QUI EST LA BIENHEUREUSE DINA BÉLANGER ?(1897-1929)


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Dina naît à Québec, au Canada, le 30 avril 1897, dans une famille aisée, mais très pieuse. Pianiste, elle devient une véritable virtuose et donne de nombreux concerts. Le 11 août 1921 elle entre chez les Religieuses de Jésus-Marie, à Sillery, et prend le nom de Sœur Marie Sainte Cécile de Rome. Atteinte de tuberculose pulmonaire elle meurt le 4 septembre 1929 à l’âge de 33 ans. Elle fut béatifiée par le pape Jean-Paul II le 20 mars 1993. 

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C’est à partir de l’âge de 10-11 ans, que la piété de Dina s’affirma ainsi que son amour pour Jésus-Eucharistie: “Une fois, Jésus, dans son ostensoir d’or captiva tout mon être; je le regardais fixement, sans bouger; je lui disais intérieurement: Jésus, je sais que c’est vous qui êtes là, dans l’hostie. Ô montrez-vous donc aux yeux de mon corps; je désire tant vous voir! Je le contemplai très longtemps. Le désir de le voir m’enflammait; le doux Prisonnier répondit à ma naïve supplique par une grande augmentation de foi en sa présence réelle au Saint Sacrement. Ce fut une grâce de choix.” 

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Vers l’âge de 17 ans, Dina se livra à l’amour divin en qualité de victime. Les études musicales supérieures, qu’elle continua à New-York pendant deux ans, la fatiguèrent un peu, et on lui conseilla du repos, c’est-à-dire de ne plus aller à la messe tous les jours. Heureusement, le prêtre à qui elle s’adressa lui conseilla de ne jamais manquer le banquet sacré. Elle écrivit à ce sujet: “En réalité les forces que je puisais durant la sacrifice sacré et dans l’ineffable communion étaient bien supérieures à celles que m’auraient procurées un repos prolongé. D’ailleurs, aurais-je pu me reposer loin de Jésus?” 

 

Ses succès artistiques étaient nombreux à cette époque. Le Seigneur lui fit la grâce de ce que nous appellerions de nos jours un complexe d’infériorité pour la faire grandir dans l’humilité: “J’apprenais, dit-elle, à chérir l’humilité comme une perle inestimable, et je désirais l’acquérir un jour… Combattre quand le Sauveur manie les armes, c’est une joie.

Je revenais souvent à la pensée: je n’ai de valeur que ce que je vaux devant Dieu. Jésus ne voulait pas que je jouisse de mes efforts, et il permettait que, par ma manière d’agir, les autres ne puissent pas supposer ce qui se passait en moi.” 

À partir de l’âge de vingt ans, Dina semble s’établir dans une étroite union avec Dieu. Elle bénéficie de quelques faveurs divines qu’elle ne comprend pas et qui l’effraient un peu.

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Elle écrit: “À certains moments, la voix de Jésus se faisait entendre au fond de mon cœur. Sa lumière présentait aux yeux de mon imagination des tableaux que je ne connaissais pas. Au sujet de cette voix et de ces tableaux, j’ai prié beaucoup. J’étais assurée que c’étaient là les enseignements de mon divin Maître: ce qui parle d’obéissance, d’humiliation, de renoncement ne peut venir que de lui. La faveur que j’implorais était de ne pas me laisser prendre aux pièges du démon qui est capable d’inventions si rusées et si habiles, de ne pas être victime des chimères de mon imagination…”  

Un jour le Seigneur lui enseigna comment reconnaître ses interventions à Lui, et comment faire la différence entre sa voix divine et celle du démon qui veut jouer les imitations: “Le Sauveur ne se fait entendre que dans le recueillement, la paix, le silence. Sa voix est si douce que, en l’âme, tout doit se taire; c’est une mélodie suave. Le langage satanique est bruyant: c’est l’agitation, la précipitation, le trouble, la brusquerie.” 

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Jésus donna deux guides à Dina: l’Hostie et l’Étoile: “L’Hostie, c’était Lui-même; l’Étoile, c’était sa Sainte Mère. Il me représenta un chemin d’épines dans lequel il était passé le premier et où il désirait me voir marcher. D’abord les épines étaient peu nombreuses; elles se multipliaient à mesure que j’avançais… Et je voyais sans cesse l’Hostie et l’Étoile, qui figuraient Jésus et Marie, au-dessus de ma route, un peu en avant de moi… 

 

Cela se produisait dans mon imagination; le tableau était net et clair. Aux heures où Jésus me le présentait, je l’apercevais plus fidèlement que je voyais une image matérielle avec les yeux de mon corps… Mon Seigneur m’apprit que j’avais une mission à remplir… Il me montra la nécessité et l’importance de m’y préparer… Je compris que le salut d’un grand nombre d’âmes y était attaché.

Par une lumière très vive il m’enseigna la valeur inestimable de la moindre des grâces parce qu’elle est un don de Dieu. Aucun des bienfaits divins ne peut être appelé petit, mais notre langage humain est si pauvre que, lorsque nous avons parlé des faveurs extraordinaires et frappantes que sont les grandes grâces, il nous reste des termes moindres pour les grâces journalières qui se multiplient à chaque seconde.

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Je vis la multitude des dons que je recevais comme une chaîne précieuse, composée d’anneaux; une infidélité cassait un anneau et rompait la chaîne. Et là, Jésus me dit que mon manque de correspondance à une seule grâce pourrait me faire manquer ma mission. 

Je saisis comment le plus léger refus pouvait me priver d’une immense quantité de grâces; après un premier manquement, la volonté a moins de résistance… Par contre, la correspondance à l’inspiration sainte attire un autre secours du ciel… Par ma faute, il m’était possible de compromettre ma mission…

Et toutes ces âmes qui attendaient la lumière de ma fidélité! Je renouvelai à Jésus ma ferme résolution de répondre à ses désirs. J’étais confiante en son amour, en sa bonté, et confondue en ma misère extrême.

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Mon doux Maître me dit: 

 Je veux me servir de toi parce que tu n’es rien, je veux prouver ma puissance par ta faiblesse. 

Cette dernière phrase, il me l’a répétée en d’autres circonstances par des mots qui reviennent toujours à cette idée: 

 C’est justement parce que tu es incapable et faible que je me sers de toi, afin que mon action seule apparaisse. 

Il mit en mon cœur le désir ardent et sincère du mépris, de l’humiliation, ces biens sans prix que le monde abhorre parce qu’il ne connaît pas leur valeur cachée…

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Chaque matin et chaque soir, je disais la supplique suivante: “Mon Dieu, accordez-moi la grâce d’être méprisée et humiliée autant que vous pouvez vouloir que je le sois, et que tous ceux qui me mépriseront et m’humilieront ne soient pas coupables.” 

Je pensais d’abord que cette prière était celle du renoncement total à la jouissance ici-bas; ce fut tout le contraire: juste à partir du moment où mon âme ne souhaitait que le sacrifice, elle fut enivrée de bonheur. C’est ici le secret de l’amour divin. Je me trouvai dans une sainte indifférence à l’égard de tout. 

 

Jésus me familiarisait avec l’idée de la souffrance. Il se servit encore d’un tableau. Sa main tenait une croix. Une première fois il entra le pied de la croix dans mon cœur.croix jesus Plus tard, il l’enfonça davantage.

Enfin, il la plaça en entier, avec les deux bras, en l’entrant profondément; il avait fallu déchirer. Ce dernier acte figurait que le Sauveur, avec sa croix, régnait en moi. Puis il entoura mon cœur d’une couronne d’épines, symbole de la sienne. 

Il m’initia à la vie d’union avec lui. Au commencement, il me semblait qu’il était à mes côtés, qu’il marchait près de moi. Ensuite, je le trouvai en moi. J’aimais à causer intérieurement avec lui quand je sortais seule sur la rue

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Ensuite, il mit sa volonté à la place de la mienne… L’idéal divin m’apparaissait comme exigeant de moi que je devienne une très grande sainte. Je n’étais pas capable de désirer moins. 

Jésus commença ainsi à me brûler de ses flammes d’amour… La réparation envers le Cœur divin outragé, le zèle du salut des âmes me devenaient deux devoirs impérieux… Je compris, par une grâce, que je devais consoler Notre Seigneur et prier pour l’amendement des âmes aveuglées.

Matin et soir, régulièrement, je priais pour les prêtres, les religieux, les religieuses. Les personnes consacrées ont une si lourde responsabilité. Elles ont la meilleure part; elles reçoivent les grâces de choix de l’Époux. Puissent les moissonneurs répondre en tout, partout et toujours, aux vœux du divin Semeur. 

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À la même époque, Dina est admise dans le Tiers-ordre de Saint Dominique. Après un an de probation elle fut admise à la profession et reçut le nom de Sainte Catherine de Sienne. 

Dina put terminer ses études musicales à New-York. Cette période fut celle des concerts. Elle travaillait avec acharnement, se demandant quel pouvait être le but de son travail musical.

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 Jésus lui répondit: 

 Tes connaissances musicales protégeront ta vocation; mais tu feras du bien surtout par tes écrits… Oui, au couvent, tu te livreras à un travail littéraire. 

 

 À SUIVRE…

source: : http://voiemystique.free.fr/eucharistie_3_06.htm

 


 

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A propos Myriamir

''LA PEUR NE VIENT PAS DE DIEU '' *Messages-Prophéties-Par les Saints et les Prophètes* *En cette Fin des Temps-Jésus et Marie parlent à leurs Enfants ! https://myriamir.wordpress.com/
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