Vidéo (6 min:27)*Notre Dame Del Pilar ou Du Pilier & le Père Chaminade*Commenté par le Père Jean-Louis Barré*

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Notre Dame del pilar et le Père Chaminade…

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L’Apparition de Notre Dame Del Pilar (Du Pilier) fût

la Première de toute les Apparitions de Marie sur la terre !!


 

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TERESA MUSCO (stigmatisée)* Partie (4)*Teresa reçut de la Vierge Marie son programme de vie, que voici :

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N’ayant encore que dix ans, en 1954, Teresa reçut de la Vierge Marie son programme de vie, que voici :

Dieu seul pour but,
Jésus pour modèle,
Marie pour guide,
L’Ange Gardien pour soutien
Et moi pour le sacrifice.

« Un programme de vie — commente le père Gabrielle Roschini — en cinq points seulement.

On ne saurait imaginer un programme de vie plus complet, indiscutablement supérieur à l’intelligence d’une fillette de dix ans. Et ce fut le programme réalisé par Teresa pendant sa brève vie ».

Quelques années se sont écoulées. Teresa prit de l’assurance dans sa mission et s’efforça de plus en plus à correspondre aux desseins de Dieu sur elle, guidée toujours par la tendresse et l’amour de Marie.

Plusieurs fois elle visita les médecins ou ceux-ci la visitèrent, mais leurs interventions n’avaient aucun effet sur les « maladies » de l’enfant.

Ils l’internèrent, lui firent passer des rayons X, l’opérèrent, mais peine perdue, aucun soulagement ne venait couronner leurs interventions.

Dépités, fatigués peut-être, ils finirent par avouer à la pauvre mère que sa fille ne serait jamais guérie et que sa vie ne serait pas bien longue : quelques mois tout au plus. Mais, c’était sans compter sur la “surveillance” du « grand médecin des âmes », Celui qui tient en sa Main toute chose. Teresa vivra plus que quelques mois, même s’il est vrai qu’elle est morte jeune, à l’âge de 33 ans.


TÉRÉSA MUSCO (3)

« Jésus, accepte-moi telle que je suis : nullité et misère »

Le 7 mars 1955, Teresa qui aura bientôt douze ans, accompagna sa mère dans un pays voisin pour l’y aider à la vente de légumes. Elle n’avait plus de forces, mais elle était pleine de bonne volonté, cette volonté qui fait que même exténuée, le courage prenne le dessus. Chemin faisant, elle boitillait, car l’un de ses genoux était gonflé et lui faisait atrocement mal.

Pleine de tristesse, la petite se tourna vers son Jésus et lui dit :

« Mon Jésus, toi qui vois mon amour et mon cœur, accepte-moi telle que je suis : nullité et misère. Renforce mon amour pour Toi !… Mon genou gauche gonfle beaucoup et le médecin a dit que j’avais besoin d’un repos absolu… »conclut-elle humblement.

« Plus tard, le 12 avril 1955 — raconte le père Roschini — la petite Teresa devait se soumettre à une nouvelle intervention chirurgicale. “Je me suis sentie désespérée — dit-elle — je criais, je pleurais, je ne voulais en aucun cas me résigner” ».

Et le même père de nous rassurer quant à ce « désespoir » et cette « rébellion » de Teresa : « Ce “désespoir” et cette “rébellion”, doivent être compris — il me semble — dans le sens de rébellion instinctive et non point intentionnelle ».

Il va de soi, bien entendu, car la petite Teresa avait elle-même demandé ces souffrances et les avait acceptées humblement pour le salut de ses frères, le soulagement des âmes du Purgatoire et tout particulièrement — comme l’avait demandé la Madone — pour les Prêtres. Il faut donc prendre ces réactions comme quelque chose de naturel et commune à chaque être et non pas comme une “rébellion” intentionnelle, une révolte contre le bon  Dieu.


«  Ton cœur sera comme un tabernacle vivant… »

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Ce même 12 avril 1955, vers dix-sept heures trente, alors que Teresa était étendue sur son lit, elle vit pénétrer dans sa chambre un grand rayon de soleil, une lumière si intense que l’on pouvait à peine la regarder. Puis elle entendit réciter le “Je vous salue, Marie” et vit ensuite « une ombre très haute et de surcroît très belle ». Comme à son habitude, Teresa demanda : « Qui êtes-vous ?… Que voulez-vous ?… »

Du milieu de l’ombre une voix se fit entendre alors : « J’ai été envoyé par la Maman du ciel pour te dire qu’Elle est à côté de toi. Tu as accepté la croix, et bientôt tu arriveras au Calvaire. Quand tu y seras arrivée, ton corps sera comme un crucifix et ton cœur comme un tabernacle vivant… » Puis, l’Ange l’exhorte à réciter cette prière : « Entoure ma tête de ta couronne ! O Père, perce mes mains et mes pieds avec tes clous ! Blesse mon côté avec ta lance ! Je me penche sur tes genoux pour recevoir ta flagellation et l’amertume de la traîtrise de Judas, accepte mon néant !… » (Journal, pp. 1328-1329).


 « L’amour a la forme d’une croix »

croix

L’année 1956 commença pour Teresa sous de ténébreux nuages, des nuages qui présageaient la tempête.

Sa jambe recommença à gonfler démesurément et le médecin, après avoir utilisé tous les moyens dont il était disposait, s’avoua incapable de la guérir et même de la soulager. Il fallut donc que la jeune fille prenne son mal en patience, qu’elle continue de porter sa croix de plus en plus pesante.

Teresa, quant à elle, elle ne baissa pas les bras, ne se laissa pas gagner par le découragement, car faire la volonté du Seigneur et souffrir pour Lui gagner des âmes était sa mission et son but. Alors, « souffrir, se taire et offrir » lui sembla la meilleure chose à faire.

A ce sujet, elle nota sur son Journal : « Je parlais à mon Crucifix et lui disait : “Oh ! Cher amour de mon cœur ! J’aimerais, Seigneur, avec mes douleurs, essuyer toutes tes larmes, afin de faire revenir à Toi les âmes de ceux qui se sont éloignés de Toi. Je suis incomprise et humiliée par amour pour Toi. Fais que je ne puisse jamais réagir, mais que par ton grand amour, je sache toujours pardonner. Mets ma famille sous ta protection afin qu’ils soient tous sauvés et jouir de ta bienheureuse Patrie » (Journal, pp. 1355-1356).

« Fais… que je sache toujours pardonner » a ici un sens particulier, car elle pense à son père et à ses manières toujours aussi rudes et colériques, quand elle adresse cette prière au Seigneur.

En effet, Salvatore, excédé et par la maladie de sa fille et par les visites du curé qui lui apportait la sainte Communion, interdit formellement à celui-ci de remettre les pieds chez lui.

Bien entendu, cette situation déplaisait grandement à Teresa, car recevoir son Jésus aussi souvent que possible, était pour elle un besoin vital et une consolation spirituelle à nulle autre comparable. Mais elle obéissait toujours !…

Voilà aussi pourquoi elle demande à Jésus de mettre sa famille sous sa protection, « afin qu’ils soient tous sauvés et jouisse de ta bienheureuse Patrie »


« Je suis là pour te réajuster à la croix… »

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Vers la fin de cette même année 1956, le 10 septembre exactement, Teresa reçut une nouvelle visite de la Madone, alors qu’elle faisait ses prières du soir.

La Vierge s’approcha, lui posa la main sur le front brûlant de fièvre et lui dit :

« Ma fille, je suis là pour t’aider et pour te réajuster chaque fois d’avantage à la croix ».

Puis la Mère de Dieu lui fit part des paroles de son Fils qui désirait la collaboration « vaillante et amoureuse » de Teresa ; et ajouta encore : « Ton cœur brûle d’amour pour mon Fils bien-aimé. Il veut trouver dans ton cœur un berceau, et dans ton âme un oreiller pour se reposer… »

Marie lui dit encore qu’Elle sera toujours à ses côtés et qu’Elle l’aiderait lors des moments de grande solitude et de ténèbres. Puis, Elle bénit Teresa et disparut (Journal, pp. 1385-1386).


Exorcisée !…

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Vers la fin de septembre 1956 se déroula chez Teresa un exorcisme presque surréaliste.

En effet, à cette époque on présenta à Teresa une certaine demoiselle. La Madone — expliqua par la suite à Teresa — lui fit voir l’âme de la visiteuse, « comme un livre ouvert ». Elle jugea bon alors de lui parler de façon très claire, dans le but de la stimuler au bien. Mais la demoiselle, après avoir été surprise par tout ce que la jeune fille lui disait, se tourna vers le père de Teresa et lui dit : « Votre fille est possédée des démons ! … Ils lui ont fait la facture ! ».

Suite à ce renseignement très particulier, Salvatore se rendit immédiatement chez le Curé et lui rendit compte de tout ce qu’il venait d’entendre. Le Curé, sans sourciller et sans la moindre enquête, lui répondit : « Je viendrai l’exorciser ». Il se rendit en effet chez Salvatore et commença à exorciser Teresa, commandant, avec force et conviction, à Belzébul de la laisser libre.

La pauvre fille dut subir toute cette mascarade, mais elle se tût et offrit à Dieu les humiliations que l’on venait de lui infliger (Journal, pp. 1388-1389).


 « Ma fille, voici la croix… »

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En cette même année, la veille de Noël, pendant que Teresa sur son lit priait, souffrait et offrait pour les pauvres pécheurs, elle vit une lumière qui inonda sa chambrette. Ensuite elle aperçut la figure d’un homme qui s’approcha, la fixa longuement et lui dit : « Fille de mon cœur, Je te fais trop souffrir, n’est-ce pas ? Mais l’humanité en a tant besoin…  ». Et, parmi d’autres choses, il ajouta ceci : « Fille de mon coeur, voilà la croix que j’ai construit pour toi… Tu vas bientôt arriver en haut du Calvaire ». Il lui prédit ensuite certaines choses futures, qui furent confirmées plus tard. Puis, Il la bénit et disparut.

Suite à cela, Teresa, se tourna vers le Seigneur et Lui adressa cette prière :

« Donne-moi tout ce qui favorisera mon union à Toi… Prends-moi à moi-même, et fait que je sois un pur don pour Toi ! … Je suis prête à renoncer à tout au monde par amour pour Toi et pour le bien des âmes… Attache-moi à ta croix… Je veux te rester fidèle jusqu’à la mort… » (Journal, pp. 1387-1401).

« Mes souffrances — écrivit-elle — semblent dépasser mes forces. Ma faiblesse augmente, mais mon cœur cherche Jésus… ».

Le médecin lui-même, venu la visiter, ne réussit pas à retenir les larmes et dit : « Cette fille doit être hospitalisée ! ... Elle court le risque d’une septicémie à la jambe ».


À l’Hôpital de Caserte…

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Suite à ce décourageant verdict, le 17 janvier 1957 l’infirme, accompagnée de sa maman, fut transportée, pour la troisième fois, à l’Hôpital civil de Caserte. Cette nouvelle hospitalisation fut, pour elle, « une rencontre avec son Époux céleste », une rencontre très attendue. Le lendemain elle put recevoir, avec une indicible satisfaction, son « cher Amour sans craindre les remarques désobligeants de son père ».

Suite aux analyses médicales, le médical traitant « enferma la jambe — raconte Teresa — dans un étui en fer, qui l’empêchait de bouger… ». « Mais, même en étant ainsi crucifiée — continue l’infirme — je me sentais terriblement (sic) heureuse : je sentais en moi un amour qui me brûlait, et mon corps brûlait comme un brasier allumé ».

« La jambe, entre-temps — raconte le père Roschini —, même enfermée et immobilisée, continuait à gonfler, et les douleurs lancinantes ne lui donnaient pas un instant de trêve. La fièvre — qui Teresa avait coutume d’appeler “sœur” — lui tenait une fidèle compagnie. Sa souffrance était telle qu’elle ne réussissait même pas à dire un mot. Le Chapelain de l’Hôpital, plein de compréhension, cherchait à l’encourager, et un jour lui posa cette question : “A qui offres-tu tes souffrances ?..”. Il s’entendirépondre : “Pour tous les Prêtres, pour les Évêques et pour le Pape, afin qu’ils deviennent de grands Saints” ».

Mais la pauvre Teresa n’était pas au bout de ses peines. En effet, le premier février, vers vingt-trois heures trente on la transporta dans la salle d’opérations pour extraire le pus dont son genou malade était plein.


L’opération fut très douloureuse du fait qu’on ne put pas lui pratiquer l’anesthésie.

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Lorsque le chirurgien enfila une grande aiguille dans le genou, la pauvre patiente éprouva des douleurs si atroces qu’elle poussa des cris épouvantables. « Lorsque je me suis rendue compte — nota Teresa dans son Journal — que la douleur dépassait mes forces, j’ai commencé à m’entretenir avec Jésus, Lui disant : « Tendre amour, quelle douleur ! … Fait que je puisse éloigner les Prêtres de la mauvaise route… Je te donne tout : mon âme, ma vie, mon corps et toutes mes douleurs, mes angoisses, ainsi que toutes les palpitations de mon cœur. Je veux te suivre jusqu’au Calvaire, comme il te plaît, tendre amour, mon Jésus ».

Une fois l’opération terminée, Teresa fut ramenée dans sa chambre. Après avoir versé quelques larmes, la jeune fille tomba dans un profond sommeil.

 « Le 5 février — raconte le père Roschini —, vers dix heure trente minutes, le Chapelain de l’Hôpital, venait la visiter, mais la trouvant dans cet état, n’eut pas le courage de lui parler et se limita seulement à lui demander : “Teresa, qu’as-tu dit au doux Jésus ?…”.

La malade, le sourire aux lèvres, lui répondit : “Je lui ai dit : Jésus, mon époux, transforme, par ta force, ma douleur en un autel, où je m’offrirai comme âme réparatrice, pour l’amour de mes frères…”.

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 Le 28 février — continue le père Roschini —, suite au résultat de la visite médicale, la pauvre infirme fut une nouvelle fois transportée dans la salle d’opérations pour une nouvelle intervention chirurgicale. “Ils m’ont attachée à la table — raconte Teresa — et commencèrent les recherches avec l’aiguille dans mon genou. L’aiguille je le sentais vraiment dans mon cœur, comme si on y avait percé un trou. J’ai crié : Jésus, pardonne-moi, aide-moi, accepte mon offrande”.

A la gêne de la jambe, s’ajoutaient, les jours suivants, des “fièvres très élevées, fortes douleurs aux épaules”. “Mais si Jésus me veut victime — disait l’infirme — pourquoi dois-je me lamenter ? Jésus a tout souffert en silence”. Il sentait seulement de se trouver “dans un lit de douleur” ».


Nouvelle opération…

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Les choses ne s’arrêtèrent pas là. Son calvaire continua encore plusieurs jours dans cet Hôpital où elle ne recevait aucun soulagent.

Pour en savoir plus, continuons de lire le texte du père Gabrielle Roschini, théologien talentueux, éminent spécialiste de la Cause des Saint et très respecté par ses confrères.

« Pendant la nuit du 30 Mars, la pauvre victime fut, une fois encore, transportée dans la salle opératoire. Elle subit une nouvelle intervention chirurgicale sans anesthésie et sans la moindre piqûre qui aurait pu atténuer la douleur. Pendant la très douloureuse intervention, la victime priait pour les médecins et disait, pour elle-même : “Jésus, si aujourd’hui je suis victime, fait que demain je puisse être ta Crucifiée”. “Je me sentais — dit-elle encore — vraiment heureuse” : c’était le seul bonheur de la douleur soufferte avec amour” (…). Et, s’adressant à Jésus, elle répétait : “Jésus, comment, comment pourrai-je vivre un instant sans  Toi ? Donne-moi la force d’être toujours prête à ton doux appel”.

Après 15 jours d’absence, la mère se décida à aller trouver sa pauvre fille, et elle lui apporta un miroir. La fille se vit dans le miroir et resta terrifiée : ses yeux étaient langoureux et enfoncés, son visage était très pâle et son corps réduit à un squelette… Effrayée, elle se tourna vers la Madone : la douce Maman céleste la serra contre son Cœur et la remplit de paix et de force ».

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Puis, au milieu de toutes ces souffrances, de tous ces malheurs qui s’accumulaient sur sa route, une petite accalmie, un petit havre de paix, une grande consolation.

La Chapelain qui avait appris à mieux connaître la malade, voulut lui faire une surprise, certain de l’effet que cela ferai dans le cœur de Teresa : il décida de célébrer la Messe dans sa chambre. Elle put ainsi serrer dans son cœur le seul Amour de sa vie, le seul Consolateur capable de lui donner courage et force : Jésus !

Toutefois, l’internement dura encore plusieurs semaines : Teresa ne quitta l’Hôpital de Caserte que le 11 mai. A sa sortie, elle était heureuse et disait à Jésus : « Tu m’as fait goûter l’amour de ta Passion et la joie de ta Crucifixion, garde-moi avec Toi sur la croix… »


« Je veux m’unir à ta Passion »

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Le 31 janvier 1957, Teresa reçut une visite qui lui causa « une terrible peur ». En effet ce jour-là, son médecin traitant vint chez elle pour l’opérer. Mais bientôt, faisant appel à toutes ses faibles forces, elle se calma et s’adressant à Jésus, elle Lui dit, pleine de confiance et de foi :

« Jésus, Tu le veux, et je le veux aussi ! ... [Je veux] m’unir à ta Passion et résurrection. Pendant toute ma vie et jusqu’à ma mort, je veux toujours sentir ta résurrection et savourer toujours ta Passion. Avec cette pensée — poursuit Teresa — en me serrant à la croix de Jésus, et en offrant cette douleur sans parler, je me sentais vraiment proche du Cœur de Jésus, pendant que le médecin me donnait le coup de bistouri.

Le “coup de bistouri” — explique encore Teresa — fut vraiment douloureux ; mais pendant cette horrible douleur je vis Jésus qui me tendait les bras ; et j’offrais toujours et toujours ma vie, mes actions, mes souffrances, tous les sacrifices que je supporte dans ma famille. Je t’offre tout, mon doux amour.

Tu m’as donné la vie, et Tu dois la prendre. Moi, Jésus, je te rends mon corps tout criblé, c’est-à-dire, plein de trous ; ce corps que Toi, tendre Amour, tu m’as donné si sain et si beau, moi, incapable de rien, je te le rends avec tant de trous. Jésus, fait que ces blessures, ces opérations, acceptées par amour pour toi, soient pour le bien des âmes et, plus particulièrement pour le salut de la mienne.

Mon Amour, je te confie tout, sans plainte aucune, entre tes mains, pour que Tu aides les Prêtres et sauves les âmes » (Journal, pp. 1405-1407).


« Quitte cette maison »

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La vie de Teresa prit un nouveau virage à compter du 2 novembre 1960.

En effet, ce jour-là elle reçut une nouvelle visite de l’Ange Gabriel qui commença par lui demander de « s’occuper du salut éternel d’une âme en grave danger ». Il est évident que la réponse de la jeune fille fut, comme d’habitude, un “Oui” sincère et ferme. Puis, comme le souligne Teresa, il lui annonça « avec bonté, mais avec fermeté », le nouveau sacrifice qui l’attendait.

« Jésus veut que tu fasses le sacrifice de laisser cette maison… et ceux qui te sont chers » (Journal, pp. 1588-1589).

La surprise fut totale, car la jeune fille ne s’y attendait pas. Sont cœur se serra, les yeux se remplirent de larmes et une immense tristesse envahit tout son être. « La douleur était telle — raconte Teresa — que je n’arrivais pas à retrouver la paix. Je cherchais à travailler en brodant, en cousant, mais les aiguilles s’enfilaient dans mes doigts… ».

Puis, un doute, peut-être, effleura son esprit, car comme pour confirmer le premier message, un autre Messager du Seigneur se présenta à elle deux jours plus tard, le 5 novembre et lui dit :

« Teresa, Jésus veut que tu partes de cette casa, si tu ne veux pas que le Seigneur appelle au ciel tes parents ».

Si Teresa avait un doute, après cette précision divine, tout aurait dû devenir claire pour elle. Mais, ce ne semble pas être tout à fait le cas.

Elle raconte : « Entendant cela, j’ai fait appel à toutes mes forces et je lui ai répondu : “Mais comment pourrai-je, seule et sans secours, porter (le poids de la) responsabilité de la vie et de la route sur laquelle je dois cheminer ? Je sens mon cœur troublé et mon esprit agité” ».

Quel autre messager plus qualifié que la Maman du ciel pour confirmer les désirs de Dieu et en même temps rétablir la paix dans l’âme de la jeune fille ?

Marie vint donc au secours de sa fille tant aimée et lui dit :

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« Ma fille, ne craint pas ! Les voies de Dieu sont impénétrables aux yeux des créatures… Ne craint rien, ma fille ! Le sacrifice que tu vas faire en t’en allant de chez toi est pour la bien de ton âme et pour le bien de beaucoup d’autres. Jésus t’aime. Vis uniquement pour Lui !  ».

Mais Teresa aime sa famille. Les laisser lui coûte beaucoup et, elle le dit à Marie :

« Mon affection pour eux ne me permet pas de m’en séparer ! »

La Vierge n’insista pas, semble-t-il et, après l’avoir bénie, comme habituellement, Elle disparut.


L’acte d’abandon complet…

Teresa, restée seule, se mit à réfléchir et à prier, afin de pouvoir prendre une décision ferme et définitive, une décision qui plaise à Jésus, bien entendu, ce qui, il est vrai, limitait les possibilités d’un refus de sa part.

Malgré les brimades et la sévérité de son père, Teresa l’aimait, comme elle aimait sa mère et ses frères. Son cœur eut beaucoup de mal à accepter la décision qui pourtant s’imposait à lui comme la plus adéquate : obéir au Seigneur.

La jeune fille ne va pas faire durer l’attente ; Le 10 novembre 1960, donc, cinq jours plus tard et « après des jours de terrible souffrance », comme elle l’a écrit elle-même, elle décida de faire un acte d’abandon complet à la volonté divine : elle s’est donnée toute entière, corps et âme à Jésus, pour faire en toute chose sa divine volonté.

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« Je veux — dit-elle — un abandon complet à la volonté divine. Je veux un abandon complet à Jésus, et Lui seul je veux aimer ! »

Elle disait vouloir aimer Jésus à un tel point « que personne ne puisse l’éteindre. Peu importe ce que cela me coûte — continua-t-elle — je laisserai cette maison que j’aime tant, et tout le reste avec elle.


OBÉISSANCE…

J’irai où Jésus le voudra, car je n’aimerai que Lui seul, et à Lui seul je rendrai compte, et à Lui seul je devrai plaire… Jésus lit dans mon âme tout ce que j’ai offert et offrirai toute ma vie… »

L’acte d’abandon complet semble avoir plu à Jésus, car peu après, elle entendit « une voix douce et suave qui lui disait : “Ma fille, chère Teresa, tu me consoles…” » (Journal, pp. 1590-1591).

Entendre cette « une voix douce et suave » était pour la jeune fille comme un enchantement, cela lui procurait une joie angélique et un amour indicible. Alors elle répétait sans se lasser, les yeux remplis de larmes de joie :

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« Que ta volonté soit faite ! Fais-moi boire à ton propre calice ; fais-moi porter ta propre croix… Jésus, mon amour, tu le sais : j’ai mis à ta disposition tout mon corps et ma volonté pour que tu en fasses tout ce que tu veux. Maintenant, si tu ne le fais pas, lorsque je me trouverai face à face avec toi, mon tendre amour, tu ne pourras pas me dire : “ ceci tu ne me l’as pas donné”, car alors je te répondrais : “ et toi, pourquoi tu ne l’as pas pris ?…” » (Journal, p. 1582).

A partir d’alors elle se donna un mot d’ordre qu’elle respectera toujours jusqu’à la fin : « Ne jamais reculer face à la souffrance !… » (Journal, p. 1593).

 

 


Le carnaval…

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La période de carnaval est, sans aucun doute, l’une des périodes de l’année où l’homme offense le plus le Seigneur son Dieu.

En effet, les demandes de réparation que le Seigneur adresse à ses âmes de prédilection, pour ces jours où les hommes se défoulent à tout va, sont très nombreuses. Nous pensons, bien entendu, à celles que Jésus et Marie adressèrent à Alexandrina de Balasar — nous avons la chance de bien connaître sa vie et ses écrits —, celles dont fut dépositaire Josefa Menendez, sainte Faustine Kowalska et bien d’autres. La même requête fut adressée à Teresa. Ce fut pendant de carnaval de 1961. Jésus lui apparut et lui dit :

« Teresa, ma fille, pendant ces jours où je reçois beaucoup offenses, je veux t’avoir pour Cyrénéen. Oui, tu m’aideras à porter la Croix. Et la Croix de l’Amour, la Croix de mon Amour pour les âmes. Tu me consoleras, et tous les deux nous souffrirons pour eux » (Journal, pp. 1613-1614).

Le carnaval, si nous avons compris la préoccupation de Jésus et Marie à faire faire des réparations pour cette fête profane, est donc une fête diabolique, quoi qu’en disent ceux qui la soutiennent.

Ceci nous amène également à parler un peu des actions “tentées” auprès de Teresa par le père du mensonge et du désordre, celui-là même qui nous priva tous, en Adam et Ève, de la vision béatifique de Dieu.

Il essaya, en effet, par tous les moyens — et les siens sont vraiment importants ! — de mettre la discorde au sein de la famille Musco et, plus particulièrement entre Teresa, ses parents et ses frères.

Sainte-Anne-de Beaupre, Beaupre, Quebec, Canada

La jeune fille s’en plaignit au Seigneur et obtint cette réponse déjà entendue aussi à Balasar :

« Ma fille, tu dois être moulue comme le grain et pressée comme une grappe de raisin » (Journal, p. 1562).

La réponse de Teresa ne fut pas différente des autres fois, en pareilles circonstances :

« O Jésus, merci, parce que tu m’as associé à ta Passion. Je comprends, ô Jésus, que la Croix est le coffret qui contient le grand trésor. Et seulement, seulement en regardant celle-ci, je suis vraiment heureuse. Et je jouis du Paradis sur la terre » (Journal, p. 1576).


Les âmes du Purgatoire…

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La dévotion envers les âmes du Purgatoire est fort ancienne dans l’Église.

Sainte Catherine de Gênes, une grande mystique, a écrit un “Traité du Purgatoire”, qui est un chef-d’œuvre de la littérature mystique. On y trouve des explications sur le sort des âmes, dès qu’elles quittent notre “vallée de larmes” et se trouve en face de Dieu.

D’autres mystiques reçurent également des enseignements et renseignements sur ces âmes qui, dans l’attente du rétablissement de leur pureté originelle, se trouvent privées, jusque-là, de la vision béatifique.

La Vierge Marie, Elle-même, lors de certaines de ses apparitions au cours des siècles, parla souvent des âmes du Purgatoire « spécialement les plus abandonnées » celles pour qui personne ne prie —, comme Elle le dit en 1917 aux trois pastoureaux portugais de Fatima.

Teresa reçut, elle aussi, à plusieurs reprises, des demandes de prières et de sacrifices pour ces âmes “qui veulent voir Dieu”.

Ses prières et ses sacrifices semblent avoir eu une grande valeur aux yeux du Seigneur, car le 2 novembre 1962, un très grand nombre de ces âmes saintes sont venues remercier la jeune fille.

Ne pouvant pas se déplacer au Cimetière, Teresa s’unit “spirituellement” à ces âmes, car « il est vraiment beau d’offrir, non point des fleurs matérielles mais des prières et des souffrances pour les âmes du Purgatoire », a-t-elle écrit dans son Journal.

Dans les premières heures de l’après-midi de ce 2 novembre 1962, pendant qu’elle était absorbée par sa prière, elle vit arriver sa chambre, devant elle une multitude de personnes. Devant un tel spectacle, elle ne put s’empêcher de leur demander, comme à son habitude ce qu’ils voulaient d’elle. La réponse fut courte, mais immédiate et consolante, au milieu de cris de joie :

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« Tu nous as libérés des peines du Purgatoire… ».

Aussitôt après toutes ces personnes disparurent à la vue de Teresa.

Cette vision lui permit, non seulement de se rendre compte de la valeur de ses souffrances, de ses lourdes croix, mais aussi à développer encore davantage en elle la dévotion envers ces âmes saintes.

 


Vœu de chasteté…

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En 1963, Teresa fêta ses vingt ans.

Un peu avant, vers les dix-sept ou dix-huit ans, elle se sentit attiré par les garçons, comme toutes les jeunes filles de son âge.

Poussé ou non par ceux de sa famille, elle donna suite aux avances de l’un ou de l’autre de ces jeunes gens, mais tout en restant très digne et très pure.

Puis, ce penchant s’estompa et son avancée vers le Seigneur continua sans se heurter à d’autres écueils que celui de la maladie et de la souffrance librement acceptée en faveur des pécheurs, ses frères.

Nous savons que Jésus est un époux « jaloux » : Il le répéta très souvent à toutes ces âmes qu’Il s’est choisies : sainte Catherine de Sienne, la bienheureuse Angèle de Foligno, sainte Rose de Lima, la bienheureuse Alexandrina Maria da Costa, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et tant d’autres auxquelles Il avoua son amour « jaloux ».

Un jour, plus exactement, le 15 octobre 1963, à treize heures trente, alors que Teresa était seule chez elle, quelqu’un frappa à sa porte. Elle vint ouvrir et se trouva face à face avec un mystérieux religieux qui venait lui apporter la sainte Communion.

Après avoir reçu l’Eucharistie, ils prièrent ensemble et, à la fin, le religieux (se) tourna vers Teresa et lui demanda :

 

« Ma fille, veux-tu offrir ta virginité

à la très Sainte Vierge ? … »

teresa musco mariage mystique

La réponse de la jeune fille ayant été affirmative, le religieux lui demanda de prendre en main son cahier et d’écrire et de répéter après lui, ce qu’il allait lui dicter :

« O très aimable Jésus, voici le vôtre servante arrivée au comble de son bonheur. Je n’ai maintenant plus d’autre désir que Vous, Roi du ciel et de la terre, vous qui vous abaissé pour m’élire vôtre épouse bien-aimée.

Donc, le coeur pénétré d’une sincère gratitude, avec une volonté ferme et décidée, en pleine connaissance, je fais le vœu de consacrer à mon très doux Seigneur Jésus, ma pureté virginale, vous élisant, vous seul, comme l’époux de mon âme, me privant ainsi de la liberté de contracter le mariage avec aucun homme. Vous, donc, mon très aimé Jésus, dès maintenant et à jamais, vous serez le patron de mon âme, de mon corps, de mes affections et de toute moi-même.

teresa musco pleure du sangteresa musco jésus pleure du sang

Dès maintenant et à jamais je ne me considérerai plus mienne, mais toute à vous, toute, entièrement résolue à perdre la vie plutôt que de vous être infidèle.

Oh, Dominus meus et Deus meus, donnez-moi la sainte persévérance et ensuite je suis content. Jésus, Jésus, Jésus, je vous aime ; mais parce que je ne vous aime pas assez, je désire vous aimer davantage.

O faites, mon seul bien, que je meure au monde et à moi-même pour vivre seulement pour Vous. O Marie, délice des vierges, à Vous je recommande ma pureté virginale : gardez-la et préservez-la de toute tache !

Saint Gemma, Saint Thérèse, Sainte Maria Goretti, mes douces petites sœurs, aidez-moi à être fidèle à mon Dieu et à maintenir mon vœu et donnez-moi un peu de votre amour pour Jésus ».

Quelle beauté, mon Dieu !…

L’écriture terminée, le religieux se leva et, avant de prendre les escaliers pour sortir il lui traça un signe de croix sur le front et lui recommanda de relire la prière : elle en recevrait davantage de force (Journal, pp. 1718-1720).


http://voiemystique.free.fr/teresa_musco_3.htm

 Sur ce lien : http://voiemystique.free.fr/teresa_musco_4.htm

Les images sacrées qui ont pleuré ou soudé…etc

 

FIN

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TERESA MUSCO (stigmatisée)* Partie (3) *Quelques Messages Eschatologiques & Le « calvaire » de Teresa continua*

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Autres messages eschatologiques

Bien que ce ne soit pas notre propos ici, nous allons transcrire quelques autres messages reçus par Teresa et qui ont, bien entendu, un caractère eschatologique évident.

Il n’est pas dans notre propos de les commenter, car toute argumentation apparaîtrait, nous le pensons vraiment, aux yeux de nos lecteurs, comme une spéculation vaniteuse, car ce serait essayer de scruter la pensée de Dieu qui seul connaît l’avenir ; un avenir que nos prières peuvent changer du tout au tout, tellement infinie est la miséricorde divine.

20 mai 1951

« Teresa, fille de mon cœur, je suis ici pour te confier des choses que tu devras garder pour toi seule, jusqu’à ce que je le souhaite. Tu verras beaucoup de changements dans l’église. Les chrétiens qui prient seront peu nombreux. Beaucoup d’âmes marchent vers l’enfer. Les femmes perdront la pudeur et la honte.

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Satanas prendra leur forme pour en faire tomber beaucoup. Dans le monde il y aura des crises communes. Le gouvernement tombera.

Le pape passera des heures d’agonie ; à la fin je serai là pour les conduire au paradis. Une grande guerre aura lieu.

 

Le nombre de morts et blessés sera incalculable. Satanas chantera victoire mais sera alors le moment où tous verront apparaître mon Fils sur les nuages et Il jugera tous ceux qui ont dédaigné son sang innocent et divin. Alors mon Coeur Immaculé triomphera ».

13 août 1951

« Ma fille, je suis ici pour te dire que le Père enverra une grande punition au genre humain dans la seconde moitié du XXe siècle. Sache ma fille que Satan règne chez ceux qui occupent les plus hauts postes. Quand Satan arrivera en haut de l’Église, il pensera qu’à ce moment-là il sera parvenu à séduire les esprits des grands scientifiques et c’est à ce moment-là qu’ils interviendront avec des armes très puissantes avec lesquelles il est possible de détruire une grande partie de l’humanité ».

7 octobre 1951

« Ma fille, les tribulations que le père a destinées à l’Italie sont préparées et seules les âmes qui se sont offertes comme victimes peuvent toucher pleinement le cœur de mon fils et du père. À partir de 1972 on entamera le temps de Satanas, les cardinaux s’opposeront aux cardinaux et les évêques aux évêques. Tu te trouves au milieu d’une génération très difficile, dans laquelle on prétend tout expliquer par scientifiquement et personne ne pense donner un peu de chaleur, un peu d’amour, compris aux plus pauvres ».

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Le « calvaire » continue…

Le « calvaire » de Teresa continua.

Reportons-nous à son « Journal » du 29 février 1952 :

« Les coliques — explique-t-elle — ne m’abandonne plus ; elles sont continuelles. Je ne trouve pas de paix. Bien souvent je reste sans souffle. Je n’ai même plus la force pour me lamenter, mais j’offre tout à Jésus, par amour pour Lui. Je ne trouve que Lui dans mon cœur. J’offre ainsi toutes mes souffrances pour les pécheurs, pour les Prêtres et pour les âmes du Purgatoire… » (Journal, p. 370).

Un peu plus tard, au mois de mars de la même année, la fillette écrivit encore dans son Journal :

« J’ai de nouveau ma jambe gonflée et une grosse fièvre qui m’obligent à garder le lit. Les journées passent agrémentées de larmes, de cris et de gémissements. Tout le voisinage m’en veut à cause de mes lamentations. La Maman du ciel vient auprès de moi pour m’aider à réciter le saint Rosaire, toutefois je dois noter qu’Elle ne répondait qu’au Notre Père, se taisant ensuite ».

Et, quand ce n’était pas la maladie qui la faisait souffrir, son père, toujours aussi acariâtre, toujours aussi râleur et méchant, s’en occupait lui-même, soit par des mots méchants

— et il en connaissait une vraie litanie

— soit par des actes brutaux   gifles, coups de poing, coups de ceinture et nous en passons

— que nous voyons de moins en moins pratiqués de nos jours, heureusement, mais qui étaient, il faut le dire, le « pain quotidien » de la plupart des enfants dans la première moitié du vingtième siècle.

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A l’école communale

Jusqu’au 20 février 1952, malgré son âge, Teresa n’était jamais allée à l’école, ce qui était pour elle un gros handicap : elle qui devait écrire ce que lui dicterait la sainte Vierge…

Mais, le Ciel veuille à tout et y apporte toujours la bonne solution. Écoutons le père Roschini :

« Le 20 février 1952, une dame — la surveillante de l’école — se présenta chez les Musco et demanda à parler au chef de famille et lui dit qu’elle venait de la part du Directeur de l’école et du Syndicat pour lui notifier qu’il avait deux enfants lesquels, selon la loi, étaient tenus de fréquenter les cours. Elle l’avertit que s’il continue à les tenir éloignés de l’école, elle sera forcée de revenir chez lui accompagnée des gendarmes, pour les y mener.

Le cœur de Teresa, en écoutant cette menace, se remplit de joie. Le père, récalcitrant à envoyer la fille à l’école, se trouvait de la sorte obligé de capituler. Le matin suivant, Pour Teresa, pointait “le premier jour d’école”.

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Elle avait alors neuf ans ! “J’ai ressenti — écrivit-elle — comme si tous les maux étaient disparus : je me sentais heureuse, remplie d’une joie jamais ressentie”. Pendant que la maîtresse donnait ses explications, l’élève, en son for intérieur disait : “O divin Cœur de Jésus, par l’œuvre du Saint Esprit, que ma vie soit comme la tienne : un holocauste permanent qui Te plaise, consommé dans le Cœur Immaculé de Marie, dans le détachement de toutes les créatures, dans le silence et l’oubli, dans le mépris et l’anéantissement de moi-même, pour le renouveau de mes frères et sœurs, à la louange et gloire du Père”.

 

De temps en temps, toutefois, la maîtresse la rappelait à l’ordre, lorsque celle-ci se rendait compte que la pensée de Teresa était ailleurs. “La pensée de Musco — disait-elle — cherche des poussières dans les nuages”. Et tout le monde rigolait aux dépens de la pauvre élève ».

 

Mais Teresa ne faisait pas que « chercher des poussières dans les nuages », elle faisait de rapides progrès, ce qui impliquait, bien entendu, les félicitations de la maîtresse, chose que la fillette détestait, car depuis longtemps, elle ne cherchait pas à se mettre en avant, mais à faire tout simplement et humblement, ce qu’elle avait à faire.

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Elle se levait tôt — vers quatre heures du matin

—, aussitôt après que ses parents soient partis travailler. Elle faisait le ménage, allait assister à la Messe et ensuite se rendait à l’école.

_-_Ses devoirs scolaires elle les faisait dans l’après-midi, car elle n’avait pas de cours. Elle profitait aussi pour prier le saint Rosaire et ensuite préparait le dîner.

A neuf ans, Teresa était devenue « une petite femme » d’intérieur.

Salvatore, le père récalcitrant, chercha par tous les moyens à l’empêcher d’aller à l’école, mais la fillette avait en Jésus et Marie des défenseurs autrement coriaces que son père.

Chaque fois que Salvatore essayait de la retenir, Teresa priait : « Jésus, aide-moi, si tu veux que j’apprenne à lire ». Et, comme la plupart des enfants — qui n’ont peur de rien — la fillette ajoutait : « Comment puis-je couper l’herbe pour les ânes ? »

Car son père voulait absolument qu’avant d’aller à l’école, elle coupe et ramasse de l’herbe pour les bêtes. En réponse à sa question, elle entendit cette voix amie qu’elle connaissait déjà si bien, lui dire :

« Va à l’école et ne crains pas ! »

Teresa est heureuse : « Combien je me sens heureuse de me trouver au milieu des autres, d’entendre tant de belles choses que la maître nous apprend ! »

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L’herbe coupée…

Salvatore, toujours égal à lui-même, appela un jour sa fillevers la fin mars 1952 et lui dit :

« Teresa, à compter de demain tu devras aller cueillir de l’herbe… Tu ne dois pas faire la « bourgeoise » à la maison ; tu devras travailler » « Oui ! répondit Teresa — mais avec mon petit frère qui est encore au biberon, comment pourrai-je faire… » « Mais bien sûr que tu le pourras », rétorqua Salvatore.

Cette décision — qui semble bien arbitraire — peina beaucoup la fillette, car elle se voyait déjà privée de la Messe matinale et de la réception, par la même occasion, de son bien-aimé Jésus.

Elle pleura presque toute la nuit, puis s’endormit et fit un rêve très particulier : elle vit, dans les prés du Cimetière, deux angelots qui coupait l’herbe et attendait ensuite que quelqu’un vienne la ramasser.

Teresa se réveilla vers les quatre heures du matin et entendit partir ses parents. Elle se leva alors rapidement pour faire le ménage. A cinq heures trente elle prit le sac et partit vers le Cimetière, laissant seul son petit frère endormi. Elle avait posé à côté de sa bouche le biberon rempli de lait, au cas où il se réveillerait avant qu’elle ne revienne.

Arrivé à l’endroit dont elle avait rêvé la nuit, elle trouva l’herbe déjà coupée. Elle remplit son sac et revint à la maison, remerciant Dieu de lui avoir permis de pouvoir aller assister au saint sacrifice de la Messe, après avoir accompagné son petit frère à l’asile (Journal, pp. 1096-1097).

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La cuisine céleste…

 

Le fait que nous allons rapporter, peut laisser à penser que nous nous acharnons sur le pauvre Salvatore, le père de Teresa. Il n’en n’est rien, car il ne nous appartient pas de porter un jugement sur les agissements du pauvre homme qui fut, sans le savoir et sans le vouloir vraiment, un instrument dans les mains de Dieu, pour la sanctification de sa fille, la petite Teresa.

Début septembre 1952, Teresa fit la connaissance d’une famille nombreuse — sept enfants — vivant dans la misère, sans rien avoir pour calmer leur estomac dévoré par la faim. La fillette en est très peine et vint chez elle chercher un demi-kilo de haricots, afin de leur permettre de manger un peu et de calmer leur faim.

Mais, une voisine qui avait regardé le va-et-vient de Teresa, alla tout raconter à son père. L’homme, comme nous le savons déjà, facilement colérique, appela sa fille et lui demanda : « Est-il vrai que tu as donné des haricots ? »

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La fillette n’est aucunement adonné au mensonge et, sa réponse est immédiate : « Oui, c’est vrai. Mais, nous en avons en abondance… »

Le sévère Salvatore, très en colère, se leva, prit sa fille et lui administra une très sévère correction : il la frappa jusqu’à épuisement, puis pour combler le tout, l’envoya au lit sans manger.

 

Teresa, en pleurs, prit son crucifix et offrit à Jésus toutes ses souffrances.

 

Vers minuit elle entendit frapper à la vitre de la fenêtre de sa chambre ; elle regarda et vit un Ange qui lui dit :

« Regarde, je t’ai apporté à manger. Ne pleure plus ! C’est la Maman du ciel que m’a envoyé vers toi, pour te consoler ».

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Et il lui présenta une tourte au miel et un morceau d’agneau grille.

« Je n’ai jamais mangé quelque chose d’aussi bon ! » nota la fillette dans son Journal.

La sainte Vierge venait ainsi récompenser la générosité de sa fille de prédilection, et nous faire comprendre, par la même occasion, qu’Elle n’abandonne jamais ceux qui, sincèrement, ont recours à Elle.

 


Le monde au bord du gouffre

Le 31 août 1953 — Teresa avait alors dix ans alors qu’elle raccommodait les pantalons de ses frères, la Maman du ciel lui apparut et lui dit :

« Ma fille, tu dois écrire ! Prends une feuille et une plume !… »

Teresa, comme toujours, obéissante, alla prendre une feuille et la plume et se mit à l’écoute de la divine Maîtresse. Voici ce qu’elle écrivit sous la dictée de Marie :

« Ma fille, combien de péchés dans le monde ! Mille fois et, à chaque instant [les hommes] crucifient, clouent mon Fils à la croix. Le Père en a assez et sa colère est grande de voir son Fils autant piétiné et maltraité par tant d’hommes cruels.

 Ma fille, prie et fait pénitence car le peuple cours  vers un horrible précipice. Parle aux petits comme toi afin qu’ils prient, car la prière des innocents vaut bien plus que celle des adultes. Seule la prière pourra calmer la colère de Dieu. Et toi, par tes peines et tes prières, tu peux changer tellement de cœurs.

 

Prie beaucoup, spécialement pour mes fils de prédilection, les Prêtres, les fils de prédilection de mon Fils. Je veux une vraie ferveur, vive et vraie dans la prière, et non pas une prière apprise par cœur et récitée par habitude, spécialement la prière faite devant Jésus au très Saint-Sacrement. Ainsi tu obliges tant et tant de Prêtres à revenir à moi » (Journal, pp. 387-388).

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Comme on peut le voir, la Vierge Marie, Mère de tous les hommes, a un amour de prédilection pour les Prêtres et, ne se fatigue jamais de faire prier pour eux, car, il est vrai, ils sont les représentants de son divin Fils auprès de leurs frères. Ce sont eux également de dire les paroles extraordinaires que Jésus lui-même a dites lors de son dernier repas avec ses apôtres : « Ceci est mon Corps… Ceci est mon sang… »

Paroles qui font trembler et dont la puissance est inouïe : elles transforment le pain et le vin en Corps et Sang de Jésus.

En est-on toujours conscient de ce divin mystère, de ce miracle quotidien réalisé par Jésus par l’intermédiaire de ses « fils de prédilection » ?

Rien n’est moins sûr, hélas, à entendre les plaintes réitérées de Marie aux quatre coins du monde, là où elle se présente à nous pour solliciter prière et sacrifices.

Depuis des années, à La Salette, à Lourdes, à Pontmain, à Fatima ou à Balasar, au Portugal ; qu’il s’agisse de petits enfants ou d’adultes, Marie a toujours demandé des prières particulières et ferventes pour les Prêtres, afin qu’ils deviennent tous saints et de bons bergers, car les bons bergers ont soin de leurs brebis et ne veulent en perdre aucune…

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« Ta souffrance sera longue… »

Les « maladies » — car il faut les mettre au pluriel — et les incompréhensions au sein même de la famille de Teresa ne semblaient pas s’amoindrir, bien au contraire.

La Madone qui les connaissait et en connaissait la cause préféra avertir la fillette et, toute maternelle, elle vint un jour — le 30 octobre 1953 — lui en faire part. Écoutons-la :

« Ma fille, je te le recommande : ce cahier — celui où Teresa notait tout ce que la Maman du ciel lui dictait — tu ne dois pas le montrer à quiconque, avant que Je ne te le dise.

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N’attend aucun soulagement ou compréhension de la part de ceux qui te sont chers, car tu n’en auras aucune.

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Ta souffrance sera longue et pénible. Longtemps après, une nouvelle souffrance t’atteindra : [une souffrance] qui te crucifiera l’âme et le corps ».

Mais la Vierge n’abandonne jamais ses enfants dans la détresse. Marie ajoute encore à l’adresse de la fillette :

« Je serai toujours à côté de toi, non pas pour t’alléger…

Mais pour te replacer sur la croix ».

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La victime est prête et la croix aussi… Le moment venu, les deux vont se joindre, se coller l’une à l’autre, pour ne plus jamais se séparer.

* * *

Il resterait encore de nombreuses pages à remplir, pour mieux faire comprendre à chacun, le cheminement de Teresa Musco, vers la crucifixion qui l’attend.

Mais, ces “Notes biographiques” se doivent d’être courtes et de renvoyer vers d’autres ouvrages bien plus complets et autrement plus documentés que notre humble travail.


À SUIVRE…..

Le cheminement de Teresa Musco, vers la crucifixion qui l’attend.


 

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TERESA MUSCO (stigmatisée) La préparation à son calvaire qui allait bientôt commencer…Préparation à la Crucifixion…« Tu monteras au Calvaire avec Jésus »Partie (2)

L'archange Gabriel2TÉRÉSA MUSCO (3)

L’ange Gabriel devint le messager régulier auprès de Teresa

Comme prélude à cette nouvelle étape de sa vie, Teresa reçut un jour — ce fut le 1ermai 1950 — de la part de la Madone, cet avertissement prémonitoire :

« Ma fille, tu auras beaucoup à souffrir : tu iras dans des hôpitaux, tu rencontreras des médecins, mais personne ne comprendra, ni ne saura déceler la maladie que le Père a mise en ton cœur… »

Il faut remarquer ici la première phrase du message : « Ma fille, tu auras beaucoup à souffrir » : elle ressemble beaucoup à celle prononcée par la Vierge du Rosaire à Fatima, sauf que là elle était au pluriel : « Vous aurez beaucoup à souffrir ».

La source étant la même ; les demandes étant, elles aussi, les mêmes, il était normal de constater ici ce rapprochement de Caiazzo et de la Cova da Iria. (Fatima)

L’ange Gabriel devint le messager régulier auprès de Teresa. En effet, déjà plusieurs fois nous l’avons vu venir porter non seulement des messages de la part de Jésus et Marie, mais aussi des sommes d’argent destinées aux besoins immédiats de la famille Musco.

Ce fut lui encore qu’au matin du 11 octobre 1950 se présenta à l’enfant — alors en prière — pour lui dire que Jésus souffrait beaucoup en voyant que tant d’hommes déversant sur Lui tant et tant de blasphèmes. La petite avoua à l’Ange que même son père était du nombre de ceux-là et lui demanda ce qu’elle devait faire, comment devait-elle se comporter face à ces mots qui déplaisent tant à Jésus ; L’ange Gabriel lui répondit :

« Il faut prier et tout offrir avec beaucoup d’amour ». Puis, il ajouta encore : « Tu monteras au Calvaire avec Jésus. Tu as déjà commencé à cheminer sur des voies bien épineuses. Mais la Maman du ciel est auprès de toi. Tu n’as pas à craindre. Tu devras souffrir sans rien dire, comme tu le fais déjà. Je te salue. Nous nous reverrons bientôt » (Journal, p. 842)


Je suis Padre Pio 

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Un peu plus tard, le 1er novembre 1950, une nouvelle étape fut franchie.

Teresa était à l’église pour entendre la sainte Messe et communier. Avant que celle-ci ne commence, un Prêtre, sorti de l’autel vint vers elle et lui dit :

« Ma fille, je te le recommande, prie pour le salut des âmes qui se trouvent au Purgatoire : personne ne prie pour elles »

La fillette, un peu étonnée, demande : « Qui êtes-vous ? », à quoi le Prêtre répondit avec un « doux sourire » : « Je suis Padre Pio, c’est-à-dire Francesco. Jésus m’a dit de te dire de ne plus parler à personne de ce qui t’arrive. Un jour tu seras comme moi. Regarde… », Et il lui fit voir les blessures de ses mains. Puis, il lui dit encore : « Courage, ma fille, aie foi… » Après cela, il la bénit et disparut. Aussitôt après la Messe commença.

Ce fut là une première approche, plutôt concrète de la crucifixion prochaine ; et qui, mieux que saint Pio de Pietrelcina pour la lui annoncer ou la lui faire comprendre, lui qui, cinquante années durant porta, inscrites dans sa chair, les saintes plaies du Sauveur ?

 

La fillette semble l’avoir compris, car depuis elle n’avait de cesse que de demander à Jésus de la « crucifier ».

Quelque temps après la visite du saint Capucin, Teresa nota dans son Journal : « Ce mois-ci j’ai beaucoup prié pour les âmes du Purgatoire. J’ai offert toutes mes souffrances, sans en épargner aucune » (Journal, p. 1238).

 

Mais, pourquoi ces souffrances ? Pourquoi Teresa qui est encore si jeune, souffre-t-elle ainsi ? Pourquoi lui promet-on d’autres souffrances dans un proche avenir ?

« Ces souffrances sont nécessaires — commente le père Stefano Manelli — parce que dans le monde beaucoup de péchés sont commis ».

 

La Vierge Marie confirmera Elle-même, le 31 juillet 1950, cet état de fait :

« Beaucoup d’hommes transpercent le Cœur blessé de mon Fils et s’ils ne prient pas, s’ils ne se repentent pas, Dieu enverra sur le monde un grand châtiment, une grande catastrophe ; Toi, prie et fait pénitence ».

 

Teresa écoutait, priait avec ferveur et acceptait humblement toutes ces consignes célestes ; se montrait toujours généreuse, restait sereine et toujours prête à tout.

Et, en effet, elle n’eut pas longtemps à attendre, car bientôt après les croix tombèrent nombreuses sur son corps menu et fragile. Ce furent des coliques très douloureuses, des accès de fièvre et spasmes lancinants, alors que ses genoux commencèrent à gonfler démesurément ce qui amena son médecin — il ne trouva aucun médicament capable de la guérir — décida de l’opérer.

 

Un an plus tard, la situation est encore bien plus critique encore : coliques, jambes gonflées, fièvre élevée, douleurs lancinantes, larmes, cris, plaintes … A ceci s’ajoutera encore une pleurite à l’épaule gauche…

 

Les choses allèrent ainsi, de mal en pire, avec plusieurs séjours à l’hôpital ; en tout 117 interventions qui ont « criblé » son jeune corps, laissant son corps couvert de blessures et de cicatrices.


Les stigmates

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Le 1er août 1952 il arriva à Teresa de se sentir comme plongé dans un « profond sommeil » et de se trouver sur une route remplie d’épines où elle rencontra le Seigneur Crucifié qui lui dit : « Ma petite fille, veux-tu m’aider à sauver les âmes ? Veux-tu m’aider à porter cette Croix ? »

La réponse de la fillette fut courte mais ferme : « Oui ! »

Alors elle vit venir sur elles deux bourreaux qui la prirent, la couchèrent sur la croix et la clouèrent. A ce moment-là Teresa se réveilla épouvanté et constata étonnée que ses pieds, ses mains et sa poitrine étaient marqués de boursouflures qui lui faisaient très mal.

 

La fillette vécut cette expérience mystique non seulement avec une admirable simplicité, mais aussi avec stupeur. C’est qu’elle ne pense pas à elle-même, mais à son père et aux blasphèmes que cette situation pourrait déclencher chez lui.

Alors quelques réflexions lui vinrent à l’esprit et elle se demanda pourquoi Jésus l’avait choisie, elle qui n’était autre chose qu’une nullité, une pauvre fille inculte. Mais, Jésus Lui-même vint dissiper cette réflexion et lui dit : « Ma fille, je me sers de la nullité ». Ce sont là les mêmes paroles que saint Paul adressa aux Corinthiens : « Ce qui dans le monde est sans naissance et ce que l’on méprise, voilà ce que Dieu a choisi »

(1 Co 1, 28).


Les prêtres

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Deux offrandes et réparations tiennent particulièrement à cœur à la Madone : les offrandes pour les prêtres et la réparation pour les péchés d’impureté qui conduisent tant d’âmes en enfer.

La Vierge Marie a un amour tout particulier pour les prêtres, ses « fils de prédilection »…

« Ma fille, dit-Elle un jour à Teresa, offre tout ce qui te plaît d’offrir pour les Prêtres, car… ils ne comprennent plus ce qu’est la volonté de Dieu ». Une autre fois Jésus Lui-même lui parle d’un « aliment écœurant » et d’un « aliment insipide » qui le dégoûte énormément. Qu’est-ce que cet aliment « écœurant » et « insipide » ?

L’aliment « écœurant » ce sont les péchés d’impureté ;

 L’aliment « insipide » c’est tout ce qui se fait de mal.

Le 1er novembre 1952, alors qu’elle priait à l’église, Teresa vit une colonne en haut laquelle se trouvait le Père, soutenu par une chaîne en or. La colonne — symbole de l’Église — penche de temps en temps et la fillette entends que quelqu’un lui dit : « Veux-tu devenir la victime qui apportera un peu de soutien à cette colonne en ces temps si difficiles ? Écoutant une telle demande, Teresa ressentit des « frissons lui parcourir tout son corps », mais elle répondit sans hésiter : « Que ta volonté soit faite ! »

« Le 13 septembre 1951 — raconte le père Gabrielle Roschini — après avoir été traitée par son père non plus comme fille, mais comme « chienne », Teresa voit Jésus qui se présente à elle pour la consoler.

 

Elle a une vision. « Ne pouvant pas le révéler — dit-elle — ce que je vois, je recommande seulement aux Prêtres d’être attentifs au moment de la consécration lors de la Messe, parce que Jésus est là en personne et prête ses mains, sa bouche, sa langue au Prêtre.

 Il est tout prêt d’eux et observe sa table et son ministère. Ceci est tout ce que je peux dire » (Journal p. 877). Peu de paroles, comme on peut le constater, mais ô combien effrayantes !

Que dire alors des Prêtres qui, au moment solennel de la Messe, récitent les paroles terribles de la consécration avec tant d’indifférence et tant de désinvolture, comme s’ils récitaient une quelconque faribole ?

Quelques semaines plus tard, le 30 septembre 1951, la Madone vint à son tour et lui dit :

« Teresa, ma fille, es-tu contente d’aider ton Père à porter la Croix ? »

La fillette, comme à son habitue donna à Marie une réponse affirmative, un “oui” du cœur, qui ne laissa à sa céleste Interlocutrice le moindre doute sur sa sincérité. Alors, la Madone lui fit cette suggestion :

« Tu devras toujours offrir tes souffrances jusque au terme de ta vie. J’ai mis sur tes épaules une grande et bien pesante croix. Je te bénis afin que tu ne t’impatientes plus. Et, quand tu la remettras à ton Père, tu la lui apporteras remplie de perles et de brillants et mon Fils te donnera de grandes récompenses. Il ne te refusera rien.

De grandes menaces pèsent sur l’Italie, et vous seuls, les “paratonnerres”, par vos prières et vos sacrifices, parvenez à attendrir le Cœur de mon Fils et celui du Père ».

Aussitôt après, la Vierge Marie avertit les prêtres, les mettant devant leurs graves responsabilités vis-à-vis de ces “paratonnerres” si souvent décriés, dédaignées, méprisés et souvent persécutés :

 

« Vous, prêtres, ne poussez pas à la tentation du désespoir les âmes que Je choisis, car sinon pour vous ce sera le feu éternel. Beaucoup d’âmes se perdent à cause de vous. Pensez à votre devoir, sinon un jour vous pleurerez ; pensez à les encourager, et non point à les décourager » (Journal, pp. 360-362).


Le jour viendra…

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Après la généreuse acceptation dont nous venons de parler, la croix de Teresa commença dès lors à peser, à faire sentir sur ses frêles épaules d’enfant, un poids que ne cessera plus d’augmenter, les années durant, mais ce poids ne sera jamais un frein, car la foi et l’ardeur de la fillette augmenteront eux aussi au four et à mesure que les épreuves augmentent.

De nouveau les « douleurs lancinantes », les « maux de tête accompagnés de grosses fièvre » firent leur apparition ; ses genoux gonflèrent au point que quelques fois elle ne parvenait même pas à rester debout. Et, malgré tout cela, Teresa souffrait en silence et offrait sans cesse tous ces « gros bobos » pour le salut des âmes. 

Bien entendu, elle consulta les médecins, mais les médicaments n’eurent aucune emprise sur ces maladies « chroniques ». On lui prescrit des « calmants », mais ces calmants ne calmaient rien du tout… Et la fillette était bien loin de s’en soucier, car elle savait le “pourquoi” de ces maladies.

Un jour, pendant qu’elle faisait le ménage, la Vierge se présenta à elle et lui dit :

« Je sais que maintenant tout te paraît comme un rêve. Mais, quand le jour viendra, tu sauras que tout ce que je t’ai dit est la vérité. Ne pleure pas, ma fille, je serai toujours à tes côtés. Je veux que pendant tout ce temps [de préparation], tu souffres sans rien dire à personne. Tu dois souffrir en silence, sans parler » (Journal, pp. 363-364).


Le troisième « secret de Fatima »

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Il n’y a pas que les souffrances physiques qui font mal ; les souffrances morales sont, quelquefois, bien plus douloureuses encore, même et peut-être surtout quand on est un enfant.

Être mis dans la confidence de certaines choses — ou secrets délicats — peut devenir une sorte de « calvaire intellectuel » très pesant et cause d’une souffrance morale très forte et très stressante. C’est ce qui arriva à Teresa, à qui la sainte Vierge confia une partie du fameux — et actuellement très controversé — troisième « secret de Fatima ».

C’était le 3 janvier 1952. La Madone apparut à Teresa et lui dit :

« Je veux te dire que le monde est perverti. Je suis apparue au Portugal où j’ai donné des messages, mais personne ne m’a écoutée ; Je suis apparue à Lourdes, à La Salette, mais bien peu de cœurs durs se sont adoucis. A toi-même je veux dire tant de choses qui affligent mon Cœur. Je veux te parler du troisième secret de Fatima. Je te recommande de ne pas sortir avec les garçons comme toutes les autres ; Je veux que tu restes à la maison.  


soeur lucie de fatima

Soeur Lucie voyante de Fatima

Maintenant Je vais te parler du troisième secret que j’ai confié à Lucie, à Fatima. Je peux te dire qu’il a déjà été lu, mais personne n’en a parlé ».

 

« Alors la Madone — raconte le père Gabrielle Roschini — prédit à Teresa le voyage de Paul VI à Fatima, où il invitera tout le monde à la prière et à la pénitence et Elle confie encore que le Pape n’osera point parler du secret, parce que celui-ci est “épouvantable” ».

 

« Le monde — explique la Vierge Marie — courre vers une grande ruine… Le peuple se fourvoie de plus en plus… »

 

Et, comme pour bien marquer l’esprit de ses enfants, Marie nous mets en garde contre les châtiments qui peuvent tomber sur nous, si nous ne rebroussons pas chemin :

« Feu et fumée envelopperont le monde. L’eau des océans deviendra feu et vapeur.

 

L’écume s’élèvera, couvrira l’Europe, et transformera tout en une lave de feu, et des millions d’hommes et d’enfants périront dans ce feu, et les rares qui en échapperont envieront ceux qui sont morts.

 

Parce que, de quelque côté qu’ils regarderont, ils ne verront que sang, morts et ruines, dans le monde entier ».

Teresa n’avait alors que huit ans, quand elle reçut cette terrible confidence de la Madone. Comment a-t-elle réagi alors ?

Nous aimerions bien le savoir, mais de son Journal spirituel nous n’avons que des bribes, malheureusement, qui ne nous permettent pas de nous en faire une idée précise. Mais il est légitime de penser qu’une telle confidence laissa des traces sur son cœur d’enfant.

 

Toutefois, il est aussi légitime également de penser que la Vierge Marie sait très bien ce qu’Elle fait et, si Elle a jugé bon de révéler à une enfant des choses aussi terribles, c’est que cette dernière était capable de les recevoir, même si, nous le pensons, vu son âge, elle n’en avait pas la même approche qu’un adulte.

Sainte et heureuse simplicité des enfants !

 


 

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Extrait Biographique de Teresa Musco…Les messages pressants reçus par Teresa Musco, sont encore et toujours d’une criante actualité. Ils n’ajoutent rien au message évangélique : ils en rappellent l’urgence d’exécution* Partie (1)

(……….) Teresa Musco naquit le 7 juillet 1943, à Caiazzo, modeste village du sud de l’Italie, dans la province de Caserte, au sein d’une famille honnête et religieuse, mais pauvre. C’était une famille nombreuse — dix enfants virent le jour chez le « père » Musco —, comme la plupart des familles d’alors, chrétiennement respectueuse de la fécondité inhérente au sacrement du mariage.

 

Teresa Musco, c’est évident, ne laisse pas indifférent : son cas est tout à fait extraordinaire, comme l’a souligné le père Gabrielle Roschini et, il faut, pour mieux la comprendre et comprendre les dons dont elle bénéficia, faire montre d’une grande ouverture d’esprit et, surtout, d’une grande humilité.

 

(…..) Les messages pressants reçus par Teresa Musco, sont encore et toujours d’une criante actualité. Ils n’ajoutent rien au message évangélique : ils en rappellent l’urgence d’exécution, l’attachement que chacun d’entre nous doit avoir vis-à-vis des paroles de Jésus en son temps.

 

Mais, les temps de Dieu n’étant pas les nôtres, il convient de ne pas imiter les vierges folles et de nous mettre à l’écoute des prophètes qui, tels Noé, nous mettent en garde contre notre incrédulité et notre entêtement à ne rien entendre qui puisse, tant soit peu, changer nos manières de vivre dans un confort trompeur et dans une nonchalance religieuse affligeante.

 

De quoi nous parle Teresa Musco ?

Elle nous parle de Dieu qui est Amour ; de Marie qui est notre Mère à tous ; de l’Église du Seigneur qui telle une barque en pleine tempête, tente d’arriver à bon port, coûte que coûte.

Elle nous parle de ce Jésus qui a tant souffert pour nous et qui, dans son amour indicible est mort pour que nous ayons la vie, « et la vie en abondance ».

Teresa nous parle de l’Eucharistie, ce sacrement pour excellence qui nous permet de vivre plus intimement en Dieu, quand on le reçoit dignement.

Elle nous parle encore et encore de Marie, cette Vierge infatigable qui, aux quatre coins du monde, dans toutes les langues, sème ses messages d’amour et de réconciliation ; qui à tous ses enfants adresse un appel pressant à la conversion, par la prière, surtout celle du Rosaire.

Teresa nous parle de la Passion et de la mort du Seigneur, passion qu’elle vécut elle-même dans sa chair, à un point indicible.

La « sainte » fille nous parle encore et encore de cet Amour incomparable et infini que Dieu a pour nous ; un amour qui le pousse à vouloir nous sauver, même malgré nous, car Il ne veut perdre aucun de ses enfants.

Teresa a-t-elle reçu des prophéties ?

La réponse est, bien entendu, affirmative. Mais, est-ce cela le plus important ?

Le mystique n’est pas que cela : une boîte aux lettres de Dieu qui lève, de temps en temps, un coin du voile qui cache à nos yeux un futur que tous voudraient heureux et plein de bienfaits.

Le mystique est autre chose : il est celui qui de toute son âme, de tout son être, se met à la disposition du Seigneur pour le bien de ses frères ; il est le lien visible entre Dieu et les hommes « de bonne volonté », si je puis dire.

Le mystique vit en Dieu, de Dieu et pour Dieu, « à condition » — pardonnez l’expression — que cet état de vie profite au bien de toutes les âmes, qu’elles soient celles de croyants ou de non-croyants, car tous — même les plus méchants, les pires assassins ou violeurs — sont des enfants de Dieu et destinés à être sauvés par le Sang de Jésus, « versé pour la multitude ».

 

Parmi les textes choisis pour ce travail, on trouvera, probablement, quelques prophéties reçues par Teresa Musco, mais nous ne ferons pas de ces « admonestations » l’essentiel de notre travail, car pour cela, il suffirait de lire l’Apocalypse, pour être servis en « sensations fortes »…

La vie de la servante de Dieu, est une vie « cachée », une vie simple et humble. Elle n’a jamais cherché — tout comme Alexandrina de Balasar — à se mettre en avant, à attirer à elle les foules ou la gloire passagère : vivre simplement, obéissant en toute chose à Jésus, son divin Époux.

Mais, penchons-nous maintenant sur sa biographie, et disons avec David : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce ; le jour au jour en publie le récit et la nuit à la nuit transmet la connaissance » Ps 19, 2-3).

 

(………..) Premières visites de la Madone

Mais, déjà à cette époque la petite Teresa, avait pour la Madone une dévotion toute particulière et une dévotion filiale inconditionnelle, comme elle le dit elle-même dans son Journal (p 1846) :

« Maman, qu’est-ce qu’on est bien sous ton manteau ! Depuis ma plus tendre enfance, toi, ô Mère, tu as été la lumière de mes yeux, la voie qui m’a conduite à Jésus, le guide de mes actions, mon réconfort lors des moments de ténèbres. Depuis ma naissance, ô Mère chérie, tu m’as prise dans tes bras, me faisant goûter ton grand amour pour moi, et depuis, tu ne m’as jamais abandonnée ».

Au professeur Pontoni qui la questionnait, elle dit encore :

« Je peux dire que, dès l’âge de six ans, j’ai été entourée par une prédilection particulière de la Maman du ciel. En effet, Elle était auprès de moi quand je raccommodais, quand je priais et même quand je jouais, je me sentais appelée à m’entretenir avec Elle. Quand j’étais malade, je le sentais toujours toute proche et, pour moi, cela était d’un grand réconfort et une protection. La seule chose qu’Elle me disait était: “Offre ta souffrance pour les pécheurs” ».

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(…..)L’école et la maladie

Cette période fut aussi la période pendant laquelle Teresa commença sa scolarisation ; la période où elle assistait, impuissante, aux altercations entre son père — qui profère des obscénités — et sa mère, toujours douce et soumise — qui l’émeuvent jusqu’aux larmes — ; ce fut aussi la période où elle commença les travaux ménagers, comme toutes les petites filles de la campagne, surtout au sein des familles nombreuses. Ce fut encore la période où elle fut prise de grosses fièvres, fut en proie à des coliques lancinantes qui la faisait tant souffrir.

 

Mais, cette période de souffrances fut aussi le commencement des visites de Jésus, de Marie, des Anges et des Saints, qui n’eurent cesse de l’encourager à tout offrir « pour les pécheurs ».

Ce fut dès lors que Teresa devint « très attachée à Jésus » et que le désir d’être « crucifiée avec Jésus et lui ramener beaucoup d’âmes » germa en son cœur innocent et, cela devint par la suite, le but même de toute sa vie.

Cette enfance, toutefois, ne fut pas uniquement peuplée de bienfaits divins ; elle eut aussi les mauvais côtés, les penchants, les tracasseries qui sont le lot de tous les enfants, prédestinés ou non.

 

« Tu iras vivre à Caserte… »Lui dit la Madone….

Malgré le bas âge de Teresa, (5 ans) la Vierge semble vouloir « brûler les étapes », car la Maman céleste ne va plus attendre pour annoncer à l’enfant son futur départ pour Caserte.

Écoutons-la :

« Ma fille, le sais-tu ? Je suis ta Maman et je suis venue te dire… » “Quoi donc ?” Questionna la gamine. “Ceci — reprit Marie : Un jour viendra où tu devras quitter la maison paternelle pour aller vivre à Caserte, où tu rencontreras une petite dame, cheveux grisonnants, yeux noirs…, laquelle t’aidera dans tes difficultés… ».

 

Marie lui apprit même le nom et le prénom de cette dame et ajouta :

« Elle sera ta Maman spirituelle ». Le message étant délivré, la « belle Dame » disparaît et Teresa retourne jouer avec son frère (Journal, p. 662).

Comme pour confirmer son précédant message, la Vierge revint le premier mars 1948. Elle était accompagnée de la future « Mère spirituelle » de Teresa. Celle-ci dit à l’enfant : « Courage ! Je t’attends à Caserte… » L’annonce faite, celle-ci embrassa l’enfant sur le front et disparut en même temps que la Madone.

« M’aimes-tu ? »

Alors qu’elle n’avait toujours que cinq ans, une autre rencontre va décider de son avenir, va marquer une étape décisive dans la courte vie (33 ans) de Teresa. Ce sera le moment de dire “oui”, pour toujours, à Jésus.

En effet, un certain jour l’Enfant Jésus lui apparut et lui demanda d’emblée : « Teresa, m’aimes-tu ? » La petite, avec sa naïveté enfantine répondit aussitôt : « Oui ! » Puis, enchaîna immédiatement : « Et toi, m’aimes-tu ? » Alors, la fixant avec amour, Il lui répondit, plein de tendresse : « Oui ! Et s’il en était besoin, Je serais prêt à être de nouveau crucifié pour toi ».

 

Cet échange entre Jésus et la fillette, sera une constante dans le cours des temps : Teresa ne dira plus jamais « non » aux demandes du Seigneur, mêmes celles qui seront cause de souffrances, physiques ou morales. Le « oui » sera comme scellé dans cet échange d’amour entre les époux, des époux qui s’aiment d’un amour vrai et indéfectible.

 

Marie ou Jésus ont-Ils « forcé la main » à Teresa ?

En aucun cas, car le Seigneur laisse toujours à chacun de ses enfants la possibilité de refuser une proposition. Nul n’est forcé au salut, même si celui-ci est indispensable pour acquérir la vie éternelle bienheureuse. Celui qui dit non, le fait en connaissance de cause et librement.

Ce qui est vrai, par contre, c’est que le Seigneur ou Marie en son Nom, insistent toujours et agissent sur les âmes, afin de pouvoir les sauver, même malgré elles.

Le Christ n’est pas mort pour un ou pour un million d’âmes : Il est mort pour nous tous, tous, autant que nous sommes, que nous avons été et que nous serons encore, tant que durera ce monde.

Dans la vie de Teresa, dès son plus jeune âge et jusqu’à sa mort, le mot « oui » sera toujours d’actualité, sera toujours le maître mot que la mènera jusqu’à la donation totale de tout son être, sans aucune réserve, même lors des plus tragiques et douloureux moments, moments ceux-là qui étaient autant d’actes d’amour offerts pour le salut de ses frères pécheurs.

Le « oui » ferme à la demande « M’aimes-tu ? » se transforma bientôt en : « faites de moi un chiffon »…

Première Communion

 

« L’exceptionnel cadeau — raconte le père Stefano Manelli — d’être admise à la Première Communion par le curé de son village remplit Teresa de joie, mais il n’en va pas de même pour son père qui s’y opposa obstinément et fermement. Il s’entêtât à dire qu’elle la ferait à douze ans, voir après, mais sûrement pas avant.

 

Teresa était triste et ne s’expliquait pas le refus paternel. Seule la pensée de pouvoir faire la sainte Communion lui procurait bonheur et joie. Qu’est-ce que cela serait bien si elle pouvait la faire ! Il est vrai que la « belle Dame » l’invita plusieurs fois à dire à ses parents de la préparer pour la Première Communion, mais le père s’obstina toujours dans son refus.

 

La mère, par contre, l’envoya souvent aux réunions de l’Action  Catholique et Teresa s’y appliqua à l’étude du catéchisme et, sa sœur aînée qui deviendra religieuse, l’aida aussi dans cette préparation. La fillette écrira plus tard dans son Journal : “Le désir de recevoir Jésus me dévore” ».

 

Jésus Lui-même l’incitera à demander la permission à son père : « Demande à ton père qu’il te permette de faire ta Première Communion ».

Teresa insista, souvent, encore et encore, auprès de son père qui, toujours d’une humeur exécrable, finit par se servir de sa ceinture pour corriger sévèrement et sans pitié, l’impertinence de sa fille. La punition fut si sévère que Teresa dut rester au lit, prise d’une forte fièvre qui la fît délirer : « Je veux recevoir Jésus ! », balbutiait-elle alors.

Cette situation semblait sans issu : d’un côté l’enfant qui désirait ardemment faire sa Première Communion et de l’autre le père qui restait inébranlable dans sa décision négative. Que faire ? Le ciel viendra-t-il à son secours ?

Le 10 janvier 1950 Teresa était au lit : elle était prise de douleurs lancinantes. Ce fut alors que Jésus lui apparut, et lui tendant les bras, lui dit : « Courage, ma fille, prend de Ma force pour sortir de ta faiblesse ! Prépare-toi à Me recevoir dans la sainte Communion, car Je désire venir à toi, afin que tous les deux nous ne fassions plus qu’un ».

Ce même jour, vers dix heures trente, Salvatore, son père lui ordonna de se lever et d’aller faucher de l’herbe pour l’âne. Teresa obéit promptement. Elle se leva, s’habilla et partit dans les champs, aux alentours de Caiazzo, pour y faucher l’herbe, comme convenu, mettant tout son cœur et toute son énergie à la tâche.

A un certain moment, elle entendit une voix qui lui disait : « Il y a ici l’une de mes maisons ». En effet, Teresa, se relevant et regardant autour d’elle, vit, non loin de là une église. Elle arrêta son travail et s’y rendit promptement. Elle entra et se rendit compte que l’on y célébrait une messe de mariage.

Un prêtre occupait le confessionnal. La fillette s’approcha et se confessa. Lors de la Communion, elle s’approcha craintive de la balustrade, comme le firent les autres, et reçut Jésus Eucharistique. Ce fut là sa Première Communion !

« Ce fut le jour le plus beau de ma vie ! », écrira-t-elle plus tard dans son Journal spirituel. Elle vît sur l’autel comme une immense flamme, flamme qui brûle maintenant dans son cœur.

 

Mais il ne lui restait pas de temps pour l’action de grâces, car le travail que lui avait confié son père n’est pas terminé. Elle courut vers le champ, ramassa l’herbe coupée dans des sacs et retourna à la maison. Depuis ce jour, et à chaque fois qu’elle le put, elle alla dans les villages voisins pour y communier en toute tranquillité, sans se faire remarquer.

Première Communion « officielle »

Plus d’un an plus tard, le 1er mai 1951 — Teresa avait alors huit ans —, son père l’autorisa enfin à faire sa Première Communion « officielle ». Quand Teresa annonça à son père qu’elle avait déjà fait sa Première Communion, celui-ci ne voulut pas la croire et, pensant qu’elle mentait, la corrigea sévèrement, lui assénant un gros coup de poing sur la tête. « Ce n’est pas vrai, tu es une menteuse ! », cria-t-il en même temps, hors de lui.

Ce fut aussi ce même jour« qui restera le plus beau jour de ma vie », écrira-t-elle — que Marie lui annonça qu’elle rencontrerait deux prêtres : le père Giuseppe Borra (salésien), qui sera son directeur spirituel et le père Franco Amico, qui l’assistera fidèlement jusqu’à sa mort.

 

Dans son Journal, elle continue : « Je me suis approché du banquet eucharistique, avec mon céleste Époux. Combien il a été émouvant de voir Jésus sur l’autel ! Quand le prêtre qui célébrait éleva l’hostie, j’ai vu couler le sang ».

Teresa remarqua que la « Belle Dame » se trouvait à côté de Jésus. Elle s’enhardi et posa la question : « Qui êtes-vous ? » La réponse fut claire et précise : « Je suis la Vierge Immaculée ta Mère. Conserve tout ce que je te fais écrire. Puis le temps viendra où tu devras confier ces écrits. Ne perds pas ce Journal que tu devras faire lire à Dom Borra et au père Franco Amico ».

Comme Teresa semblait quelque peu étonnée, la Vierge Marie la rassura en lui disant qu’en son temps, elle lui expliquera qui sont ces deux prêtres, que la fillette ne connaît pas encore.

Après ces explications, la « belle Dame » l’embrassa sur le front et « disparut, enveloppée dans un nuage blanc ».

A cette date, également, prirent fin les Communions « en cachette » : elle pouvait maintenant, en toute tranquillité, recevoir « l’Époux céleste » chaque fois qu’elle le désirerait ; et elle ne s’en privera pas !

« Pensons à tout ce qu’elle a dû souffrir — commente le père Stefano Manelli — pour recevoir le Seigneur, alors que tant de chrétiens négligent de le, se refusant de se soumettre au moindre sacrifice pour s’alimenter du Pain de Dieu ».

Des cadeaux « surprise »

Comme nous l’avons dit au début de ces notes biographiques, la famille Musco était vraiment pauvre et, certaines fois c’était la disette totale. Salvatore, dépité, ne pouvait pas s’empêcher de blasphémer, pensant ainsi se donner un certain courage ou une certaine contenance, voir même résoudre ses délicats problèmes.

Cela ne servait à rien, bien au contraire : ses crises de « folie » devenaient plutôt des freins aux possibles actes de charité de ses voisins et amis.

Un paratonnerre existait, heureusement, contre ces blasphèmes répétés : il était composé des prières de la mère et des souffrances innocentes des enfants, surtout celles de Teresa qui s’offrait spontanément comme victime d’expiation pour toutes ces horreurs qu’elle entendait, proférées par son père, qu’elle aimait tant, pourtant.

 

Cette situation atteignait son paroxysme quand Salvatore tombait malade, quand les dettes s’accumulaient ou quand la faim persistait. Alors, la petite Teresa n’avait d’autre recours que la prière d’intercession, une prière du cœur qu’elle adressait à la Madone : « Je t’en prie, aide ma famille ! »

 

Marie ne pouvait pas rester insensible à une si humble prière et, l’enfant voit, dans « une très grande lumière… un Ange très, mais vraiment très lumineux », si lumineux qu’elle ne peut même pas le regarder directement. Celui-ci, arrivé à sa hauteur, lui dit, tout simplement : « Chère Teresa, la Maman céleste me demande de te donner cette somme (50 000 lires de l’époque). Ainsi, vous pourrez faire les achats de la semaine. Mais tu ne diras à personne comment tu l’as eue : cela devra rester un secret entre nous. Je reviendrai. Je te recommande de prier et d’offrir tout cela, pour qui te plaira. Je te salue. Je suis l’Ange Gabriel ».

 

La petite alla vers sa mère et lui dit : « Maman, une Dame que je ne connais pas m’a donné cette somme… » Rosa, toute heureuse, s’en alla immédiatement faire ses provisions : elle acheta du lait pour le petit frère « qui en avait tant besoin » et, tout ce qu’il fallait pour toute la famille.

Avec la mère tout se déroula sans le moindre problème, mais avec le père, ce ne fut pas aussi simple, car, quand il apprit la nouvelle, il voulut tout savoir : « Qui a donné à Teresa cette somme ? » A qui la petite répondait invariablement : « Une Dame que je ne connais pas ».

Alors, le père, pris d’une colère presque diabolique, attrapa sa fille et en lui répétant : « Pourquoi ne veux-tu pas me dire qui t’a donné cette somme ? », la frappa sauvagement. Quant à Teresa, elle offrait, silencieusement, toutes ses souffrances « au doux Jésus », tout en pleurant en silence.

Les brutalités de Salvatore sur sa fille ne s’arrêtèrent pas là. Chaque fois qu’avec ladite somme on faisait quelque achat, lui, malade pourtant, appelait la gamine auprès de lui et lui répétait : « Tâche de te souvenir qui est cette Dame, afin que nous puissions lui demander un prêt qui nous permette d’aller de l’avant. Penses-tu qu’elle y consentirait ? »

Mais l’enfant, embarrassée, ne savant « quoi répondre », finit par dire à son père : « Je ne la connais pas, mais je suis sûre, que si je lui demande, elle me la donnera ». Ceci dit, Teresa retourna dans sa chambre et se mit à prier.

Tout d’un coup, vers douze heures trente, l’Ange Gabriel se présenta à elle — Il était beaucoup plus beau que la fois d’avant — et lui remit une autre somme, lui disant : « Teresa, à partir de maintenant ton Calvaire, semblable à celui de Jésus, commence. Soit contente et heureuse ! Accepte tout avec amour ! Je te salue, et nous nous reverrons quand le Père le voudra… »

A ce stade, Teresa elle-même nous décrit — dans son Journal — son embarras :

« J’avais la somme entre les mains, mais je ne savais pas quoi faire : mon cœur battait. Je me suis approchée de mes parents et leur dit : “Voilà, la somme… La Dame est passée et m’a donné cet argent”. Mon père, au lieu d’être content, commença à dire que j’étais une voleuse, et à me demander à qui j’avais pris cet argent ; il voulait savoir à tout prix où je l’avais récupéré. Je persistais à dire que c’était la Dame qui était passée et qui me l’avait donné. Mais lui, n’arrêtait de crier : « voleuse ! », « Tu l’as volé ! ». Il me frappa si fort que le soir je fus prise d’une forte fièvre ».

Se souvenant alors des paroles de l’Ange Gabriel, Teresa adressa à Jésus cette prière :

« O Jésus, tu sais tout ! Je t’offre tout, avec tout mon amour. Je ne veux que ton aide ! »

Le père, toujours aussi irrité, lui disait, chaque fois qu’ils se croisaient, et la menaçant d’un couteau : « Je ne veux pas de voleuses chez moi… », Puis il déchargeait sur elle toute sa litanie de gros mots et de blasphèmes.

Quant à la pauvre petite, elle « pleurait, soupirait », sans oublier d’offrir à Jésus toutes ces vexations qu’elle ne méritait certes pas. Mais, cela la rendait heureuse ; c’était en quelque sorte son bonheur à elle, comme elle l’explique : « Je le sentais (le bonheur) à l’intérieur de moi, spécialement quand je priais ».

…………..C’était la préparation à son calvaire qui allait bientôt commencer………..

À suivre….


 

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Extrait ♥L’amour aux yeux ouverts…♥

enfants lumineux

Chacun peut se donner du plaisir,
– et peut en procurer aux autres –
Nul ne peut se donner du Bonheur.
Le Bonheur ne vient que des autres, comme par ricochet, dans la mesure où l’on a rendu l’autre heureux.
C’est cela aimer. C’est exactement cela.
Chercher chaque jour à faire le Bonheur de l’autre, sur la terre et dans l’au-delà.

♥ L’Amour, encore l’Amour, toujours l’Amour ♥

Si vous ne comprenez pas l’Amour, mes enfants,
vous ne pouvez rien comprendre,
ni à Moi, ni à vous-mêmes, ni à rien.
Car J’ai tout fait d’amour…

Tout plaisir est facile : il n’y a qu’à se baisser pour le ramasser.
Le Bonheur est difficile à donner : il faut monter pour le cueillir…

barre multi

Donner du Bonheur à quelqu’un,
c’est l’aider à devenir plus lui-même…
Du Bonheur, chacun peut en donner à un autre,
mais nul ne peut s’en donner à lui-même.
Je me suis arrangé pour que les égoïstes
ne trouvent pas le Bonheur. On récolte ce que l’on sème…
Si vous voulez trouver le Bonheur, sortez de vous-même,
oubliez-vous pour faire des heureux,
et les autres vous rendront heureux en retour.
Et s’ils ne vous rendent pas heureux en retour,
Je m’en chargerai moi-même…

ICI LIRE LA SUITE ♥Écoutez-Moi, mes enfants.


https://chretienweb.wordpress.com/2017/08/07/lamour-aux-yeux-ouverts/

 

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Neuvaine à la « Chère Petite Sainte » du Saint Curé d’Ars**Sainte Philomène* Vierge et martyre –11 août: Fête liturgique en l’honneur de la Sainte ♥

Le curé d'Ars et Sainte Philomène 2007

Malheureusement Sainte Philomène n’est plus fêtée dans l’Église, comme si ce  »TRÉSOR DU CIEL » Avait été oublié !!

Et pourtant je vous ferais connaître bientôt, pour ceux qui ne la connaissent pas… cette petite Sainte qui est vraiment  »EXTRAORDINAIRE

Note: Même si vous êtes en retard par ma faute…vous pouvez prier jour-1 et 2 le même jour, ainsi vous pourrez aller jusqu’au bout. Cette Neuvaine par contre peut se prier n’importe quand, lorsque vous avez besoin d’un miracle…PRIER PRIER PRIER

Aujourd’hui le 4 Août nous fêtons le St Curé D’Ars

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NEUVAINE QUI DEVRAIT DÉBUTER LE 3 AOÛT 2017

SE TERMINERA LE 11 AOÛT

Ste Philomène

Premier jour

3 AOÛT 2017

 

Par la pensée, ô sainte Philomène, je descends en cette catacombe romaine où vos restes sacrés sont demeurés ensevelis pendant des siècles. Je vénère ces reliques d’une Vierge martyre des premiers temps de l’Église, puis je lis sur les trois briques qui fermaient votre tombeau cette suave inscription: PAXTE CUM FI LUMENA ! LA PAIX SOIT AVEC TOI FILLE DE LUMIÈRE. Sainte Philomène, ton nom signifie Bien-aimée.

Oui, en vérité, tes précoces vertus, ta pureté virginale, ton courage dans le sacrifice t’ont valu d’être ici-bas, avant même de l’être au Ciel, une de ces âmes que Jésus aima particulièrement. Et à présent, après ton immolation sanglante, tu reposes dans la paix, dans l’éternelle paix !

Ô sainte Philomène, obtiens-moi de fuir le péché, de rester dans la grâce de Dieu et de posséder ainsi toujours la paix de la bonne conscience, afin que moi-même j’aie une place privilégiée dans le cœur de mon Dieu.

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Partie commune pour chaque jour :

Daigne prier pour moi pendant cette neuvaine faite en ton honneur. Tu sais ce que j’espère de ton intercession, (préciser ici, dans les termes que l’on voudra, la faveur que l’on désire). Sainte Philomène, en qui le saint Curé d’Ars mettait toute sa confiance, moi aussi j’ai confiance en toi !

Sainte Philomène, vierge et martyre, prie pour nous.

Pater, Ave, Gloria


Ste Philomène
Deuxième jour :

4 AOÛT 2017

Ô sainte Philomène, ce n’est qu’à l’aurore du dix-neuvième siècle que ton humble tombe est sortie, comme par hasard, de l’oubli. Jusque-là on avait ignoré jusqu’à ton existence et à ton nom. Comment s’est passée ton existence sur la terre ? Nous l’ignorons. Nous savons seulement qu’elle s’acheva en peu d’années, et qu’elle fut humble comme ton tombeau.

Oh ! La vie cachée, la vie modeste et obscure, comme tu la relèves aux yeux du chrétien ! C’est la vie de Jésus à Nazareth et ce fut la tienne, douce vierge martyre. Apprends-moi à l’apprécier et à l’aimer. Fais-moi mépriser et fuir, comme elles le méritent, les vanités d’un monde coupable. Qu’à ton exemple, je m’attache à mes devoirs d’état, si humbles, si laborieux soient-ils, afin qu’en les remplissant j’accomplisse, moi aussi, la divine Volonté.

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Partie commune pour chaque jour :Daigne prier pour moi…….

Sainte Philomène, vierge et martyre, prie pour nous.

Pater, Ave, Gloria


Ste Philomène
Troisième jour :

5 AOÛT 2017

Ô sainte Philomène, l’Église t’a décerné le titre de Vierge. Tu as été immolée au printemps de votre vie, et tu étais restée pure au milieu d’un monde païen corrompu et corrupteur. Tu es comme un beau lys ensanglanté dont le parfum, traversant les âges, est parvenu jusqu’à nous. N’est-ce pas même ton amour de la virginité qui te fit accepter si généreusement le martyre ?

Les temps où nous vivons, ô petite sainte, sont-ils moins mauvais que ceux où tu as vécu ? A combien de dangers ne sont pas exposées les âmes croyantes ! Garde-moi au milieu de ce monde. Donne-moi en même temps l’amour de la prière qui écarte les périls et qui, comme le disait ton saint ami le Curé d’Ars, « rend une âme pure toute-puissante sur le cœur si bon de Notre-Seigneur ».

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Partie commune pour chaque jour :Daigne prier pour moi…….

Sainte Philomène, vierge et martyre, prie pour nous.

Pater, Ave, Gloria


Ste Philomène
Quatrième jour :

6 AOÛT 2017

Ô sainte Philomène, avec le titre de vierge, l’Église t’a décerné le titre de martyre. Cette palme, peinte sur ta tombe, prouve en effet que tu as bien donné à Jésus-Christ le témoignage suprême de l’amour. A treize ans, tu as quitté la terre, alors que la vie te souriait, pleine de promesses; mais pour éviter la mort il eût fallu renier Dieu, et tu ne l’as pas voulu.

Sainte martyre, tu nous apprends le prix de notre âme et combien précieux est le trésor de notre foi. Tu nous apprends encore que nous devons tout endurer, tout souffrir plutôt que d’abandonner nos pratiques religieuses et l’obéissance aux lois de l’Église. Obtiens-moi la force dans les épreuves, dans les peines, dans les maladies, avec le courage de faire, pour l’amour de Dieu, tous les sacrifices nécessaires.

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Partie commune pour chaque jour : Daigne prier pour moi…….

Sainte Philomène, vierge et martyre, prie pour nous.

Pater, Ave, Gloria


Ste Philomène
Cinquième jour :

7 AOÛT 2017

Ô sainte Philomène, c’est dans le sanctuaire de Mugnano, en Italie, que tu as d’abord manifesté ton bienveillant pouvoir. A peine tes restes précieux y furent-ils honorés que les miracles dus à ton intercession se multiplièrent. C’est au pied de ton reliquaire que fut guérie, en particulier, une mourante amenée de France, celle-là même qui avait fondé à Lyon l’oeuvre admirable de la Propagation de la Foi. Cette guérison poussa le souverain Pontife Grégoire XVI à approuver ton culte déjà si répandu. « C’est une grande sainte » avait déjà dit de toi le pape Léon XII.

Oui, ô bien-aimée du Christ, nous le croyons, tu es vraiment une grande Sainte. Un village de la terre de France, Ars, a été aussi le témoin de tes prodiges. Ta puissance n’a point diminué. On t’a appelée une « sainte petite Thérèse des premiers temps de l’Église »: comme ton angélique sœur ne passes-tu pas ton Ciel à faire du bien sur la terre ?

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Partie commune pour chaque jour :Daigne prier pour moi…….

Sainte Philomène, vierge et martyre, prie pour nous.

Pater, Ave, Gloria


Ste Philomène

Sixième jour :

8 AOÛT 2017

Ô sainte Philomène, pendant trente années, un prêtre de France que l’Église a canonisé, le Curé d’Ars, n’a cessé de t’invoquer et de te faire invoquer. Il t’appelait sa chère petite Sainte, son consul, sa chargée d’affaires près de Dieu. C’est par toi que saint Jean-Marie Vianney a obtenu de Dieu des grâces et des miracles sans nombre. A sa demande tu guérissais les corps, tu convertissais les âmes. En vérité tu paraissais lui obéir comme un enfant à son père.

Une prière fervente, ô douce Vierge Martyre, trouve toujours le chemin de ton coeur. C’est pourquoi, m’inspirant de l’exemple du saint Curé d’Ars, je fais instance auprès de toi. Tu mettais parfois sa patience à l’épreuve. Si tu veux éprouver ma Foi, donne-moi, avec la persévérance dans la prière, la confiance assurée que Dieu, prié par toi, m’accordera la grâce la meilleure.

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Partie commune pour chaque jour : Daigne prier pour moi…….

Sainte Philomène, vierge et martyre, prie pour nous.
Pater, Ave, Gloria


Ste Philomène
Septième jour :

9 AOÛT 2017

Ô sainte Philomène, il est conté dans la vie du saint Curé d’Ars que tu lui apparaissais pour le réconforter au milieu des luttes qu’il avait à soutenir contre l’enfer. Tu « descendais vers lui du Ciel, belle et lumineuse », lui apportant un reflet des divines splendeurs. Ne disait-il pas en son langage simple: « Avec la sainte Vierge et sainte Philomène, nous nous connaissons bien » ?

Vaillante martyre, moi aussi je désire vous bien connaître, toi et la Vierge bénie qui écrase la tête du serpent infernal. Satan multiplie les assauts contre les âmes baptisées; il en veut spécialement aux âmes des plus petits. Ô petite sainte du Curé d’Ars, rends sa rage impuissante. Donne-moi une horreur toujours plus grande du péché, afin qu’il n’ait sur moi aucun empire. Fortifie-moi au milieu des tentations et donne-moi la victoire.

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Partie commune pour chaque jour : Daigne prier pour moi…….

Sainte Philomène, vierge et martyre, prie pour nous.
Pater, Ave, Gloria


Ste Philomène
Huitième jour :

10 AOÛT 2017

Ô sainte Philomène, du monde disparaîtraient peu à peu les Vérités de l’Évangile si, de temps en temps, il ne nous les montrait vivantes dans une âme pleine de Foi. Au sortir de la grande révolution qui accumula tant de ruines, tu as été comme la messagère de Dieu et l’apôtre du surnaturel. En beaucoup d’âmes tes prodiges ont rallumé ou ranimé la Foi.

Votre mission, ô vierge du Christ, n’est pas achevée encore. Le désir des jouissances, les passions mauvaises, les doctrines perverses, la presse impie et immorale ont exercé leurs ravages en trop d’âmes de notre temps et de notre pays. Des criminels se sont acharnés à chasser la religion consolatrice du cœur des humbles et des petits. Combats, je t’en prie, leur action perverse; fais que moi-même j’exerce autour de moi une chrétienne et salutaire influence.

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Partie commune pour chaque jour : Daigne prier pour moi…….

Sainte Philomène, vierge et martyre, prie pour nous.
Pater, Ave, Gloria


Ste Philomène
Neuvième jour :

11 AOÛT 2017

Ô sainte Philomène, après les épreuves de la terre, après les tourments du martyre, là-haut tu reposes dans la paix. Tu jouis de la vision sans fin de Dieu que tu as tant aimé. De toutes tes peines, de toutes tes souffrances il ne te reste plus que la joie de les avoir acceptées généreusement et une éternelle gloire. Que tu es heureuse !

Pour moi, c’est encore l’exil loin de la maison de notre Père. Vois les regards de mon cœur dirigés vers toi. Écoute ma prière fervente. Cette neuvaine ne s’achèvera pas sans que je te supplie, ô douce et puissante Philomène, de me continuer ton aide et ta protection. Par toi, j’implore la grâce finale, le bonheur de contempler, avec toi et le saint curé d’Ars, Celui qui fait au Ciel les éternelles délices des élus.

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Partie commune pour chaque jour : Daigne prier pour moi…….

Sainte Philomène, vierge et martyre, prie pour nous.
Pater, Ave, Gloria

FIN DE LA NEUVAINE


LES FÊTES DE SAINTE PHILOMÈNE

Ste Philomène

  • 10 janvier : Anniversaire de la Sainte
  • Dimanche après le 10 janvier: Patronage de la Sainte
  • 25 mai: Célébration de la découverte des saints restes de la Sainte
  • 10 août: Célébration de la Translation des saints restes et du Martyre de la Sainte
  • 11 août: Fête liturgique en honneur de la Sainte
  • 13 août: Célébration du nom de Sainte Philomène
  • Deuxième dimanche d’août: Festivités solennelles en honneur de la Sainte. Les visiteurs peuvent recevoir l’indulgence plénière s’ils confessent leurs péchés, reçoivent la sainte Communion et disent une prière aux intentions du Saint-Père (au moins un Notre Père)

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Fichier Word de cette Neuvaine: Sainte Philomène fête le 11 août et St Curé D’Ars le 4 août



http://maranatha.mmic.net/index.html


 

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