Qui est Soeur Marie-Marthe Chambon? (1841-1907-France) *TROIS JOURS D’EXTASE*


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Françoise Chambon est née  le 6 mars 1841, baptisée le même jour.

Il plut à Notre-Seigneur de se révéler de très bonne heure à cette âme innocente. A peine Françoise avait-elle neuf ans que, sa tante l’ayant conduite un Vendredi-Saint à l’adoration de la Croix, le Christ s’offrit à ses regards, déchiré, ensanglanté, comme au Calvaire. “Oh ! dans quel état Il était!…” dira-t-elle plus tard.

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Ce fut là une première révélation de la Passion du Sauveur qui devait tenir tant de place dans son existence. Mais l’aurore de sa vie apparaît surtout favorisée par les visites de Jésus-Enfant.

 “Nous étions toujours ensemble… oh! que j’étais heureuse! j’avais le Paradis dans le cœur !...” disait-elle en rappelant vers la fin de sa vie ces lointains et doux souvenirs.

Lorsque la Visitation Sainte-Marie de Chambéry lui ouvrit ses portes, Françoise Chambon avait dix-huit ans. Deux années plus tard, en la fête de Notre-Dame-des-Anges, 2 août 1864, elle pronon­çait les saints vœux et prenait place définitivement -sous le nom de Sœur Marie-Marthe- parmi les Religieuses du voile blanc.

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Sœur Marie-Marthe ne savait ni lire ni écrire (1); -des sentiments qui ne s’élèveront que sous l’influence divine; -un tempérament vif et quelque peu tenace; les Sœurs ses compagnes le disent volontiers, en souriant: Oh! pour une sainte, c’était  une vraie sainte! mais une sainte parfois exerçante!

La “sainte” le savait bien! Et dans sa naïveté touchante, elle se plaignait à Jésus d’avoir tant de défauts: Tes imperfections,” lui répondait-Il, “sont la plus grande preuve que tout ce qui se passe en toi vient de Dieu. Je ne te les enlèverai jamais; elles sont la couverture qui cache mes dons. Tu as bien envie de te cacher? J’en ai encore plus envie que toi!…

Dans ce cœur sans culture naturelle, quelle innocence, quelle foi, quelle piété, quelle humilité, quelle soif de sacrifice! Il suffira, pour le moment, de rappeler le témoi­gnage de sa Supérieure, Mère Thérèse-Eugénie Revel: “L’obéissance est tout pour elle. La candeur, la droiture, l’esprit de charité qui l’animent, sa mortification, et, par-dessus tout, son humilité sincère et profonde, nous paraissent les plus sûrs garants de la conduite de Dieu sur cette âme. Plus elle reçoit, plus elle entre dans un vrai mépris d’elle-même, étant presque habituellement écrasée par la crainte d’être dans l’illusion.

Docile aux avis qui lui sont donnés, les paroles du Prêtre et de la Supérieure ont une grande puissance pour lui rendre la paix… Ce qui nous tranquillise surtout, c’est son amour passionné pour la vie cachée; son besoin impérieux d’échapper à tout regard humain, et la frayeur qu’elle a qu’on aperçoive ce qui se passe en elle.

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A part un don d’oraison peu commun, un recueil­lement perpétuel, une faim et une soif de Dieu toujours croissantes, rien de vraiment particulier et qui fasse prévoir des choses extraordinaires.

Mais, en septembre 1866, la jeune Converse commence à être favorisée des fréquentes visites de Notre-Seigneur, de la Très Sainte Vierge, des Âmes du Purgatoire, des Esprits Bienheureux.

Jésus crucifié –surtout- lui offre presque chaque jour à contempler ses Plaies divines, tantôt resplendissantes et glorieuses, tantôt livides ou ensanglantées, en lui demandant de s’associer aux dou­leurs de sa sainte Passion.

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VEILLES ET PÉNITENCES CORPORELLES

 

Sœur Marie-Marthe se voit d’abord invitée à passer les nuits étendue sur le plancher de sa cellule. Puis elle reçoit l’ordre de porter jour et nuit un rude cilice. Bientôt, elle doit se tresser une couronne d’épines aiguës, qui ne lui permet plus de reposer la tête sans ressentir une vive souffrance.

Au bout de huit mois, en mai 1867, non content des nuits passées à terre, avec le cilice et la couronne d’épines, Jésus exige de Sœur Marie-Marthe le sacrifice de son sommeil même, en lui demandant de veiller, seule, pendant que tout dort dans le Monastère, auprès du Très Saint-Sacrement.

A de telles exigences, la nature ne trouve guère son compte! Mais n’est-ce pas le prix habituel des faveurs divines?… Dans le silence des nuits, Notre-Seigneur se communique à sa servante de la façon la plus merveilleuse. Parfois, sans doute, Il la laisse lutter péniblement, pendant de longues heures, contre la fatigue et le sommeil. Mais, le plus souvent, Il s’empare d’elle immédiatement et l’emporte dans une sorte d’extase. Il lui confie ses peines et ses secrets d’amour, Il la comble de caresses, dérobe son cœur pour le plonger dans le sien. Ses emprises sur cette âme très humble, très simple et docile, vont grandissant chaque jour.

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TROIS JOURS D’EXTASE

Au mois de septembre 1867, Soeur  Marie-Marthe tomba, ainsi que le lui avait annoncé le divin Maître, dans un état incompréhensible, auquel il serait difficile de donner un nom: On pouvait la voir étendue sur son lit, immobile, sans parole, sans regard, ne prenant aucune nourriture; le pouls toutefois restait très régulier et le teint légèrement coloré. Cela dura trois jours, les 26, 27 et 28, en l’honneur de la Très Sainte Trinité. Et ce furent, pour la chère voyante, trois jours de grâces exceptionnelles…

Toute la splendeur des cieux vint illuminer l’humble réduit où descendit la Trinité Sainte. Dieu le Père, lui présentant Jésus dans une hostie, lui dit: “Je te donne Celui que tu m’offres si souvent” , et Il la communia. Puis Il lui dévoila les mystères de Bethléem et de la Croix, éclairant son âme de vives lumières sur l’Incarnation et la Rédemption.

Tirant ensuite de Lui-même son Esprit comme un rayon de feu, Il lui en fit don:Il y a là-dedans,” affirma-t-Il, “la lumière, la souffrance et l’amour!… L’amour sera pour moi; la lumière pour découvrir ma volonté; la souffrance, enfin, pour souffrir de moment en moment, comme je veux que tu fasses”.

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Le dernier jour, l’invitant à contempler, dans un rayon qui du Ciel descendait vers elle, la Croix de son Fils, le Père céleste “lui donna de mieux comprendre les Plaies de Jésus pour son bien personnel”. En même temps, dans un autre rayon partant de la terre pour aboutir au ciel, elle vit clairement sa “misión” et comment elle devait faire valoir les mérites des Plaies de Jésus pour le monde entier.

Notre Mère Thérèse-Eugénie Revel se mit à relater jour par jour, avec une exactitude scrupuleuse, -allant jusqu’au respect de certaines fautes, fruits de l’ignorance ou du manque de mémoire,- les récits de l’humble Converse, à qui, d’ailleurs, Notre-Seigneur donnait l’ordre de ne rien cacher à sa Supérieure.

“Nous déposons ici, en la présence de Dieu et de nos Saints Fondateurs, par obéissance et le plus exactement possible, ce que nous croyons nous être envoyé du Ciel par une prédilection tout amoureuse du divin Cœur de Jésus, pour le bonheur de notre Communauté et pour le bien des âmes.

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Dieu semble avoir choisi dans notre humble famille l’âme privilégiée qui doit renouveler en notre siècle la dévotion aux saintes Plaies de Notre­-Seigneur Jésus-Christ. C’est notre humble petite Sœur domestique, Sœur Marie- Marthe Chambon, que le Sauveur gratifie de sa présence sensible. Il lui montre chaque jour ses divines Plaies, afin qu’elle en fasse valoir constamment les mérites, pour les besoins de la Sainte Église, la conversion des pécheurs, les nécessités de notre Institut, -et surtout pour le soulagement des âmes du Purgatoire.

Jésus en fait son Jouet d’amour et la victime de son Bon Plaisir… – et nous, pleines de reconnaissance, nous éprouvons à chaque instant l’efficacité de ses prières sur le Cœur de Dieu.

Telle est la déclaration par laquelle s’ouvre le récit de notre Mère Thérèse-Eugénie Revel, digne confidente des faveurs d’En-Haut. -C’est à ses notes que sont empruntées toutes les citations qui vont suivre.

Dans une prochaine diffusion…

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Source: http://maria-marta-chambon.info/livre-marie-marthe-chambon-et-les-saintes-plaies.htm

 


 

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A propos Myriamir

''LA PEUR NE VIENT PAS DE DIEU '' *Messages-Prophéties-Par les Saints et les Prophètes* *En cette Fin des Temps-Jésus et Marie parlent à leurs Enfants ! https://myriamir.wordpress.com/
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