Saint Pierre-Julien Eymard né le 4 février 1811 est décédé à La Mure (Isère) le 1er août 1868.* Découvrons sa Vocation Eucharistique*


Saint-Pierre-Julien-Eymard--4---parousie.over-blog.fr

Dieu a conduit cet homme, d’étape en étape et par des voies providentielles, parfois insolites, à découvrir sa vocation eucharistique. Aussi pouvait-il écrire, trois ans avant sa mort : « Comme le bon Dieu m’a aimé ! Il m’a conduit par la main jusqu’à la Société du Très Saint-Sacrement ! Toutes mes grâces ont été des grâces de préparation. Tous mes états, un noviciat ! Toujours le Très Saint-Sacrement a dominé » (NR 44, 14)

 

*. Et trois mois avant sa mort, il écrivait : « La plus grande grâce de ma vie a été une foi vive au très Saint-Sacrement » (NR 45, 3).  

hostie-esprit saint5

(……..) Il a travaillé à remettre l’Eucharistie au centre de la vie chrétienne et sociale de son temps, convaincu qu’elle est la vraie force pour renouveler l’Église et la société.  

« C’est que j’écoute et je l’entends mieux d’ici »

Pierre-Julien Eymard passe par différentes étapes. Dès ses premières années, où sa mère très pieuse l’emmène tous les jours à l’église, il est attiré par l’Eucharistie. À sept ans, il est surpris par sa grande sœur derrière l’autel, sur un escabeau, la tête penchée ; il s’explique ainsi : « C’est que j’écoute et je l’entends mieux d’ici. »

Sa première communion, à 12 ans, est un jour de grandes grâces qui fait naître en lui le désir d’être prêtre.

(……….) Il est Devenu prêtre le 20 juillet 1834,

(……….)  il entre chez les Maristes (1839)

(……….)  Conduit par des grâces à la fois simples et profondes, Pierre-Julien comprend sa vocation. En 1845 à l’église Saint-Paul de Lyon, pendant la procession avec le Saint-Sacrement un jour de Fête-Dieu, il est saisi d’une foi forte en Jésus-Christ présent dans l’Eucharistie et demande à Dieu la grâce d’avoir le zèle apostolique de saint Paul.

En 1849, alors qu’il est Provincial, il visite la maison mariste de Paris. Il découvre en cette ville l’œuvre de l’Adoration nocturne, et par la même occasion, il entre en relation avec le comte Raymond de Cuers qui sera son premier compagnon dans la fondation de l’œuvre eucharistique.

(……….)  Le 21 janvier 1851, au sanctuaire de Notre-Dame de Fourvière (Lyon), il discerne l’urgence de travailler au renouvellement de la vie chrétienne par l’Eucharistie et voit l’importance d’une formation approfondie pour les prêtres et les laïcs.  

(…………)  La vie eucharistique que Pierre-Julien propose ne se borne pas à la seule dimension contemplative ; il veut prendre toute la pensée eucharistique, unir l’action à la contemplation, adorer et faire adorer, s’occuper de la première communion des jeunes ouvriers et mettre le feu aux quatre coins de la France.

« Une vie purement contemplative, écrit-il, ne peut être pleinement eucharistique ; le foyer a une flamme » (CO 1030). Le 6 janvier 1857, il inaugure la première communauté adoratrice avec l’exposition du Saint-Sacrement. C’est dans la pauvreté et le dénuement que la vie s’organise. Puis progressivement, la communauté grandit.

messe Hostensoir-Anges-002-w

Le Père Eymard la place à la tête du petit groupe de candidates venues à Paris en vue de la fondation de la branche féminine, les Servantes du Saint-Sacrement. … Marguerite Guillot le 25 mai 1858.

(………)  Il tente d’alimenter la vie spirituelle des prêtres par l’Eucharistie. Tout ce qu’il fait part de l’Eucharistie, est motivé par l’Eucharistie et a comme but faire connaître mieux l’Eucharistie. Fasciné par ce mystère, le Père Eymard affirme : « La sainte Eucharistie, c’est Jésus passé, présent et futur » (PG 356, 1).

Il est assoiffé de pénétrer ses secrets, d’ouvrir son cœur aux richesses d’intériorité de l’Évangile de saint Jean qu’il médite si souvent : « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jean 6, 56). Le temps qu’il passe en adoration est très fécond pour son ministère ; un dynamisme et une force nouvelle l’imprègnent. Sa vision de l’Eucharistie évolue sans cesse et devient vie en lui.  

jésus hostie

Un parcours plus intérieur le conduit à un sommet spirituel : le « vœu de la personnalité », le don de lui-même (21 mars 1865). Le Père Eymard se laisse façonner par l’Esprit Saint afin que le Christ vive en lui (cf. Galates 2, 20), pour devenir Eucharistie, « un pain savoureux » pour la vie de ses frères.  

Les dernières années du Père Eymard ont été marquées par la maladie et des souffrances de tout genre : problèmes financiers, oppositions, incompréhensions, humiliations, perte de l’estime des évêques, nuit spirituelle. Malgré cela, ses paroles sont restées ardentes comme le feu et ses lettres de direction spirituelle riches d’invitations à la joie et à l’action de grâce pour les bienfaits de Dieu. Après avoir travaillé sans cesse, jusqu’à l’épuisement, il meurt à La Mure d’Isère le 1er août 1868. L’épitaphe sur sa tombe nous livre son message : « Aimons Jésus, qui nous aime tant dans son divin Sacrement. »  

st pierre julien eymard2

(………..)  « La sainte Communion est la table des pauvres, des infirmes, des faibles, comme elle l’est aussi des aigles et des parfaits. Ainsi ma bonne fille, allez à la sainte Communion avec vos misères, et votre pauvreté, c’est tout ce que vous pouvez faire de mieux, c’est la vie et la vie éternelle ! »

(………….)   La Vierge Marie a toujours été présente dans sa vie, c’est elle qui l’a conduit tout au long de son chemin, qui l’a aidé dans tous les passages, même douloureux, qui se présentaient. « Que ton Règne vienne », c’est le message final que le Père Eymard nous confie, en ce temps qui est le nôtre, il nous encourage à œuvrer pour une nouvelle évangélisation.  

Vierge-chapelle-Vierge-chapelle-claire

(……)  La grande mission de Marie est de former Jésus en nous ; pour cela il faut imiter sa vie, surtout son attitude intérieure : « Elle pensait la pensée de Jésus. (…) Elle ne s’occupait en elle-même que de Jésus ou pour Jésus ou en Jésus. Puis elle était si douce, si humble, si servante de tous ! (…) Sa charité était celle de son divin Fils. Je lui ai bien demandé, à cette bonne Mère, l’esprit de douceur, sa douceur, son calme, sa patiente prudence et sagesse » (NR 44, 94).  

(……)  En conclusion, le langage reste simple, parfois étrange et difficile à notre compréhension, mais l’ardeur, l’amour, la passion que le Père Eymard nous transmet sont un message actuel pour nous aujourd’hui

adoration-adoration-saint-sacrement

 L’Eucharistie était devenue pour lui

une passion de vie et une passion d’amour :

« Ayez une passion eucharistique. Aimez comme un homme aime par passion une personne (…) Celui qui voit notre Seigneur au Saint-Sacrement, qui le voit et en est ravi, va fixer sa pensée en notre Seigneur. Ses pensées suivront : il le connaîtra, le contemplera ; il verra son amour qui se donne et, s’étonnant, il entre dans les profondeurs de l’amour » (PR 124, 1).


http://notrehistoireavecmarie.mariedenazareth.com/fr/esc/saint-pierre-julien-eymard-apotre-de-leucharistie/

 


 

 

Publicités

A propos Myriamir

''LA PEUR NE VIENT PAS DE DIEU '' *Messages-Prophéties-Par les Saints et les Prophètes* *En cette Fin des Temps-Jésus et Marie parlent à leurs Enfants ! https://myriamir.wordpress.com/
Cet article, publié dans Saint Pierre-Julien Eymard (1811-1868), est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.