*Qui est Marie de l’Incarnation ? Sainte-Mystique !Québec-Canada*


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Qui est Marie de l’Incarnation ?

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Qui donc est cette Marie dont la vie et les écrits intéressent tant de savants de diverses disciplines académiques et de nationalités différentes? Des biographies et des études s’ajoutent à la longue bibliographie de cette Française, essaimée en terre canadienne. Qui est cette épistolière, sage conseillère spirituelle, et mémoire de l’histoire des débuts de la colonie?

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Qui est cette femme auprès de laquelle des pauvres, des gens simples et des chercheurs d’un sens à la vie, trouvent une oreille attentive et un coeur compatissant?

Qui est cette contemplative, très active? Dans son Témoignage, rédigé en 1654, des spécialistes découvrent un chemin inédit de spiritualité dans le récit de son expérience intérieure, dont la profondeur rejoint celle d’une Thérèse d’Avila.

Première femme missionnaire en Amérique, placée dans les rangs des Fondateurs de l’Église canadienne !

Pourquoi en France, au Canada, et ailleurs, des institutions et des édifices portent-ils son nom? Sa statue fut encastrée dans la façade du Parlement de Québec, voisinant des Grands de notre histoire. Son bon jugement n’éclairait-il pas gouverneurs et notables de la Nouvelle-France ? N’a-t-elle pas été un pilier sur lequel se sont appuyées les premières familles québécoises ? Cette religieuse cloîtrée a maîtrisé quatre langues du pays, apprivoisé les petites Amérindiennes et gagné la confiance de leurs parents.

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Dans notre Église et dans notre Société, tant de traces de son implication la gardent vivante, présente, stimulante! À Québec, Marie de l’Incarnation fut chef de corvée et inspiratrice de ses Soeurs Ursulines. Ensemble, en 1639, elles plantèrent un monastère et une maison d’éducation: lieu de prière, lieu de culture. Ni les épreuves du feu et des saisons ni l’usure des siècles n’eurent raison de cette oeuvre, bâtie sur le cap Diamant et le roc de la foi. De ce tremplin essaimèrent des Ursulines, d’abord à Trois-Rivières en 1697, à Rimouski en 1906, dans d’autres régions du Québec, puis au Japon, au Pérou, aux Philippines.

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Naissance à Tours

 

À Tours, en France, le 28 octobre 1599, chez Florent Guyart, maître-boulanger, et Jeanne Michelet, originaire de la petite noblesse de la Touraine, naissait une fille, quatrième d’une famille qui comptera huit enfants. Devant ce berceau, les parents ne pouvaient absolument pas se douter combien leur fille portait les germes d’une riche personnalité et d’un avenir hors du commun. Avec le temps, se révéleront son coeur généreux, son intelligence pénétrante, sa force de caractère. Sa vie spirituelle et mystique s’incarnera d’abord dans sa famille et chez les pauvres de son entourage, et jusque dans d’audacieux engagements au-delà de l’Océan.

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Rêves prémonitoires

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D’abord à sept ans, dans son sommeil, l’enfant a vu le ciel s’ouvrir et Jésus venir vers elle et l’embrasser. Veux-tu être à moi ? Oui ! Une question et une réponse qui tracèrent, dès l’enfance de Marie, une trajectoire dans laquelle elle marchera sans jamais revenir sur sa parole donnée.

Chez la fillette, son rêve développa une pente au bien, un grand désir d’union à Dieu et une ouverture aux autres.

Marie était déjà entrée chez les Ursulines depuis 1631, quand, dans l’octave de Noël 1634, un second rêve laissa la religieuse cloîtrée face à une mystérieuse intrique. Dans un chemin montant, étroit et plein d’obstacles, Marie avançait en tenant une jeune dame inconnue par la main. Elles se retrouvèrent devant une grande place. Là, un homme, inconnu aussi, indiqua par un signe de la main quelle direction les deux marcheuses devaient prendre.

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Bientôt, la rêveuse vit, dans un vaste pays, plein de brumes et de brouillards, une petite église, seule lumière dans les ténèbres environnantes. Assise au sommet de l’église, la Vierge Marie tenait son Jésus dans ses bras. À trois reprises, la divine Mère parlait à son Jésus, puis embrassait Marie qui lui tendait les bras. Depuis son réveil, l’Ursuline demeura certaine que les échanges entre la Mère et l’Enfant portaient sur un dessein qui la concernait. Bientôt, le Seigneur confirmera son intuition : Je veux que tu ailles au Canada construire une maison à Jésus et à Marie.

 

À partir de ce moment, dans la force de l’Esprit Saint, sa prière et son zèle firent éclater les frontières et la portèrent à accompagner les missionnaires : en esprit, elle parcourait le monde jusqu’où se trouvaient des âmes rachetées par le Sang de Notre-Seigneur. En 1639, le chemin qui la conduira effectivement en ce pays autant pitoyable qu’effroyable, ressemblera étrangement au dur sentier parcouru dans la nuit de son rêve.

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Désir contrarié et mariage consenti

À l’âge d’environ quatorze ans, Marie Guyart confiait à sa mère son désir d’entrer au couvent. Même si Madame Guyart ne s’était pas objectée, la jeune fille pensa que sa mère ne la voyait pas au couvent. Alors, – selon la coutume du siècle, une femme est mariée ou cloîtrée – les parents marièrent Marie à Claude Martin, un commerçant en soierie.

 

Le couple connut la joie de la naissance d’un fils, Claude. À regret, le décès prématuré de son époux laissa Marie veuve à 19 ans, avec un enfant de six mois. Elle héritait alors d’une fabrique en faillite et des procès en cours. Douée pour les affaires, elle liquida le commerce familial et les procès. Puis, acceptant l’invitation de son père de retourner chez lui, elle se retira à la maison paternelle, vivant dans la solitude et la prière. Pendant environ un an, pour gagner sa vie et subvenir aux besoins de son fils, elle s’adonna à des travaux de broderie, art dans lequel elle excellait. Le voeu de chasteté, qu’elle prononça alors, coupa court aux avances de ceux qui lui proposaient un remariage.

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Servante et gérante

 

Pour leur rendre une charitable assistance, la jeune femme accepta la demande d’aide de sa soeur et de son beau-frère, Paul Buisson. Ce dernier administrait un important commerce de transport par eau et par terre. Et selon les habitudes sociales d’alors, Paul Buisson hébergeait ses nombreux employés.

 

Avec des compagnes, Marie fut d’abord occupée aux cuisines, aux chambres, aux soins des blessés et des malades. Son talent pour le négoce fut largement exploité par son beau-frère. Je passais presque des jours entiers dans une écurie qui servait de magasin, et quelquefois il était minuit que j’étais sur le port à faire charger ou décharger des marchandises. Ma compagnie ordinaire était des crocheteurs, des charretiers, et même cinquante à soixante chevaux dont il fallait que j’eusse le soin.

 

Dans ce brouhaha et ce va-et-vient de tant d’employés et de clients, en mère responsable, Marie veillait tendrement à donner une éducation solide à son fils. Pourtant débordé de de tous côtés, Marie prenait le temps de prier et de se rendre chaque jour à la messe paroissiale. Le Seigneur répondait à sa ferveur en la favorisant de fréquentes expériences spirituelles. Un jour, il lui signifia qu’il était l’heure pour elle d’entrer en communauté.

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Appel entendu Réponse contestée

À deux reprises, Marie vit son amour maternel mis à dure épreuve : quitter son fils pour entrer chez les Ursulines, puis le quitter définitivement pour venir au Canada. Marie avait fait vérifier l’authenticité de sa vocation religieuse et missionnaire ; sa soeur et son beau-frère, qui étaient aussi ses employeurs, avaient promis de s’occuper de Claude comme un propre fils.

 

Malgré toutes ses précautions, Marie vécut une pénible souffrance. Parents et voisins se concertèrent pour empêcher la jeune veuve d’entrer au couvent : cette vocation sortait des chemins battus et leur paraissait hors du bon sens. Gagnant facilement Claude à leur idée, ils voulaient contrecarrer le projet de sa mère. Même après son entrée chez les Ursulines, ces gens tentèrent alors de la faire sortir du couvent.

Ils ne réussirent ni a décourager la novice ni à la faire mettre à la porte par la communauté. Claude, lui, se retrouva au collège des Jésuites qui avaient proposé à sa mère et aux Buisson d’assurer son éducation et ses études.

Au monastère, comme ses compagnes de noviciat, Marie de l’Incarnation a franchi les étapes de la formation et elle partagea la vie de travail du couvent. On lui avait d’abord confié des travaux de broderie pour l’autel ; ensuite, elle fut occupée auprès des jeunes filles pensionnaires. Quelques années à peine après sa Profession, elle secondait la responsable de formation des novices.

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Entreprise nouvelle et périlleuse

 

Le 19 février 1639, accompagnée de M. de Bernières, administrateur de ses biens, Madame de la Peltrie se présentait au Monastère des Ursulines. Désirant partir pour le Canada, elle avait appris, à Paris, peut-être suite à une indiscrétion, qu’une Ursuline de Tours le désirait aussi.

 

Étonnée, Marie de l’Incarnation reconnut dans la visiteuse, la dame qu’elle tenait par la main dans le songe de 1634 ! Surprise au monastère des Ursulines d’apprendre que des femmes, et qui plus est, l’une des leurs, veulent partir dans un pays pratiquement inconnu.

D’étonnement en étonnement, les obstacles se levèrent, des réseaux se tissèrent, et des ressources financières furent assurées par la générosité de Madame de la Peltrie. Une compagne était souhaitée pour Soeur Marie de l’Incarnation. Après de ferventes prières et un discernement, le choix favorisa Soeur Marie de Saint-Joseph, âgée de vingt-deux ans.

Toute autorisation accordée, le 28 février 1639, les deux religieuses montèrent dans le carrosse de Mme de la Peltrie, Monsieur de Bernières les accompagnant. Le convoi se rendit d’abord à Paris où il y avait tant à faire avant l’embarquement. Il fallait conclure des arrangements contractuels avec la Compagnie des Cent-Associés qui gérait la Nouvelle-France, et des ententes avec les Pères Jésuites, responsables de l’Église canadienne.

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De son côté, Madame de la Peltrie mettait la dernière main à l’héritage reçu au décès de son mari. Malgré la forte opposition de sa parenté, elle consacrait une large mesure de sa fortune à la fondation d’un monastère d’Ursulines à Québec et à leur oeuvre d’éducation.

Les affaires étant réglées, dans la mesure des circonstances, une nouvelle étape du voyage conduisait à Dieppe. Dans cette ville portuaire, il fallut attendre des vents favorables. Les Ursulines profitèrent de l’hospitalité des Ursulines de l’endroit. À la grande joie de Marie de l’Incarnation, l’une d’elles, Soeur Cécile de Sainte- Croix, accepta de se joindre aux missionnaires. Le voilier leva l’ancre le 4 mai 1639.

 

Le voyage à bord du Saint-Joseph dura trois mois. L’eau douce s’étant contaminée peu après le départ de France, la soif se fit vite sentir. De fortes et longues tempêtes donnèrent le mal de mer. Pire encore, tous crurent leur mort arrivée quand l’embarcation frôla un iceberg. Dans sa foi, Marie de l’Incarnation ne bronchait pas : puisque le Seigneur lui avait commandé la construction d’une Église à Québec, il n’allait pas les laisser périr en mer !

 

Le premier août 1639, après des transbordements à Tadoussac et à l’Ile d’Orléans, enfin Québec! La forêt à perte de vue, un pays couvert de brouillards, un sentier abrupt et rocailleux : le rêve de 1634 revint à la mémoire de Marie de l’Incarnation.

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Une communauté Un monastère

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La petite colonie accueillit les nouvelles recrues avec tous les honneurs. Les trois Ursulines et Mme de la Peltrie furent conduites à un logis situé à deux pas du port : deux chambres assez vastes, une cave et un grenier ; au-dessus, le magasin de la Compagnie des Cent-Associés. Elles admiraient les étoiles par les fentes.

 

À peine avaient-elles mis pied sur la terre ferme, que Colons français et Amérindiens vinrent présenter leurs filles pour les faire instruire. Malgré l’exiguïté des lieux, la communauté se tissait et des classes fonctionnaient. Pendant les trois premières années au pays, dans la promiscuité, on dormait et on assurait la vie régulière : Office divin et messe, cuisine, classe , études des langues, dégraissage des petites filles des bois et chasse aux poux… De plus, dans un parloir improvisé, les religieuses recevaient les parents, les gens de la colonie, des Jésuites, le Gouverneur.

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Il urgeait de bâtir un monastère et une école pour répondre le plus adéquatement possible à la raison d’être des Ursulines en Nouvelle-France. Marie de l’Incarnation obtint, non sans peine, l’autorisation du Gouverneur de faire construire un bâtiment au lieu qui lui semblait le plus à l’abri de la menace des Iroquois. L’Ursuline prépara plans et devis, embaucha des ouvriers, surveilla de près la construction jusqu’à monter sur les échafaudages.

 

La fondatrice voyait les dettes s’accumuler. Comme peu de temps auparavant, avec solennité, les Ursulines avaient reconnu la Vierge Marie première et principale Supérieure de la communauté, Marie de l’Incarnation s’en remit totalement à elle, si bien que la Vierge favorisa l’Ursuline de sa fidèle et sensible présence du début à la fin de l’entreprise : Je l’avais continuellement présente.

 

Dès qu’il fut possible, la communauté déménagea au monastère! Bientôt, le pensionnat déborda d’enfants. Avec les années, de différents couvents de France, d’autres Ursulines viendront prêter main forte à l’oeuvre d’éducation en Nouvelle-France.

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Incendie accidentel Reconstruction courageuse

Comme à l’accoutumée, des braises avaient été placées sous la huche pour empêcher la pâte à pain de geler. Malheureusement, la religieuse, qui en était chargée, oublia de les éteindre avant la nuit et le feu enflamma la huche et rapidement tout le monastère. Religieuses et jeunes pensionnaires furent sauvées de justesse, tandis que Marie de l’Incarnation s’affairait à jeter par la fenêtre les papiers de la communauté et tentait de sauver quelques effets.

 

Elle dut reculer devant les flammes et sortir rejoindre ses Soeurs. Celles-ci étaient à peine vêtues, la plupart pieds nus dans la neige, sauf celles qui avaient gardé leurs chaussures pour dormir. En cette nuit du 31 décembre 1651, s’inclinant devant Dieu qui avait laissé cette épreuve se produire, les Ursulines chantèrent le Magnificat.

Toute la colonie vint secourir les religieuses, apportant vêtements ou couvertures. Pendant les trois semaines qui suivirent le sinistre, les Hospitalières, bien que pauvres comme la plupart des colons, reçurent les sinistrées à leur couvent, leur fournissant vêtements et nourriture. Les Ursulines vinrent ensuite se loger dans une petite maison que Madame de la Peltrie s’était fait construire à proximité du monastère, souffrant les incommodités de la disette et de la petitesse des lieux.

Les autorités civiles et religieuses et les colons, croyaient inévitable le départ de la communauté réduite à la mendicité Marie de l’Incarnation et ses compagnes ne partageaient pas cet avis : elles étaient venues pour rester !

La dette du premier monastère était loin d’être éteinte. Reconstruire sur les fondations exigeait un acte de foi en la Providence et un nécessaire recours à l’aide. Encouragées par la demande insistante des parents français et amérindiens, et plus encore par leur foi indéfectible en Dieu, les Ursulines décidèrent de rester au pays. L’été venu, en retournant en France, les matelots se chargeraient du courrier apprenant la pénible épreuve des Ursulines. Si le secours venait, ce serait après une autre année à vivre dans l’espérance d’une aide pourtant très urgente.

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Dès la neige fondue et la terre dégelée, d’un coeur intrépide, Marie de l’Incarnation accepta de diriger la reconstruction. Sous son oeil vigilant, le monastère se releva des ruines. Les Ursulines n’attendirent pas l’achèvement de l’aménagement intérieur. En fait foi, une lettre du 26 septembre 1652 : Nos bâtiments sont avancés et nous commençons à les habiter.

Quelle capacité de travail chez Marie de l’Incarnation ! Elle a porté des responsabilités, alternant les rôles de supérieure, d’assistante, d’économe de la communauté et de formatrice des novices. Elle a réussi à maîtriser quatre langues autochtones, composer des dictionnaires, participer à l’éducation des enfants et des adultes et partager les tâches domestiques.

Dans un excellent français du 17e siècle, elle a entretenu une correspondance d’affaires et d’amitié avec la France. Elle s’intéressait à la vie de la colonie, en font foi ses récits descriptifs et narratifs des événements à ses correspondants français. Ses lettres constituent une mine d’informations sur l’histoire des premières décennies de la colonie.

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Mère aimante, elle écrivit de très belles lettres à son fils, devenu moine bénédictin. Elle savait répondre avec sagesse aux conseils sollicités par le jeune religieux et avec une étonnante clarté à ses questions de théologien. En 1654, à la demande insistante de Claude, elle recommença à écrire l’histoire des grâces de Dieu dans sa vie, la première copie ayant péri dans l’incendie de 1651. Entre ces deux êtres, les expériences maternelle et filiale se nouèrent solidement par le fil d’une correspondance assidue.

Une mère et son fils : un océan les séparait, l’amour d’un même Seigneur les gardait intimement proches.

La lumière du soleil n’était plus là quand Marie trouvait la possibilité d’écrire. Alors, tard dans la nuit, les chandelles de suif, malodorantes et fumantes, s’éteignaient quand sa main ne pouvait plus tenir la plume. Après quelques heures consenties au sommeil, à la levée du jour, soeur Marie de l’Incarnation rejoignait la communauté pour le chant de l’Office divin, l’oraison et la messe. Puis, unie intimement à Jésus, en collaboration avec ses Soeurs, elle portait sa part du labeur qui était le leur, bâtir une Église au Canada.

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Mystérieux miracles

Où Marie de l’Incarnation trouvait-elle les ressources pour nourrir la maisonnée, vêtir les petites pensionnaires amérindiennes, payer ouvriers et matériaux et porter le poids d’énormes dettes ? Tandis que la Fondatrice en remettait toute la gloire à Dieu et à la Vierge Marie, ses contemporains criaient : miracle ! Miracle ! devant la somme de travail qu’ont assumée les Ursulines !

À cause de l’amitié qui liait les deux communautés, ajoutons miracle! aussi en considérant l’oeuvre de leurs voisines, les Hospitalières. Plus que pauvrement outillées, elles ont soigné, avec le même coeur, les Amérindiens et les Français.

Deux communautés de religieuses cloîtrées qui, selon leur charisme propre, ont posé de solides pierres dans l’édification d’une Église et d’un pays. En ce 400e

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Maladie et vieillissement

Une grave maladie au foie avait failli emporter Marie de l’Incarnation en 1645. Une rémission lui avait laissé le temps d’une courte convalescence. Sournoisement, le mal continuait son chemin.

Elle écrivit à son fils en 1657 : L’extrémité où je me suis trouvée dans ma maladie m’a fait concevoir plus que jamais qu’il faut travailler pour Dieu, et pratiquer fortement la vertu quand on est en santé, surtout qu’il faut conserver sa conscience nette et pure. Malgré un courage hors du commun qui la gardait active, les dernières années virent sa santé grugée par la douleur de ce mal dont elle ne s’était jamais entièrement remise.
Décès de Marie de l’Incarnation

Jusqu’aux dernières heures, elle manifesta sa tendresse aux petites Amérindiennes, qu’elle appelait les délices de son coeur. Elle reçut en toute lucidité le sacrement des malades, demanda pardon à son entourage et remercia ses Soeurs de leurs charités à son égard. Elle les encouragea à rester fidèles à leur vocation missionnaire.

Elle quittait définitivement son fils, l’être qu’elle avait de plus cher au monde, celui qu’elle avait, dès son enfance, confié à la Très Sainte Mère de Dieu.

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Puis, le 30 avril 1672, abandonnée à Dieu et entourée des Ursulines, qu’elle avait aimées et servies, elle partait vivre dans la Trinité, en qui elle demeura si intimement depuis la grâce trinitaire de 1625.

Dans la nécrologie envoyée aux Ursulines des monastères de France, on lit : Tant de rares vertus et excellentes qualités qui ont éclaté en cette chère défunte nous donnent grand sujet de croire qu’elle est hautement placée dans la gloire. Et de l’abbaye bénédictine dont il était prieur, Claude écrivit : Dieu n’a pas voulu que l’amour seul ait séparé son âme de son corps; il y a voulu joindre la souffrance, afin qu’elle mourût, à l’imitation de son Époux, d’amour et de douleur tout ensemble.

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Naissance 28 octobre 1599
Tours, Royaume de France
Décès 30 avril 1672 (à 72 ans)
Québec, Nouvelle-France
Nom de naissance Marie Guyart
Ordre religieux Ordre de Sainte-Ursule
Béatification 22 juin 1980
par Jean-Paul II
Canonisation 3 avril 2014
par François I
Vénéré par Église catholique
Fête 30 avril

 

source: http://www.ursulines-uc.com/marie.php#1
source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_de_l’Incarnation

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A propos Myriamir

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