réservé dans l’autre vie? Qui sait si je serai sauvé ou damné? » (G. B. Bagatta, Vita del B. Andrea Avellino, Naples, 1696, p. 189). Ainsi tremblait également saint Louis Bertrand au point de ne pouvoir, la nuit, goûter un instant de repos, « car, se disait-il à lui-même, qui sait si tu ne te damneras pas? » (Bollandistes, Acta Sanctorum, t. 53 (10 octobre), Paris, 1868, p. 376).

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Et vous, chargé de tant de péchés, vous ne tremblez pas! Ah! Ne perdez pas une minute, réparez le passé, prenez le parti de vous donner véritablement à Dieu et commencez en ce moment même une vie qui vous soit à l’heure de la mort un sujet, non d’angoisses, mais de consolation.

 

Adonnez-vous à l’oraison, fréquentez les sacrements, rompez avec les occasions dangereuses et, s’il le faut, quittez le monde; en un mot, assurez votre salut éternel, et persuadez-vous bien que, pour assurer son salut éternel, on ne saurait prendre trop de précautions.

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Le Regret de Nos Péchés

AFFECTIONS ET PRIÈRES

  O Jésus, mon Rédempteur, soyez béni de ne m’avoir pas fait mourir, quand je me trouvais dans votre disgrâce! Depuis combien d’années ne devrais-je pas souffrir au fond des enfers? Ah! Seigneur, quelles actions de grâces je vous rends!

 

                Afin d’expier mes péchés, j’accepte ma mort; et je l’accepte telle qu’il vous plaira de me l’envoyer. Mais, puisque vous m’avez attendu jusqu’à cette heure, attendez-moi encore un peu. « Laissez-moi, un moment, donner libre cours à ma douleur » (Job 10, 20). Oui, avant que vous ayez à me juger, donnez-moi le temps de pleurer les offenses dont je me suis rendu coupable envers vous. Je ne veux plus résister à votre choix. Et qui sait, si, dans cette méditation, vous ne venez pas de m’adresser votre dernier appel?

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                Je ne mérite point de pitié, je l’avoue, moi qui tant de fois ai reçu mon pardon et qui tant de fois ensuite me suis montré si ingrat en recommençant à vous offenser. Mais, « Seigneur, vous ne méprisez jamais un coeur contrit et humilié » (Psaume 50, 19). Puisqu’il en est ainsi, voici un pécheur, un traître qui vient, poussé par le repentir, se jeter à vos pieds. « De grâce, ne me rejetez pas de devant vous ».

Vous l’avez dit vous-même: « Je ne rejetterai pas celui qui vient à moi » (Jean 6, 37). A la vérité, je suis plus coupable que les autres; car plus que les autres, j’ai été favorisé de vos lumières et de vos grâces. Mais le sang que vous avez répandu pour moi m’encourage, et, en échange de mon repentir, il m’offre mon pardon. Oui, ô mon souverain Bien, je me repens de vous avoir méprisé; je m’en repens de tout mon coeur.

 

Pardonnez-moi et accordez-moi la grâce de vous aimer à l’avenir. Je ne vous ai que trop outragé jusqu’ici. Les années qui me restent à vivre ne seront plus comme autrefois de malheureuses années de péché. Je veux, ô mon Jésus, les employer uniquement à pleurer sans cesse les déplaisirs que je vous ai causés et à vous aimer de tout mon coeur, ô Dieu, digne d’un amour infini.

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                O Marie, mon espérance, priez Jésus pour moi.

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AFFECTIONS ET PRIÈRES

   Seigneur, puisque, m’éclairant de votre lumière, vous me faites voir la vanité et le néant des choses que le monde estime tant, donnez-moi encore la force de m’en détacher avant que la mort me les ravisse. Quel n’est pas mon malheur de vous avoir, pour les plaisirs et les richesses de cette vie, offensé si souvent et de vous avoir perdu pour des choses de rien, ô vous, le Bien par excellence! O mon Jésus, ô céleste médecin, jetez les yeux sur ma pauvre âme, voyez que de blessures je me suis faites moi-même par mes péchés; voyez et ayez pitié de moi.

« Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir » (Matthieu 8, 2). Mais je sais que vous le pouvez et que vous le voulez. Seulement pour me guérir, vous demandez que je me repente de toutes les injures que je vous ai faites. Eh bien! C’est de tout mon coeur que je m’en repens. Maintenant donc que vous le pouvez, guérissez-moi. Oui, « guérissez mon âme, parce que je vous ai offensé » (Psaume 40, 5). Hélas!

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Je vous ai oublié; mais vous, ô mon Dieu, vous ne m’avez pas oublié et je vous entends me dire: « Si l’impie fait pénitence, je ne me souviendrai plus de toutes les iniquités qu’il a commises » (Ezéchiel 18, 21). Or, je déteste mes péchés, je les hais plus que tout autre mal. Oubliez donc, ô mon Rédempteur, toutes les peines que je vous ai causées. A l’avenir, je veux tout perdre, même la vie, plutôt que de perdre votre grâce. Car, sans votre sainte grâce, que me servirait-il de posséder même le monde entier?

 

  Vous connaissez ma faiblesse; venez donc à mon secours. L’enfer ne cessera pas de me tenter; déjà même il me prépare mille assauts pour me réduire de nouveau en esclavage. O mon Jésus! Ne m’abandonnez pas. Désormais je ne veux plus connaître d’autre esclavage que celui de votre amour. Vous êtes mon unique Seigneur: vous m’avez créé; vous m’avez racheté; vous m’avez aimé plus que personne ne m’aimera jamais; vous seul méritez d’être aimé, et je ne veux aimer que vous seul.

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AFFECTIONS ET PRIÈRES

  Me voici, ô mon Dieu. Hélas! Je suis cet arbre stérile qui depuis tant d’années mérite que vous prononciez la sentence fatale: « Coupez-le; pourquoi occupe-t-il encore la terre? » (Luc 13, 7). Car depuis tant d’années que je suis au monde, je ne vous ai rapporté d’autres fruits que les ronces et les épines de mes péchés. Mais, Seigneur, vous ne voulez pas que je désespère. Vous nous avez dit à tous que quiconque vous cherche, est sûr de vous trouver: « Cherchez et vous trouverez » (Matthieu 7, 7).

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Je vous cherche, ô mon Dieu, et je soupire après votre grâce, je déteste de tout mon coeur les péchés que j’ai commis et je voudrais en mourir de douleur. Par le passé, je vous ai fui, ô mon Dieu! Mais maintenant j’estime votre amitié bien plus que tous les royaumes du monde. Non, je ne veux plus résister à vos invitations. Vous me voulez tout entier à vous; et moi, je me donne à vous entièrement et sans réserve. Sur la croix vous vous êtes donné tout à moi; me voici tout à vous.

 

    Vous nous avez dit: « Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai » (Jean 14, 14). Plein de confiance dans cette promesse, je vous demande, ô mon Jésus, en votre nom et par vos mérites, votre grâce et votre amour. Ah! Soyez béni de m’avoir porté à vous adresser cette prière; et puisque vous me l’inspirez, nul doute que vous n’ayez l’intention de l’exaucer. Oui, mon Jésus, exaucez-moi; donnez-moi un grand amour pour vous; donnez-moi le courage de réaliser ce désir.

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                Et vous aussi, ô Marie, ma puissante avocate, exaucez-moi; priez Jésus pour moi.


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AFFECTIONS ET PRIÈRES

   Tel est donc, ô Dieu, le sort réservé à mon corps, à ce corps que j’ai aimé au point de vous offenser pour lui faire plaisir. Un amas de vers et de pourriture! Mais, Seigneur, ce n’est pas là ce qui m’afflige. Je me réjouis au contraire qu’elle doive un jour se corrompre et se consumer, cette chair malheureuse, car c’est pour l’avoir trop aimée que je vous ai perdu, vous, mon souverain Bien.

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Ce qui m’afflige, c’est de vous avoir tant offensé, et cela pour de si misérables jouissances. Cependant je ne veux pas me défier de votre miséricorde. « Le Seigneur attend, afin de pardonner » (Isaïe 30, 18) a dit votre Prophète. Vous ne m’avez donc attendu que pour m’accorder le pardon; et si j’ai un vrai repentir, le pardon sera complet. O Bonté infinie!

 

C’est de tout mon coeur que je me repens de vous avoir offensée. « Plus de péchés, vous dirai-je avec sainte Catherine de Gênes; non, mon Jésus, plus de péchés » (C. Marabotto – E. Vernazza, Vita, … di S. Caterina Fiesca Adorna, Padoue, 1743, pp. 7-8). Je ne veux pas attendre, pour me jeter dans vos bras, que le prêtre applique votre image sur mes lèvres mourantes. Je me jette maintenant entre vos bras.

 

« Maintenant je vous recommande mon âme et je la remets entre vos mains » (Psaume 30, 7). Trop longtemps elle appartint au monde et vous refusa son amour. Ah! Donnez-moi lumière et force pour que je vous aime jusqu’à mon dernier soupir. Non, je ne veux pas attendre, pour vous aimer, que je sois sur le point de mourir. Dès maintenant je vous aime, je me jette entre vos bras, je m’unis étroitement à vous et je vous promets de ne plus jamais vous abandonner.

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                O Vierge sainte, unissez-moi étroitement à Jésus Christ et faites que je ne le perde plus jamais.


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AFFECTIONS ET PRIÈRES

    Ah! Seigneur, combien de fois, malheureux que je suis! J’ai osé me livrer au sommeil, alors que je me trouvais dans votre disgrâce! Quel état misérable que celui de mon âme en ce temps-là! Devenue votre ennemie, elle se résignait de gaieté de coeur à son sort. Déjà la sentence de ma condamnation était prononcée. Il ne restait plus qu’à l’exécuter.

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C’est alors même, ô mon Dieu, que vous n’avez pas dédaigné de me chercher et de m’offrir votre pardon. Mais ce pardon, qui m’assurera que vous me l’avez réellement accordé? Hélas! Faut-il donc que je vive dans cette cruelle incertitude, jusqu’au jour, ô mon Jésus, où vous me jugerez? Non: la douleur que je ressens de vous avoir offensé, le désir que j’ai de vous aimer, et plus encore votre Passion, ô mon bien-aimé Rédempteur, me donnent la confiance que je suis dans votre grâce.

 

Je me repens de mes péchés et je vous aime par-dessus toutes choses, ô Bien souverain! Plutôt mourir que de perdre votre grâce et votre amour. Vous voulez que l’on vous cherche avec joie. « Qu’il se réjouisse, avez-vous dit, le coeur de ceux qui cherchent le Seigneur » (Psaume 16, 10).

 

    Je déteste donc, Seigneur, les injures que je vous ai faites. Donnez-moi courage et confiance; ne me reprochez plus mon ingratitude: moi-même, je la reconnais et je la déteste. Vous avez dit: « Je ne veux pas la mort du pécheur; mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (Ezéchiel 33, 11). Me voici, mon Dieu; je quitte tout pour aller à vous. Je vous cherche; je vous désire; je vous aime par-dessus toutes choses. Donnez-moi votre amour et je ne vous demande rien de plus.

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                Vous êtes mon espérance, ô Marie; obtenez-moi la sainte persévérance.

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http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Ligori/bonne_mort.htm

 

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Qui est Saint Alphonse Marie de Liguori? Brève présentation!

st alphonse de liguori

Docteur de l’Église*Il naît le 27 septembre 1696..

Et meurt le 1er Août 1787 à l’âge de 91 ans..

De noble famille napolitaine, Alphonse était promis à un brillant avenir, du moins son père en avait-il décidé ainsi. L’enfant est doué. A seize ans, il est docteur en droit civil et ecclésiastique. Il devient un avocat de renom et de succès. Il ne perd aucun procès quand il le plaide. Mais, de son côté, le Seigneur plaide tout doucement la cause du Royaume des cieux dans le cœur du jeune homme si bien parti pour réussir dans le monde.

Alphonse décide d’abord de se consacrer à Dieu dans le monde et, pour cela renonce à un beau mariage. Désormais on le trouve assidu aux pieds du Saint-Sacrement et des statues de la Vierge Marie. Il fréquente les malades incurables et les condamnés à mort. A vingt-sept ans, il perd un procès, pourtant juste, à cause des pressions exercées sur les juges par des puissants fortunés. Désespérant de la justice humaine, il démissionne, devient prêtre et se consacre aux « lazzaroni », ces pauvres des bas-fonds de Naples et des campagnes. Il a choisi son camp, celui des pauvres rejetés.

Pour eux, il fonde la Congrégation des Rédemptoristes sous le patronage de saint François de Sales. Toute sa vie, il se battra contre le rigorisme et fera triompher dans l’Église une pastorale de miséricorde et de liberté. Devenu malgré lui évêque, brisé par la maladie, il revient mourir parmi les siens.
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Prophéties de Sainte Bernadette Soubirous*Apparitions de Lourdes…

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Bernadette Soubirous est née le 7 janvier 1844, un an après le mariage de ses parents. Elle est baptisée deux jours après. Elle meurt à 35 ans, souffrant de la tuberculose et d’un asthme chronique. Bernadette Soubirous a été canonisée le 8 Décembre 1933, par le Pape Pie XI.

Prophéties

Selon le «Schwarzer Brief », un bulletin d’information en langue allemande pour les clercs, du 4 Novembre 1998, Bernadette aurait écrit cinq prophéties. En effet, Bernadette aurait écrit une lettre au pape Léon XIII, juste avant son décès en 1879, afin de lui soumettre des messages pour notre siècle. De ces cinq prophéties, quatre se sont réalisées. Cette lettre, a été considérée comme perdue pendant 120 ans et a été retrouvée par le Père Antoine Lagrande au Vatican alors qu’il cherchait des documents sur des miracles à Lourdes. Elle a été écrite juste avant sa mort par Bernadette. Il s’agit de cinq pages séparées et sur chaque page se trouve une révélation.

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Prophéties de Sainte Bernadette Soubirous

1er prophétie .
La première prophétie parle surtout du développement du sanctuaire de Lourdes après la mort de Bernadette. Elle décrit l’épanouissement de Lourdes en tant que lieu de pèlerinage et l’efficacité de la célèbre source de guérison. .

2em prophétie.
Ce message annonce une série d’importantes découvertes scientifiques, comme l’exploitation de l’énergie électrique, l’ampoule à incandescence, le gramophone et d’autres appareils électriques.

3em prophétie.
La troisième prophétie se rapporte à la prise du pouvoir en Allemagne par Hitler et au nazisme: dans les années 30 se produira une chose terrible se terminant par une guerre dans laquelle presque toutes les nations seront impliquées.

4em prophétie.
Les efforts des hommes pour s’envoler dans l’espace sont annoncés par le quatrième message. Autour de l’année 1970, les Américains réussiront l’atterrissage sur la Lune. Prophétie réalisée en 1969 lorsque l’Américain Neil Armstrong a été le premier homme marchant sur la Lune.

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La dernière prophétie, la plus longue de ces prédictions, la voici :

«Sa Sainteté, la Sainte Vierge, m’a dit qu’avec la fin du vingtième siècle arrivera aussi la fin de l’ère des sciences. Une nouvelle ère de la foi commencera sur toute la terre. La preuve sera faite que c’est Dieu qui créa le monde et l’homme. Ce sera le début de la fin de la science en laquelle les hommes ne croiront plus. Des millions d’humains se tourneront de nouveau vers le Christ et la puissance de l’Église sera plus grande que jamais.

La raison pour beaucoup d’hommes de se détourner des scientifiques sera l’attitude hautaine des docteurs travaillant à la réalisation d’une créature issue d’un croisement entre l’homme et l’animal.Les hommes ressentiront au plus profond de leur cœur que c’est là une chose injustifiable. Dans un premier temps, on ne saura contrecarrer la création de ces monstres, mais les scientifiques seront finalement chassés comme on chasse une horde de loups.

Au début du XXIe siècle, on assistera au choc des adeptes de Mahomet et des nations chrétiennes. Une terrible bataille aura lieu dans laquelle 5 650 451 soldats perdront la vie et une bombe très destructrice sera lancée sur une ville de la Perse. Mais à la fin c’est le signe de la croix qui vaincra et tous les musulmans se convertiront au christianisme.

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Suivra un siècle de paix et de bonheur car toutes les nations déposeront les armes.

Une grande richesse s’ensuivra car le Seigneur va répandre sa bénédiction sur les croyants. Sur toute la terre, il ne restera pas une seule famille vivant dans la pauvreté et souffrant de la faim. A un homme sur dix Dieu donnera le pouvoir de guérir les maladies de ceux qui appellent à l’aide. Suite à ces miracles, on entendra les cris d’allégresse d’un grand nombre.

Le 21e siècle sera nommé: «Deuxième Age d’Or de l’humanité».

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Source: Toutes les Prophéties – Sainte Bernadette Soubirous

 

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