Quelques citations du Père Joseph Wresinski*


Père Joseph Wresinski,

Toute théologie nous amène à rencontrer Dieu dans l’appauvrissement de son Fils. Et la Semaine sainte a toujours été pour l’Église le temps où elle appelle non seulement les croyants mais tous les hommes à vivre la preuve donnée par le Fils que l’amour du Père est infini. Mais pouvons-nous porter en nous une quelconque représentation de l’infinité de cet amour, à moins de communier à l’immensité de la honte infligée aux misérables ?

Pouvons-nous nous incliner devant le mystère de l’amour de Dieu, sans nous incliner devant l’infini et incompréhensible état de rejet, de solitude, de souffrance aveugle des plus exclus ? Il m’est apparu que, sans eux, nous n’imaginons pas l’amour de Dieu moindre mais autre qu’il n’est. Nous risquons de nous tromper, non pas sur la qualité ni la profondeur de l’amour, mais sur la nature même de Dieu.
Les pauvres, rencontre du vrai Dieu, pp.119-120

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La première exigence de la charité est de connaître, c’est à dire, de découvrir, dans le Prochain, le contenu de sa foi, de son espoir et de son amour ou peut-être aussi de son scepticisme, de son désespoir et de sa haine. (…) Être présent à son frère, c’est connaître le contenu de son désespoir.
Écrits et Parole, I, p.46

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Aller vers l’Évangile avait été, depuis toujours, comme de retourner vers une terre natale. Dans l’univers où allait et venait le Seigneur, je me retrouvais chez moi, comme dans un environnement familier, tout à fait présent.

Enfant pauvre, grandissant dans un foyer où nous mangions rarement à notre faim, auprès d’une mère constamment humiliée pour son dénuement, je retrouvais dans l’entourage de Jésus, les visages et les voix des miens, comme je ne les retrouvais pas à l’école ni parmi les habitants plus aisés du quartier Saint-Jacques où j’habitais. C’était dans le monde qui m’entourait, plutôt que dans l’Évangile, que j’avais besoin de traduction.
Heureux vous les pauvres, p.17

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L’Évangile, plus qu’un texte à lire, est devenu une terre où me rendre, où rencontrer des hommes et des femmes aux mots et aux gestes familiers.
Heureux vous les pauvres, p.33

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Pour ma part, à force de vivre en milieu très démuni, j’ai appris à me rendre compte combien plus malheureux encore qu’ailleurs, combien sans défense y sont les infirmes, les aveugles, les handicapés. Je ne pouvais pas ne pas affronter la question des estropiés, des paralytiques, des sourds-muets au temps de Jésus. Les boiteux, les épileptiques, les handicapés mentaux dans les cités sous-prolétariennes m’ont alors servi de leçon et de guide.
Heureux vous les pauvres, pp.78-79

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On ne peut pas aimer, si l’on n’a pas le temps de regarder, de comprendre, de pénétrer les choses, de les découvrir en profondeur, de les introduire en soi. Le temps de se transformer soi-même, de devenir un être nouveau, puisque l’on a connu quelque chose de nouveau.
Écrits et Paroles, p.177

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Jésus Christ et l’Église nous demandent de nous interroger sans arrêt : où est le Seigneur ?
Question : A votre avis, est-il en Quart Monde ?
Réponse du Père Joseph : Nous ne pouvons pas identifier le Seigneur ainsi. Jésus Christ, nous devons le rencontrer. Il ne s’agit pas d’une démarche intellectuelle ni d’un avis personnel, mais d’une expérience. Et le Seigneur n’est peut-être pas là où nous voudrions le trouver. Normalement, il nous conduit plutôt là où nous ne souhaitions pas aller. Il a passé sa vie à être autre chose et à être ailleurs, à ne pas être celui que ses contemporains voulaient qu’il soit. Jésus n’est pas manipulable.
Les pauvres sont l’Église, p.123

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Les malentendus surgissent et les bonnes volontés s’usent vite, quand il s’agit de faire cause commune avec une population très pauvre dont nous ignorons l’expérience de vie. Les instruits se laissent emporter par leurs propres idées, ils finissent toujours par penser à la place des autres.
Les pauvres sont l’Église, pp.103-104

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Que le Christ assume l’espérance des plus pauvres, les chrétiens le proclament volontiers ? Mais qu’il l’ait fait en devenant semblable à eux, paraît plus difficile à admettre. Même dans l’Église, l’idée fait scandale. « Jésus, un misérable, est-ce vraiment sûr ? » (…) Je ne prétends pas répondre [à cette question]. Je n’ai pas à prouver que Jésus naquit, vécut et mourut en homme de la misère. Je le crois, mes yeux le voient, mes oreilles l’entendent dans l’Évangile. (…)
Jésus Fils de Dieu et homme de misère ne m’est jamais apparu accessible à notre entendement. Sa divinité incarnée dans sa condition d’homme, n’est-elle pas le plus profond des mystères, sujet de contemplation plutôt que de raisonnement ? A force de vouloir raisonner plutôt que de nous incliner, nous prenons peur.
Heureux vous les pauvres, pp.152-153

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Quel est le dessein de Dieu ? Il est de sauver tous les hommes, sans exception. Et quand je dis : sans exception, cela ne veut pas dire : y compris les plus pauvres, mais y compris les plus riches. Pour sauver tous les hommes, Jésus Christ a voulu les rejoindre dans leur humanité. Dans leur humanité la plus authentique qui ne soit pas encombrée de richesses, d’argent, d’honneur.

Il devait prendre corps dans l’humanité la plus dépouillée de ce qui n’est pas elle, de tout pouvoir économique, politique et religieux. Cette humanité-là, ce sont les plus pauvres et non les riches qui la possèdent. En eux, l’essentiel n’est pas entamé. C’est pourquoi le Christ pouvait s’y incarner sans peine.
Les pauvres sont l’Église, p.24

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Pour embrasser et sauver l’humanité, Jésus était obligé de se faire le dernier des derniers. Sinon, il eût été reconnu par les possédants mais non pas par les plus humiliés.
Les pauvres sont l’Église, p.25

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D’emblée il faut faire la jonction audacieuse entre le plus pauvre et Jésus Christ : ils ne font qu’un.
Les pauvres sont l’Église, p.19

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Pour lire sa biographie ici : http://www.jeunes-cathos.fr/questions-de-foi/vie-pour-le-christ/le-pere-joseph-wresinski-ou-la-quete-incessante-du-plus-pauvre

 

 

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A propos Myriamir

''LA PEUR NE VIENT PAS DE DIEU '' *Messages-Prophéties-Par les Saints et les Prophètes* *En cette Fin des Temps-Jésus et Marie parlent à leurs Enfants ! https://myriamir.wordpress.com/
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